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Les œuvres de saint Josémaria Escriva

Les œuvres de saint Josémaria Escriva

Saint Josémaria Escriva, fondateur de l’Opus Dei au XXème siècle en Espagne, est également à l’origine de nombreux ouvrages, homélies et prières. Son souhait le plus cher était de répandre, à la façon d’un missionnaire, l’appel du Christ à la sainteté autour de lui. C’est la vocation de sa fondation et de ses membres. Il a été canonisé par saint Jean-Paul II en 2002.

 


Les écrits de saint Josémaria Escriva

Œuvres publiées de son vivant :

  • 1934 : Considérations spirituelles
  • 1934 : Saint Rosaire
  • 1939 : Chemin → cinq millions d’exemplaires vendus en 42 langues. La version française à été rééditée 11 fois.
  • 1968 : Entretiens. Recueil d'entretiens avec la presse internationale entre 1966 et 1968
  • 1973 : Quand le Christ passe. Recueil d'homélies prononcées entre 1941 et 1968

Œuvres publiées après sa mort :

  • 1977 : Amis de Dieu. Recueil d'homélies prononcées entre 1951 et 1971
  • 1981 : Chemin de Croix
  • 1986 : Sillon
  • 1986 : Aimer l'Église. Homélies
  • 1987 : Forge

 

Certaines de ses œuvres n’ont pas été publiées car réservées à l’usage interne de l'Opus Dei. Notamment : Instruction sur la manière de faire le prosélytisme, publié en 1934.

Trois homélies de saint Josémaria Escriva

Homélie “La vocation chrétienne”

“C'est dans ce climat de miséricorde de Dieu que se déroule l'existence du chrétien. C'est dans ce cadre que se situent ses efforts pour se comporter en fils du Père. Et quels sont les principaux moyens qui permettent à la vocation de s'affermir ? je t'en signalerai aujourd'hui deux, qui sont comme les axes vivants de la conduite chrétienne: vie intérieure et formation doctrinale — connaissance profonde de notre foi.

Vie intérieure, tout d'abord: bien peu comprennent encore ce mot. Quand on entend parler de vie intérieure, on pense à l'obscurité du temple, quand ce n'est pas à l'atmosphère raréfiée de certaines sacristies. Depuis plus d'un quart de siècle, je dis que ce n'est pas cela. je parle de la vie intérieure des chrétiens courants, que l'on rencontre habituellement en pleine rue, à l'air libre, et qui, dans la rue, à leur travail, dans leur famille, dans leurs moments de loisir demeurent, tout au long du jour, attentifs à Jésus-Christ. Qu'est-ce que cela, sinon une continuelle vie de prière? N'as-tu pas compris qu'il te fallait être une âme de prière, grâce à un dialogue avec Dieu qui finit par t'assimiler à Lui ? Voilà la foi chrétienne telle que les âmes de prière l'ont toujours comprise: devient Dieu celui qui' veut les mêmes choses que Dieu.

Au début, cela te coûtera: il faut faire un effort pour se tourner vers le Seigneur, pour Le remercier de sa tendresse paternelle de chaque instant, envers nous. Mais, peu à peu, l'amour de Dieu devient sensible bien que ce ne soit pas une question de sentiment comme une empreinte dans notre âme. C'est le Christ qui nous poursuit amoureusement : voici que je suis à ta porte, et que je t'appelle. Comment va ta vie de prière ? N'éprouves-tu pas le besoin, pendant la journée de parler plus calmement avec Lui? Ne Lui dis-tu pas: tout à l'heure je Te raconterai, tout à l'heure je parlerai de cela avec Toi ?

Dans les moments que nous consacrons spécialement à ce dialogue avec le Seigneur, notre coeur s'élargit, notre volonté s'affermit, notre intelligence, aidée par la grâce, imprègne de réalités surnaturelles les réalités humaines. Tu en tireras toujours des résolutions claires, pratiques, pour améliorer ta conduite et faire preuve envers tous les hommes d'une délicatesse pleine de charité, et te consacrer à fond, avec la ténacité des bons sportifs, à cette lutte chrétienne faite d'amour et de paix

La prière devient constante, comme le battement du cœur, ou celui du pouls. Il n'y a pas de vie contemplative sans cette présence de Dieu et, sans vie contemplative, il ne sert pas à grand-chose de travailler pour le Christ, car les efforts de ceux qui construisent sont vains si Dieu ne soutient la maison.”

 


Homélie “La sainte Vierge, cause de notre joie”

“Prier, nous le savons tous, c'est parler avec Dieu ; mais de quoi, demandera-t-on peut-être, de quoi donc, si ce n'est des choses de Dieu et de celles qui remplissent notre journée ? De la naissance de Jésus, de son chemin sur cette terre, de sa vie cachée et de sa prédication, de ses miracles, de sa Passion Rédemptrice, de sa Croix et de sa Résurrection. Puis, en présence du Dieu unique en trois Personnes, avec la Médiation de sainte Marie et l'intercession de saint Joseph, Notre Père et Seigneur — que j'aime et que je vénère tant —, nous parlerons de notre travail de tous les jours, de notre famille, de nos amis, de nos grands projets et de nos petites misères.

