Qu’est-ce que la débaptisation ?

La débaptisation est une forme d’apostasie qui a pour but de radier son nom et la mention de son baptême des registres paroissiaux. La finalité est de ne plus être reconnu comme membre de l’Église catholique par une démarche officielle et volontaire. Si une mention de reniement du baptême peut être ajouté dans les registres, le sacrement du baptême demeure indélébile et ne pourra jamais être annulé. Cet acte d’apostasie entraîne de facto l’excommunication de la personne et des conséquences graves dans la vie de l’Église. Mais que signifie réellement cette démarche, comment se déroule-t-elle concrètement et quelles sont ses conséquences dans la vie de l’Église ?

 

Débaptisation : définition

Dans l’Église catholique, la débaptisation est l’acte par lequel une personne baptisée demande à sortir de l’Église par la suppression de son nom dans les registres paroissiaux. La demande de débaptisation est un acte officiel et public par lequel la personne ne souhaite plus être considérée comme un membre de l’Église catholique. La débaptisation, si elle est acceptée par le diocèse en question, se concrétisera par la mention « a renié son baptême » dans les registres, là où figure le nom de la personne. Cependant, le caractère sacramentel du baptême demeure éternel et indélébile aux yeux de l’Église catholique. On peut ainsi demander à être débaptisé, mais les grâces reçues lors de ce sacrement demeurent. Il n’est donc pas possible de se faire débaptiser au sens propre, cet acte est surtout une revendication sociale voire militante et un acte d’apostasie.   

Comment se faire débaptiser ?

La débaptisation s’effectue par une demande écrite à l'évêché ou le diocèse de son baptême. Il suffit d’écrire un courrier comprenant une lettre de demande de débaptisation (dont des exemples sont disponibles facilement sur internet) où figurent le nom et prénom de la personne concernée, la demande concrète explicitée, accompagnée de la signature de la personne ainsi qu’une photocopie de sa carte d’identité où figurent la même signature. Cette lettre est souvent agrémentée du motif qui pousse à demander sa débaptisation. Dans un délai de quelques semaines, le diocèse ou l'évêché en question confirmera la prise en charge de la demande. Le nom de la personne ne pourra pas être effacé des registres de l’Église dans la mesure où le sacrement du baptême est indélébile et immuable, mais il sera mentionné à côté de son nom « a renié son baptême ». 

 

Hausse de débaptisation, quelles en sont les causes ?

De manière générale, en France, la déchristianisation et la perte de transmission de la foi observée depuis quelques dizaines d’années explique certainement cette hausse. Les diocèses observent également des hausses de demande d’apostasie, ou de « débaptisation » comme le nomment les médias, directement liées à des crises médiatiques touchant l’Église catholique. Il s’agit notamment des crises liées aux abus sexuels dans l’Église, ou à sa prise de position quand au sujet de l’homosexualité. 

Conséquence de l’apostasie dans l’Eglise catholique

Le terme de débaptisation n’est pas réalisable au sens propre car le sacrement du baptême a un caractère immuable et éternel. La personne qui fait une demande officielle de débaptisation demeure baptisée, et ce pour toujours. Cependant, cet acte n’est pas pour autant sans conséquences, il s’agit d’un acte d’apostasie c'est-à-dire de reniement public et total de la foi catholique. 

Dans l’Église catholique, l’apostasie entraîne nécessairement une excommunication latae sententiae (automatique), en vertu du droit canonique (can. 1364), pour exclusion de la communion ecclésiale. Cette excommunication engendre des conséquences concrètes pour l’apostat : 

  • L’interdiction de recevoir ou de célébrer les sacrements,
  • L’interdiction d’exercer des responsabilités liturgiques ou catéchétiques dans la communauté ecclésiale,
  • L’impossibilité de tenir un rôle officiel dans une célébration publique ou dans la vie de l’Eglise (lecteur, parrain, marraine etc).

Autres questions relatives à la débaptisation

Le baptême peut-il vraiment être effacé des registres paroissiaux ?

Non, le baptême ne peut être effacé des registres, car il imprime un caractère indélébile dans l’âme. Une simple mention « a renié son baptême » est ajoutée, préservant la trace sacramentelle éternelle.

L’apostasie entraîne-t-elle une excommunication automatique ?

Oui, l’apostasie provoque une excommunication latae sententiae, excluant de la communion ecclésiale. Elle interdit les sacrements, les fonctions liturgiques et les rôles officiels (parrain, etc.).

Peut-on revenir dans l’Église après une débaptisation ?

Oui, l’excommunication est rémissible par repentir et réconciliation avec l’évêque ou la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Le baptême originel reste valide, permettant un retour plein à la communion via confession et une profession de foi sincère. 

Quelles différences entre apostasie, schisme et hérésie ?

L’apostasie est le reniement total de la foi chrétienne ; le schisme, la rupture d’union avec l’Église (tout en conservant la foi en Dieu) ; l’hérésie, le rejet d’un ou plusieurs dogmes. Toutes entraînent l’excommunication, mais l’apostasie est la plus grave, touchant la foi dans son intégralité. 

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  1. https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/France/hausse-debaptisations-ninquiete-pas-lEglise-2019-06-16-1201029181

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