Facebook PixelLa règle de saint Benoît - Hozana

La règle de saint Benoît

Origine de la Règle de saint Benoît

C’est saint Benoît de Nursie (480-547) qui est à l'origine de la règle monastique dite de saint Benoît. Lorsqu'il commenca à fonder des monastères en Italie, notamment celui de Subiaco et du Mont Cassin en 529, Benoît constata le manque de base commune établissant une discipline de vie pour les frères. En effet, à l'époque, la vie monastique était encore peu organisée ; il y avait beaucoup de moines ermites mais moins de communautés de frères. Vers 530, saint Benoît entreprit de rédiger les principes de base de la vie de moine pour guider ses disciples et orienter leur spiritualité. La Règle se démarque par la volonté du père fondateur de ne rien exiger d’excessif. Saint Benoît précise qu’elle n’est qu'une « ébauche de règle », elle donne un sens pour grandir dans l’amour et la perfection chrétienne mais c’est ensuite à chaque moine de l'approfondir. Saint Grégoire le Grand, premier biographe de saint Benoît, rédigea la règle qui prit vite un essor considérable.

Les principes de la Règle

Comme le dit Benoît XVI, saint Benoît a indiqué comme objectif fondamental et même unique de l'existence, la recherche de Dieu. La Règle gouverne en détail la vie monastique des bénédictins, elle organise leur vie, au niveau pratique et spirituel.

  • La règle établit le rôle de l’abbé. Saint Benoît veut que l’Abbé gouverne de telle sorte que « les forts désirent faire davantage, et que les faibles ne se découragent pas ». L’abbé est le représentant du Christ dans le monastère, il doit conduire les frères sur la voie de la sainteté.

  • La règle donne la manière dont s’organise concrètement la vie des moines entre le travail et la prière. Saint Benoît insiste particulièrement sur la place centrale accordée au travail manuel et intellectuel : « Les frères doivent donc consacrer certaines heures au travail des mains et d’autres à la lecture des choses divines ».

  • La règle décrit les vertus monastiques que sont l’obéissance, l’humilité et l’esprit de silence. 

  • La Règle donne le sens et l’importance de la vie fraternelle : « Chacun cherchera à honorer ses frères, choisissant leurs intérêts plutôt que les siens propres ». La charité a une place centrale entre les frères, saint Benoit dit : « On recevra comme le Christ lui-même tous les hôtes qui se présenteront » et encore : « avant tout et par-dessus tout, on prendra soin des malades, et on les servira comme s’ils étaient le Christ en personne ».

  • La règle organise en détail la liturgie monastique, appelée par saint Benoît l’Opus Dei : l’œuvre de Dieu. Cette liturgie constitue le cœur de la vie du moine, elle est centrée sur l’eucharistie quotidienne et sur les autres offices : Vigiles de la nuit, Laudes, petites heures, Vêpres, Complies.

Selon la demande de saint Benoît, les frères lisent la règle intégralement trois fois par an. L’habit des bénédictins est généralement noir avec un capuchon, une ceinture et le scapulaire.

Les ordres religieux suivant la Règle de saint Benoît

En plus des bénédictins, la Règle de saint Benoît est suivie par d'autres ordres religieux faisant ainsi partie de la grande famille bénédictine :

  • Les cisterciens  

Alors qu’au XIe siècle les bénédictins se sont éloignés de l'idéal de vie de saint Benoit, notamment avec le faste de Cluny, certains moines rêvent d’y revenir. En 1098, Robert de Molesme fonde l’abbaye de Cîteaux qui se développe grâce à saint Bernard de Clairvaux. Ce dernier prône un retour à la Règle de saint Benoît dans toutes ses dimensions, le travail manuel, négligé par les bénédictins est remis au centre de la vie communautaire. Les moines cisterciens exploitent eux-mêmes leurs terres, comme le demande la Règle de saint Benoît : « c’est alors qu’ils seront vraiment moines, lorsqu’ils vivront du travail de leur main ». Les cérémonies religieuses sont épurées, de même que la décoration des églises afin d’aider les moines à se concentrer sur Dieu et la prière. Les cisterciens désirent revenir à une vie humble, sans faste, répondant à l'idéal évangélique qui est la base de toute vie chrétienne. 

  • L’ordre du Mont-Olivet

Cet ordre créé en 1313 est aussi appelé la congrégation bénédictine de Notre-Dame du Mont-Olivet.

  • Les trappistes :

Appelé aussi ordre cistercien de la Stricte Observance, il est créé en 1662. Cet ordre contemplatif recherche l’union à Dieu à travers la vie communautaire. Tous les monastères cisterciens sont dédiés à Marie, Mère de Dieu. La solennité de l’Assomption le 15 août est la fête de l’ordre.