Le thème de ma prière, c'est ma vie. C'est ainsi que je procède et, lorsque je considère ma situation, une résolution surgit tout naturellement, ferme et décidée : celle de changer, de devenir meilleur et d'être plus docile à l'amour de Dieu. Une résolution sincère, concrète, et qui s'accompagnera toujours d'une demande pressante, mais pleine de confiance, à l'Esprit Saint, pour qu'Il ne nous abandonne pas, car tu es, Seigneur, ma citadelle.

Nous sommes des chrétiens ordinaires, nous exerçons les professions les plus variées; nos activités empruntent des voies ordinaires; tout se déroule selon un rythme prévisible. Nos journées semblent toutes pareilles, presque monotones... C'est vrai, mais cette vie, qui paraît si commune, a une valeur divine; elle intéresse Dieu, car le Christ veut s'incarner dans nos occupations, et animer jusqu'aux plus humbles de nos actions.

Saint Josémaria Escriva, Homélie “La sainte Vierge, cause de notre joie”

Le Christ s'intéresse à ce travail que nous devons réaliser — mille et mille fois — au bureau, à l'usine, à l'atelier, à l'école, aux champs, lorsque nous exerçons un métier manuel ou intellectuel. Le Christ s'intéresse aussi à ce sacrifice caché qui consiste à ne pas déverser sur les autres le fiel de notre mauvaise humeur.

Pensez à cela dans la prière. Profitez-en pour dire à Jésus que vous L'adorez, et c'est alors que vous serez pleinement contemplatifs au milieu du monde, parmi les bruits de la rue : partout. Voilà la première leçon que nous pouvons tirer de notre commerce intime avec Jésus-Christ. Cette leçon, c'est Marie qui saura le mieux nous l'enseigner, car la sainte Vierge a toujours conservé cette attitude de foi, de vision surnaturelle à l'égard de tout ce qui survenait autour d'elle : elle gardait fidèlement tous ces souvenirs en son cœur

Supplions aujourd'hui sainte Marie de nous rendre contemplatifs, de nous apprendre à bien comprendre les appels incessants que le Seigneur renouvelle à la porte de notre cœur. Prions-la : Mère, tu nous as amené Jésus sur cette terre, Lui qui nous révèle l'amour de Dieu notre Père ; aide-nous à Le découvrir, au milieu des multiples occupations de chaque jour ; apprends à notre intelligence et à notre volonté à écouter la voix de Dieu et les appels de la grâce.”

Homélie “L’Eucharistie, mystère de foi et d’amour”

“Il est Roi et Il désire régner sur nos cœurs d'enfants de Dieu. Mais ne pensons pas aux royautés humaines; le Christ ne domine pas et Il ne cherche pas à s'imposer, car Il n'est pas venu pour être servi mais pour servir. Son royaume, c'est la paix, la joie, la justice. Le Christ, notre Roi, n'attend pas de nous de vains raisonnements, mais des actes, car ce n'est pas celui qui dit Seigneur, Seigneur ! qui entrera au royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père du ciel, celui-là entrera.

Il est Médecin et il soigne notre égoïsme si nous laissons sa grâce pénétrer jusqu'au fond de notre âme. Jésus nous a montré que la pire des maladies est l'hypocrisie, l'orgueil, qui pousse à dissimuler les péchés personnels. Avec ce Médecin, il est indispensable d'être d'une sincérité totale, d'expliquer entièrement la vérité, et de dire : Seigneur, si Tu veux — et Tu le veux toujours — Tu peux me guérir. Tu connais ma faiblesse ; je ressens ce symptôme, je souffre de telles faiblesses. Et nous lui montrons simplement les plaies ; et le pus, s'il y a du pus. Seigneur, Toi qui as soigné tant d'âmes, fais que, en Te possédant dans mon cœur ou en Te contemplant dans le Tabernacle, je Te reconnaisse comme Médecin divin. Il est Maître d'une science que Lui seul possède : celle de l'amour sans limites de Dieu et, en Dieu, de tous les hommes. (…) Jésus attend que naisse en nous le désir d'acquérir cette science, pour nous répéter : celui qui a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive. Et nous répétons : apprends-nous à nous oublier nous-mêmes, pour penser à Toi et à toutes les âmes. De cette manière, le Seigneur nous fera avancer par sa grâce, comme lorsque nous commencions à écrire — vous rappelez-vous ces bâtons de notre enfance, guides par la main du maître ? — et nous commencerons ainsi à goûter le bonheur de manifester notre foi, cet autre don de Dieu, par une conduite chrétienne ferme, dans laquelle tous pourront lire les merveilles divines.”

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  1. https://www.omnesmag.com/fr/nouvelles/escrivaorg/
  2. https://opusdei.org/fr-fr/page/ses-ecrits/
  3. https://app.carpedeum.fr/textes-a-mediter/7/211

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