Qu’est-ce que l’apostasie dans l’Église catholique ?

L’apostasie est un terme souvent évoqué dans le contexte religieux, et particulièrement dans l’Église catholique. Mais qu’est-ce que l’apostasie ? L’apostasie désigne l’abandon conscient et volontaire d’une religion. Dans la religion catholique, elle correspond au rejet total de la foi chrétienne après le baptême et entraîne des conséquences importantes. Comprendre la définition, les formes et les conséquences de l’apostasie est essentiel pour saisir son impact spirituel et canonique. 

 

Définition de l’apostasie

L’apostasie, du grec ancien apostasia, signifie étymologiquement « départ », « défection » ou « désertion d’un poste ». Au sens large, l’apostasie désigne l’abandon conscient et délibéré d’un engagement durable et publiquement affirmé, qu’il s’agisse d’un état de vie, d’une fonction ou d’une adhésion doctrinale. Historiquement, ce terme s’appliquait aux déserteurs romains fuyant leur poste militaire, ou à toute rupture consciente d’obligations librement acceptées. Il évoque une trahison formelle d’un devoir, par opposition à une simple négligence ou un doute passager. Le terme d’apostasie est aujourd’hui très utilisé dans la religion catholique.

 

L’apostasie dans l'Église catholique

Dans la tradition catholique, l’apostasie est la répudiation totale de la foi chrétienne après le baptême. Le Catéchisme de l’Église catholique (n°2089) la définit comme « le rejet total de la foi chrétienne », la distinguant de l’hérésie (négation d’une vérité de foi) ou du schisme (refus de communion à l’Église catholique et au Souverain Pontife). Elle requiert un acte libre, conscient et extérieur, comme une déclaration publique.

On distingue deux formes d’apostasie : l'apostasie de la foi (rejet total de la religion chrétienne) et de l’ordre sacré (abandon par un clerc de son état de vie). Elle implique un acte libre, conscient et public, opposé à une perte progressive de foi. 

L’apostasie est comprise comme une atteinte grave à la vertu de foi, comme réponse libre de l’homme à la révélation divine. Elle rompt l’unité entre la foi reçue au baptême, la foi vécue et la communion ecclésiale, affectant non seulement la relation personnelle du croyant à Dieu, mais aussi le corps ecclésial dans son ensemble. 

 

Les conséquences de l’apostasie dans l'Église catholique

Dans l’Église catholique, l’apostasie entraîne des conséquences sérieuses sur les plans canonique, sacramentel et ecclésial, car elle constitue une rupture volontaire et publique avec la foi reçue au baptême. Dans le droit canonique au n°1364, l’apostasie est ainsi décrite : « L’apostat de la foi, l’hérétique ou le schismatique encourent une excommunication latæ sententiæ », c’est-à-dire automatique, sans qu’une déclaration officielle soit nécessaire. Cette sanction place l’apostat hors de la pleine communion ecclésiale et lui interdit l’accès aux sacrements, notamment l’eucharistie, la confession et l’onction des malades.

L’apostat ne peut plus exercer de fonctions, de ministères ou de responsabilités officielles dans l’Église, ni être parrain ou marraine. Dans le cas d’un clerc, l’apostasie peut conduire à des mesures plus lourdes, telles que la perte de l’état clérical et des droits qui y sont attachés. Sur le plan spirituel, l’apostasie est comprise comme une atteinte grave à la vertu de foi et comme un éloignement volontaire de la vie de la grâce divine, même si le caractère baptismal demeure indélébile.

 

Toutefois, l’Église distingue la gravité objective de l’acte et la responsabilité subjective de la personne, qui peut être atténuée par des contraintes, une ignorance ou des circonstances particulières. L’Église maintient toujours la possibilité d’un retour, par la levée de la sanction et la réconciliation sacramentelle, en cas de repentir sincère de la part de l’apostat et une profession renouvelée de la foi.

 

Foire aux questions sur l’apostasie

Comment formaliser une apostasie ? Et est-ce réversible ?

La formalisation d’une apostasie passe généralement par une déclaration écrite adressée à l’autorité ecclésiastique (paroisse ou diocèse), manifestant clairement le rejet de la foi catholique, voire une demande de « débaptisation ». Sur le plan canonique, l’apostasie est réversible : l’Église prévoit toujours la possibilité d’un retour par la levée de l’excommunication et une réconciliation sacramentelle en cas de repentir sincère.

L'apostasie annule-t-elle le baptême ?

Non, l’apostasie n’annule pas le baptême. Dans la doctrine catholique, le baptême imprime un caractère spirituel indélébile, qui demeure même en cas de rupture formelle avec l’Église. L’apostat reste donc baptisé, bien qu’il ne soit plus en pleine communion ecclésiale.

Quelles différences entre apostasie et agnosticisme ?

L’apostasie implique un rejet conscient et explicite de la foi chrétienne après l’avoir professée. L’agnosticisme, en revanche, correspond à une position intellectuelle marquée par l’incertitude ou la suspension du jugement quant à l’existence de Dieu, sans impliquer une rupture formelle avec l’Église catholique.

Un apostat peut-il se marier à l'église ?

En principe, une personne en situation d’apostasie ne peut pas se marier validement à l’Église, car elle n’est plus en pleine communion ecclésiale. Toutefois, des dispenses ou des régularisations sont possibles, notamment dans le cadre d’un mariage mixte ou en cas de retour explicite à la foi catholique. 

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  1. Catéchisme de l'Eglise catholique : https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P77.HTM
  2. Code de Droit Canonique : https://www.droitcanonique.fr/codes/cic-1983-1/c-1364-cic-1983-1364

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