Le sacrement du mariage dans le Catéchisme de l’Église catholique

Le sacrement du mariage, dont le ministre est un prêtre, évêque ou un diacre, validement ordonné, fait partie des sacrements du service de la communion, avec le sacrement de l’Ordre.

Ce sacrement est abordé spécifiquement dans l’article 7 de la deuxième section du Catéchisme de l'Eglise catholique sur les sept sacrements de l’Eglise, des numéros 1601 à 1666.

Découvrez les principales questions et réponses autour de ce sacrement.

Quels sont les 4 piliers du sacrement du mariage ?

Le mariage chrétien s’appuie sur quatre piliers : la liberté de consentement, l’unité et l'indissolubilité, la fidélité, et l'ouverture à la fécondité (au don de la vie).

La liberté de consentement

Le consentement matrimonial est développé dans les numéros 1625 à 1637 du Catéchisme, particulièrement dans les deux premiers numéros.

Le numéro 1625 rappelle que « les protagonistes de l'alliance matrimoniale sont un homme et une femme baptisés, libres de contracter le mariage et qui expriment librement leur consentement ». Être libre signifie ne pas subir de contrainte et ne pas être empêché par une loi naturelle ou ecclésiastique (n° 1625).

Quant au numéro 1626, il dit : « L'Église considère l'échange des consentements entre les époux comme l'élément indispensable « qui fait le mariage ». Si le consentement manque, il n'y a pas de mariage. » (n° 1626).

Le numéro 1662 complète le numéro précédent en disant : « Le mariage se fonde sur le consentement des contractants, c'est-à-dire sur la volonté de se donner mutuellement et définitivement dans le but de vivre une alliance d’amour fidèle et fécond. » (n° 1662).

L'unité et l’indissolubilité

L'unité et l’indissolubilité sont mentionnés dans les numéros 1644 à 1645 du Catéchisme. Cela englobe toute leur vie : « L’amour des époux exige, par sa nature même, l’unité et l’indissolubilité de leur communauté de personnes qui englobe toute leur vie :  » ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair  » (Matthieu 19, 6 ; cf. Genèse 2, 24).  » Ils sont appelés à grandir sans cesse dans leur communion à travers la fidélité quotidienne à la promesse du don mutuel total que comporte le mariage. »

« Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas », c’est ce que nous entendons notamment au cours de la célébration du mariage à l’église. Il y a donc un vrai appel à l’indissolubilité. Enfin, le numéro 1644 ajoute que cette communion s’approfondit par la « vie de la foi commune et par l’eucharistie reçue en commun ».

La fidélité

Ce pilier est abordé dans les numéros 1646 à 1651 du Catéchisme. Le numéro 1647 explique bien le motif de la fidélité au regard de la fidélité de Dieu à son alliance : « Le motif le plus profond se trouve dans la fidélité de Dieu à son alliance, du Christ à son Église. ». Ce même numéro montre l’importance pour les couples de témoigner de cette fidélité : « Par le sacrement de mariage les époux sont habilités à représenter cette fidélité et à en témoigner ».

L’ouverture à la fécondité (au don de la vie)

Ce pilier est abordé dans les numéros 1652 à 1654 du Catéchisme. Le numéro 1652 montre que « le mariage et l’amour conjugal sont ordonnés à la procréation et à l’éducation ». Il est précisé au numéro 1654 que « les époux auxquels Dieu n’a pas donné d’avoir des enfants, peuvent néanmoins avoir une vie conjugale pleine de sens ».

Quelle est la grâce du sacrement du mariage ?

La grâce du mariage est abordée dans les numéros 1641 à 1642.

Nous pouvons retenir que le Christ est la source de cette grâce, que les époux reçoivent la grâce du Seigneur qui « reste avec eux, leur donne la force de le suivre en prenant leur croix sur eux, de se relever après leurs chutes, de se pardonner mutuellement, de porter les uns les fardeaux des autres… de s’aimer d’un amour surnaturel, délicat et fécond, et d’avoir un avant-goût du festin des noces de l’Agneau. » (n° 1642).

Comment se préparer au sacrement du mariage ?

