Qu’est-ce que le sacrement du baptême ?

Le sacrement du baptême, dont le ministre est un prêtre ou un diacre, validement ordonné, fait partie des sacrements de l’initiation chrétienne, avec la confirmation et l’Eucharistie. Ce sacrement est abordé spécifiquement dans l’article 1 de la deuxième section du Catéchisme de l'Eglise catholique sur les sept sacrements, des numéros 1213 à 1284. Découvrez donc les principales questions et réponses autour de ce sacrement

À quel âge peut-on être baptisé ?

Il n’y a pas d’âge pour recevoir le baptême dans l’Église catholique. Il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour recevoir ce sacrement. Il peut être célébré pour un bébé, un enfant, un adolescent ou un adulte.

Le baptême des bébés est une pratique très ancienne dans l’Église catholique. Pour mieux comprendre pourquoi les enfants peuvent être baptisés dès leur plus jeune âge et découvrir à quel moment faire baptiser un enfant, consultez également nos articles sur le baptême des bébés et sur l’âge pour faire baptiser un enfant.

Le baptême d’un adulte passe par un temps de préparation appelé catéchuménat. Le catéchumène est une personne non encore baptisée qui découvre progressivement le Christ, l’Église et la vie chrétienne en vue de recevoir le baptême. Cette préparation comporte différentes étapes et célébrations liturgiques, comme le rite d’entrée en catéchuménat, les scrutins et l’appel décisif, jusqu’au baptême.

Qui peut être baptisé ?

Toute personne non encore baptisée est « capable de recevoir le baptême » (CEC n° 1246). 

Le baptême peut être reçu à tout âge, que l’on soit bébé, enfant ou adulte, chaque situation faisant l’objet d’un accompagnement adapté dans l’Église.

Qui peut baptiser ?

Le ministre ordonné, à savoir le prêtre (ou l'évêque), ou le diacre, peut baptiser. C’est ce que nous dit le numéro 1256 du Catéchisme. Il y a, cependant, une exception dans laquelle une personne baptisée (ou non) peut baptiser. Les numéro 1256 et 1284 parlent « en cas de nécessité » mais dans la pratique ce terme fait souvent référence à un danger de mort. 

Le numéro 1256 dit : « En cas de nécessité, toute personne, même non chrétienne, peut baptiser validement. Il faut pour cela qu’elle ait l’intention de faire ce que fait l’Église en baptisant, qu’elle utilise de l’eau et prononce les paroles suivantes avec exactitude, même sans y croire elle-même : je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. » (n° 1256).

Quels sont les effets, les grâces et les fruits du baptême ?

Les effets du baptême sont principalement développés dans les numéros 1262 à 1274 et au numéro 1279 du Catéchisme de l’Église catholique.

Les deux principaux effets du baptême sont la purification des péchés et la nouvelle naissance dans l’Esprit Saint (n° 1262).

Le numéro 1263 affirme que : « tous les péchés sont remis, le péché originel et tous les péchés personnels ainsi que toutes les peines du péché » (n° 1263).

Par le baptême, l’homme devient également une « création nouvelle » et un « fils adoptif de Dieu » (n° 1265). Le baptisé entre dans une vie nouvelle et reçoit la grâce sanctifiante, qui lui permet de croire en Dieu et de l’aimer par les vertus théologales, de vivre sous la motion de l’Esprit Saint par les dons du Saint-Esprit et de grandir dans les vertus morales (n° 1266).

Le baptême incorpore aussi le chrétien à l’Église : « Le baptême fait de nous des membres du Corps du Christ » (n° 1267).

Le baptisé participe également au sacerdoce commun des fidèles, et prend part à la mission prophétique et royale du Christ (n° 1268).

Enfin, le baptême imprime dans l’âme un caractère indélébile, signifiant que le baptisé appartient à Dieu pour toujours et que le baptême ne peut être ni effacé ni répété.

Le numéro 1279 résume ainsi les fruits du baptême : « Le fruit du Baptême ou grâce baptismale est une réalité riche qui comporte : la rémission du péché originel et de tous les péchés personnels ; la naissance à la vie nouvelle par laquelle l’homme devient fils adoptif du Père, membre du Christ, temple du Saint-Esprit. »  (n° 1279).

Comment est célébré le baptême ?

La célébration du baptême est abordée dans les numéros 1229 à 1245, et au numéro 1278.

