Facebook PixelLe jugement de Salomon - (1 Rois 3, 16-28) - Hozana

Le jugement de Salomon - (1 Rois 3, 16-28)

Les livres des rois, contenus dans l’Ancien Testament, présentent l’histoire des principaux hommes qui ont régné sur le royaume de Juda. Du tout premier roi, Saül, au dernier, Sédécias, la Bible fait état de leurs bonnes et mauvaises actions durant le temps de leurs règnes. Parmi ces rois, Salomon est l’un de ceux qui a le plus brillé en raison de sa sagesse et de sa richesse. En effet, du temps de son règne, il est écrit : “À Jérusalem, le roi fit abonder l’argent autant que les pierres, et les cèdres autant que les sycomores dans le Bas-Pays.” (1 Rois 10, 27). Le roi Salomon, chargé d’établir la justice et la paix sur son territoire, a rendu de nombreux jugements dont l’un en particulier marque encore les esprits. Découvrons ce jugement de Salomon qui révèle la sagesse qu’il a reçu de Dieu.

L’histoire de Salomon dans le livre des Rois

Un jour, deux prostituées vinrent se présenter devant le roi.

17 L’une des femmes dit : « De grâce, mon seigneur ! Moi et cette femme, nous habitons la même maison. Et j’ai accouché, alors qu’elle était à la maison.

18 Or, trois jours après ma délivrance, cette femme accoucha à son tour. Nous étions ensemble : personne d’autre dans la maison ; il n’y avait que nous deux dans la maison !

19 Une nuit, le fils de cette femme mourut : elle s’était couchée sur lui.

20 Elle se leva au milieu de la nuit, prit mon fils qui reposait à mon côté – ta servante dormait – et le coucha contre elle. Et son fils mort, elle le coucha contre moi.

21 Au matin, je me levai pour allaiter mon fils : il était mort ! Je l’examinai attentivement au petit jour : ce n’était pas mon fils, celui que j’avais mis au monde. »

22 L’autre femme protesta : « Non ! Mon fils est celui qui est vivant, ton fils celui qui est mort. » Mais la première insistait : « Pas du tout ! Ton fils est celui qui est mort, et mon fils celui qui est vivant ! » Elles se disputaient ainsi en présence du roi.

23 Le roi dit alors : « Celle-ci affirme : Mon fils, c’est le vivant, et ton fils est le mort. Celle-là affirme : Non ! Ton fils, c’est le mort, et mon fils est le vivant ! »

24 Et le roi ajouta : « Donnez-moi une épée ! » On apporta une épée devant le roi.

25 Et le roi poursuivit : « Coupez en deux l’enfant vivant, donnez-en la moitié à l’une et la moitié à l’autre. »

26 Mais la femme dont le fils était vivant s’adressa au roi – car ses entrailles s’étaient émues à cause de son fils ! – : « De grâce, mon seigneur ! Donnez-lui l’enfant vivant, ne le tuez pas ! » L’autre protestait : « Il ne sera ni à toi ni à moi : coupez-le ! »

27 Prenant la parole, le roi déclara : « Donnez à celle-ci l’enfant vivant, ne le tuez pas : c’est elle, sa mère ! »

28 Tout Israël apprit le jugement qu’avait rendu le roi. Et l’on regarda le roi avec crainte et respect, car on avait vu que, pour rendre la justice, la sagesse de Dieu était en lui.

Le roi Salomon ou la sagesse de Dieu exprimée

Quand nous lisons cette histoire, nous admirons cette sagesse et nous pouvons penser à toutes ces situations où elle nous serait tellement utile. La Bible nous dit qu’elle est une réponse à la prière de Salomon. En effet, pendant qu’il dormait, Dieu est venu le voir et lui a dit : « Demande ce que je dois te donner. » (1 Rois 3, 5) et Salomon a demandé un cœur sage, capable de discerner le bien et le mal. Dieu a aimé sa demande et l’a exaucé au-delà de sa demande. A nous aussi, Dieu n’a t-il pas dit : “« Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.” (Matthieu 7, 7) ? Et saint Jacques dit même encore : “Mais si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, lui qui donne à tous sans réserve et sans faire de reproches : elle lui sera donnée.” (Jacques 1, 5). La sagesse de Dieu est un don que nous ne devons avoir ni peur ni honte de demander.