« Une de ces figures qui traversent les siècles et révèlent, d’une certaine façon, à l’observateur qui sait voir, ce que l’Esprit est en train de faire dans son Église. L’œuvre précise à laquelle la Providence a appelé le bienheureux Josémaría porte sur un de ces messages : mettre en œuvre l’appel à la sainteté de tout le peuple chrétien » a dit le cardinal Jean-Marie Lustiger à propos de saint Josémaria.
Saint Josémaria Escriva de Balaguer, fondateur de l’Opus Dei, est considéré comme un précurseur du Concile Vatican II. Béatifié le 17 mai 1992 puis canonisé le 6 octobre 2002 par saint Jean-Paul II, il a prêché, toute sa vie, l’appel à la sainteté et à l’apostolat. Saint Josémaria Escriva est célébré par l’Église catholique le 26 juin.
Josémaria Escriva Balaguer naît le 9 janvier 1902 à Barbastro, dans la province de Huesca en Espagne. Il est le second d’une fratrie de six enfants. Malheureusement, entre 1910 et 1913, ses trois jeunes sœurs décèdent.
Josémaria est élevé dans la foi catholique, ses parents étant très pieux. Il reçoit une excellente éducation dans des écoles catholiques de sa ville natale. Son père, tenant un commerce de textile, est estimé dans cette ville. Il est bon et généreux avec les plus pauvres. Malheureusement, en 1915, son entreprise fait faillite et la famille part s’installer à Logrono.
Vers 15-16 ans, Josémaria se sent appelé par le Christ : il décide de devenir prêtre. Il dit plus tard à propos de sa vocation : « Quelle fut l'origine de ma vocation sacerdotale ? — Quelque chose d'apparemment futile : la trace des pieds nus d'un carme sur la neige. ». Il explique ensuite qu’en réfléchissant au sacrifice de ce religieux par amour du Seigneur, il se demanda ce qu’il faisait lui-même pour le Seigneur et commença alors à sentir un appel.
Après avoir eu la bénédiction de ses parents, il entre au séminaire et étudie, dans un premier temps, à Logrono, puis à Saragosse. Il y effectue trois années de licence en théologie. Après avoir reçu la tonsure, première étape de l’ordination, Josémaria est nommé supérieur du séminaire. Il a pour rôle de guider les autres séminaristes vers la vie cléricale.
Le futur saint prie quotidiennement la Vierge du Pilier de la cathédrale de Saragosse en lui demandant de lui faire voir ce que le Sauveur attend de lui. En parallèle de ses études à Saragosse, Josémaria suit des cours de droit civil, avec l’accord des directeurs du séminaire.
Il est ordonné diacre à Saragosse le samedi 29 décembre 1924 puis prêtre le 28 mars 1925. Après son ordination, il est nommé dans une paroisse rurale, proche de Saragosse. Deux ans plus tard, en 1927, il s’installe à Madrid. Il y obtient un doctorat en droit civil, se préparant également à intégrer l’Université centrale.
Le 2 octobre 1928, il fonde l’Opus Dei (“Œuvre de Dieu”), au cours d’une retraite au couvent des missionnaires de Saint Vincent de Paul. Il réunit progressivement des jeunes gens et des prêtres. L’Opus Dei met du temps à se développer.
Voici l’extrait d’une note manuscrite de Josémaria, écrite en 1931, relatant la fondation de l’Opus Dei : « Il y a trois ans jour pour jour que, dans le couvent des missionnaires de saint Vincent de Paul, je mis un certain ordre dans les notes éparses que je prenais jusqu'alors (j'ai reçu à ce moment l'illumination sur l'ensemble de l'Œuvre pendant que je lisais ces papiers. Ému, je me suis agenouillé — j'étais seul dans ma chambre, entre deux causeries —, j'ai remercié le Seigneur et je me rappelle avec émotion le carillon des cloches de la paroisse Notre-Dame-des-Anges). Depuis ce jour-là, l'âne galeux s'est rendu compte de la belle et lourde charge que le Seigneur, dans sa bonté inexplicable, avait mise sur ses épaules. Ce jour-là, le Seigneur a fondé son Œuvre : dès lors, j'ai commencé à fréquenter des laïcs, étudiants ou non, mais jeunes. Et à former des groupes. Et à prier et à faire prier. Et à souffrir… »
L’objectif de sa vocation est de promouvoir, ce qui sera appelé lors du Concile Vatican II, “l’appel à la sainteté”. Les membres sont appelés à mettre leur vie au service de la diffusion de cet appel.
Tout en assumant les charges pastorales confiées par son évêque, Josémaria travaille ardemment au développement de sa fondation. Au début des années 1930, il reçoit les premières vocations de l’Opus Dei.
Le 12 avril 1931, après des élections municipales, les socialistes et républicains espagnols décrètent la fin de la monarchie (le roi Alphonse XIII s’exile le lendemain). La République est donc proclamée le 14 avril.
Malheureusement, s’en suivent une montée de l’anticléricalisme et une grande pauvreté. Alors, en 1933, Josémaria Escriva fonde l’Académie DYA où sont donnés des cours de droit et d’architecture, ainsi que de formation chrétienne. Il publie en 1934 son premier ouvrage : Considérations spirituelles, composé de brèves sentences spirituelles afin d’aider les étudiants de l’Académie à prier.
C’est ce livre qui inspirera son grand ouvrage publié en 1939 : Chemin.