  • Le numéro 1278 explique le rite du baptême, par lequel celui qui va être baptisé, est plongé dans la mort et la résurrection du Christ. Ce numéro nous dit que « le rite essentiel du Baptême consiste à plonger dans l’eau le candidat ou à verser de l’eau sur sa tête, en prononçant l’invocation de la Très Sainte Trinité, c'est-à-dire du Père, du Fils et du Saint-Esprit. ». Le sacrement du baptême prévoit une initiation : catéchuménat postbaptismal pour les enfants (n° 1231) ou catéchuménat pour les adultes (n° 1233).
  • Le signe de la Croix marque l’empreinte du Christ sur le nouveau baptisé (n° 1235)
  • Le baptême permet « l’entrée sacramentelle dans la vie de foi » (n° 1236)
  • Le baptême signifie la libération du péché (n° 1237).
  • Le baptisé est oint de l’Esprit Saint par l’onction du saint chrême (n° 1241).
  • Le vêtement blanc symbolise que le baptisé a « revêtu le Christ » (n° 1243).

À quoi le baptême engage-t-il ?

Le baptême comporte à la fois des droits, mais aussi des devoirs.

Dans un premier temps, il engage tout baptisé à vivre la triple charge de prêtre, prophète et roi :

  • Prêtre, en faisant de sa vie un sacrifice agréable à Dieu, en participant à l'Eucharistie et aux autres sacrements, et en développant une vie de prière
  • Prophète, en annonçant l’Evangile
  • Roi, en servant les hommes et le monde

Le baptême nous engage aussi :

A lire : Plus de détails dans cet article sur la vie chrétienne.

Peut-on se faire débaptiser ?

Une personne baptisée le demeure à vie. Même s’il peut arriver que certaines personnes baptisées exigent d’être « débaptisées », cela n’est pas possible, puisque le baptême revêt un caractère indélébile (n° 1272). Dans la pratique, en France, pour certaines personnes voulant renier ce sacrement, ils peuvent parfois obtenir l’inscription de la mention « a renié son baptême » à côté de leur nom dans le registre paroissial, mais cela n'efface en rien le sacrement du baptême qu’ils ont reçu.

Pour aller plus loin sur ce sujet, découvrez notre article : Peut-on renier son baptême ?

Le baptême est-il nécessaire pour aller au Ciel ?

Dans l’Église catholique, le baptême est nécessaire pour le salut, car il est le sacrement par lequel le croyant est libéré du péché et renaît à la vie nouvelle dans le Christ. Le Catéchisme de l’Église catholique précise que « le Seigneur Lui-même affirme que le baptême est nécessaire pour le salut » (n° 1257).

Cependant, l’Église enseigne aussi que Dieu peut sauver quelqu’un en dehors des sacrements. Le salut peut donc être donné même à des personnes qui n’ont pas reçu le sacrement du baptême, par exemple celles qui n’ont jamais entendu parler du Christ ou qui vivent dans des cultures non chrétiennes. Le Concile Vatican II précise : « ceux qui, sans qu’il y ait de leur faute, ignorent l’Évangile du Christ et son Église, mais cherchent pourtant Dieu d’un cœur sincère et s’efforcent, sous l’influence de sa grâce, d’agir de façon à accomplir sa volonté telle que leur conscience la leur révèle et la leur dicte, eux aussi peuvent arriver au salut éternel. » (Constitution dogmatique sur l’Église Lumen Gentium, numéro 16).

Pour finir, l’Église distingue également d’autres situations particulières :

  • Les enfants morts sans baptême : l’Église invite à la confiance en la miséricorde de Dieu et à la prière : « la liturgie de l’Église nous invite à avoir confiance en la miséricorde divine, et à prier pour leur salut » (n° 1283).
  • Les catéchumènes, c’est-à-dire les personnes qui se préparent au baptême mais qui meurent avant de le recevoir : « leur désir explicite de le recevoir uni à la repentance de leurs péchés et à la charité leur assure le salut » (n° 1259) ; 
  • Les martyrs, qui meurent à cause de leur foi sans avoir reçu le baptême : « ceux qui subissent la mort en raison de la Foi, sans avoir reçu le Baptême, sont baptisés par leur mort pour et avec le Christ. Ce Baptême du sang, comme le désir du Baptême, porte les fruits du Baptême, sans être sacrement. » (n° 1258).

Avec Hozana, redécouvrez la grandeur du baptême !

Hozana, vous offre différentes propositions pour continuer votre route vers la sainteté, à la suite de votre baptême, avec , , des propositions pour prier chaque jour, et d’autres suggestions pour approfondir votre foi.

Sources

1 Catéchisme de l'Église catholique
2 Concile Vatican II, Lumen Gentium, n° 16