Après avoir dû fuir son pays natal à cause de la guerre civile, Josémaria rentre à Madrid le 28 mars 1939. Il reprend ses activités sacerdotales, tout en tentant de rassembler les membres de l’Opus Dei, dispersés par la guerre.
Il tente également de développer la branche féminine de l’Opus Dei, aidé par sa sœur Carmen, n’appartenant pas encore à la congrégation, par Encarnacion Ortega et Maria Dolores Fisac. Josémaria essaie d’implanter l’Opus Deidans d’autres villes espagnoles comme Valence, Valladolid et Barcelone. Après de nombreuses controverses, critiques et fausses accusations d’être une association secrète à la spiritualité douteuse, l’évêque de Madrid et ami de Josémaria met fin à ces calomnies en octroyant, le 19 mars 1941, à l’Opus Dei le statut de “pieuse union”, prévu par le Code de droit canonique alors en vigueur. L’approbation du Saint-Siège sera obtenue en 1943. La même année, Josémaria Escriva fonde la Société sacerdotale de la Sainte Croix. Malheureusement, durant toutes ces années, il souffre affreusement de fortes fièvres, de rhumatismes et, à partir de 1944, de diabète, dont il souffrira pendant 10 ans.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Josémaria veut se consacrer à l’expansion internationale de l’Opus Dei et décide donc de quitter l’Espagne pour s’installer à Rome.
L’Opus Dei est définitivement approuvé par le Saint-Siège en 1950. Il fonde le Collège romain de la Sainte Croix dans la foulée, destiné à la formation des membres de l’Opus Dei qui commencent à affluer. En 1953, Josémaria fonde également le Collège romain de Sainte Marie, pour la formation des femmes.
Lorsque le concile Vatican II est convoqué en 1959 par le pape saint Jean XXIII, Josémaria Escriva est au comble de la joie.
Il écrit le 25 mai 1962, lorsque les organisateurs du concile traitent de la sainteté et de l’apostolat des laïcs : « Si vous pouviez voir à quel point je me réjouis que le Concile en vienne à s'occuper de ces sujets qui remplissent notre vie depuis 1928 ! ».
D’autres thèmes sont abordés par le Concile, qui lui tiennent tout autant à cœur, comme la pastorale familiale et l’œcuménisme.
De nombreux membres de l’Opus Dei prennent une part active aux travaux du concile, comme Alvaro del Portillo ou Julian Herranz.
Les années suivant le concile Vatican II, Josémaria Escriva mène une “bataille de la formation”, comme il le disait lui-même, afin de consolider la foi des membres de l’Opus Dei. Il ne cesse de les mettre en garde contre la décadence morale de cette période.
En 1970, il va en pèlerinage au sanctuaire Notre-Dame-de-Guadalupe pour prier pour la situation de l’Église qui le préoccupe. Les années qui suivent sont consacrées à de grands voyages pastoraux qu’il décrivait comme des “catéchèses”, en Espagne en 1972 et en Amérique latine entre 1974 et 1975. Malheureusement, ce dernier voyage doit être écourté à cause de son état de fatigue et de divers maux, notamment sa cataracte qui le rendait quasiment aveugle.
Saint Josémaria Escriva de Balaguer rend son âme au Seigneur le 26 juin 1975, à cause d’un arrêt cardiaque, à Rome.
« Ô Dieu, par la médiation de Marie, tu as concédé d’innombrables grâces à saint Josémaria, prêtre, en le choisissant comme instrument très fidèle pour fonder l’Opus Dei, chemin de sanctification dans le travail professionnel et l’accomplissement des devoirs ordinaires du chrétien : fais que je sache, moi aussi, convertir tous les instants et toutes les circonstances de ma vie en occasions de t’aimer et de servir avec joie et simplicité, l’Église, le Souverain Pontife et les âmes, éclairant les chemins de la terre avec la lumière de la foi et de l’amour.
Accorde-moi, par l’intercession de saint Josémaria, la faveur que je te demande : ….
Amen »
Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père.
« Viens Esprit-Saint ! Éclaire mon intelligence pour que je connaisse tes commandements, fortifie mon cœur contre les embûches de l’ennemi, enflamme ma volonté. J’ai entendu ta voix et ne veux m’endurcir ni opposer de résistance en disant : après, demain,… Et dire : maintenant ! De peur qu’il n’y ait pas de demain. Ô Esprit de vérité et de sagesse, Esprit d’intelligence et de conseil, Esprit de joie et de paix ! Je veux ce que tu veux, je veux parce que tu veux, je veux comme tu voudras, je veux quand tu voudras ! Sainte Marie, siège de la Sagesse, priez pour moi. Saint Joseph, mon Père et Seigneur, priez pour moi. Mon ange gardien, priez pour moi. »
« Jésus, que mon pauvre cœur se remplisse de l'océan de ton Amour ! Que ses vagues soient telles qu'elles lavent et expulsent de moi toute misère ! Déverse les eaux très pures et très ardentes de ton cœur dans le mien, au point que, mon désir de t'aimer étant comblé, et ne pouvant retenir davantage les affections de cet incendie divin, il se brise – ah ! Mourir d'amour ! - et que ton Amour rejaillisse en cataractes vivifiantes, irrésistibles et fécondes, sur d'autres cœurs que le contact de ces eaux fera vibrer de foi et de charité. Amen ».
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grâce à Hozana ! avec saint Josémaria Escriva et à ses côtés ! !