La préparation au sacrement du mariage est abordée dans le numéro 1632. Cette préparation est décrite « de première importance » pour deux raisons : « pour que le « Oui » des époux soit un acte libre et responsable » et « pour que l'alliance matrimoniale ait des assises humaines et chrétiennes solides et durables ».

Concernant les aspects pratiques de cette préparation, il n’est rien précisé de particulier dans le Catéchisme, mis à part « le rôle indispensable des pasteurs et de la communauté chrétienne ». Dans la pratique, la préparation au sacrement du mariage varie selon la paroisse. Selon celle-ci, il peut y avoir entre 3 et 6 rencontres et la préparation peut être effectuée par un prêtre ou un diacre, ou toute autre personne mandatée par le curé.

Les couples qui veulent se marier à l’église doivent se faire connaître à leur paroisse, généralement entre 6 mois et 1 an à l’avance.

Comment est célébré le sacrement du mariage ?

La célébration du mariage est abordée dans les numéros 1621 à 1624.

La célébration du mariage entre deux fidèles catholiques a normalement lieu au cours de la Sainte Messe, en raison du lien de tous les sacrements avec le Mystère Pascal du Christ (n° 1621). Les futurs époux doivent se disposer à recevoir le sacrement de la réconciliation (n° 1622). Les époux « se confèrent mutuellement le sacrement du mariage en exprimant devant l’Église leur consentement » (n° 1623). « Dans l’épiclèse de ce sacrement les époux reçoivent l’Esprit Saint comme communion d’amour du Christ et de l’Église » (n° 1624).

Qu’est-il exigé quand l’un des époux n’est pas catholique ?

La question des mariages mixtes et de la disparité de culte est abordée dans les numéros 1633 à 1637.

Le numéro 1635 montre que « un mariage mixte a besoin, pour sa licéité, de la permission expresse de l’autorité ecclésiastique. En cas de disparité de culte une dispense expresse de l’empêchement est requise pour la validité du mariage. Cette permission ou cette dispense supposent que les deux parties connaissent et n’excluent pas les fins et les propriétés essentielles du mariage et aussi que la partie catholique confirme ses engagements, portés aussi à la connaissance explicite de la partie non catholique, de conserver sa foi et d’assurer le baptême et l’éducation des enfants dans l’Église catholique ».

Précisons qu’un mariage est “mixte”, lorsqu'il s’agit d’un mariage entre un catholique et un baptisé non-catholique (la personne étant inscrite à une Église ou à une communauté ecclésiale n’ayant pas la pleine communion avec l’Eglise catholique). Un mariage avec disparité de culte, désigne un mariage entre une personne catholique et une personne non-baptisée.

Que signifie vivre le mariage au sein de l’« Eglise domestique» ?

L’Eglise domestique est abordée dans les numéros 1655 à 1658, et au numéro 1668.

Les familles sont vues comme une Eglise domestique car elles constituent des « îlots de vie chrétienne dans un monde incroyant » nous montre le numéro 1655, ou encore des « foyers de foi vivante et rayonnante », ajoute le numéro 1656.

L’Eglise domestique est aussi appelée ainsi, car « le foyer est ainsi la première école de vie chrétienne » et « une école d’enrichissement humain  ». C’est ici que l’on apprend l’endurance et la joie du travail, l’amour fraternel, le pardon généreux, même réitéré, et surtout le culte divin par la prière et l’offrande de sa vie » (n° 1657)

Le numéro 1666 livre une bonne synthèse : « Le foyer chrétien est le lieu où les enfants reçoivent la première annonce de la foi. Voilà pourquoi la maison familiale est appelée à bon droit » l’Église domestique « communauté de grâce et de prière, école des vertus humaines et de la charité chrétienne. »

Et après le mariage ? Outre évidemment le fait de vivre les piliers du mariage, la participation à l’eucharistie, et l’exercice des charges de prêtre, prophète et roi, il est bon que le couple réfléchisse ensemble à comment ils veulent répondre à l’appel à la sainteté dans la vocation de leur mariage.

Par exemple, en France, plusieurs couples décident, à la suite de leur mariage, de faire partie d’une équipe Notre-Dame, de faire une retraite annuelle en couple (il y a des mouvements comme Vivre et Aimer et bien d’autres), d’exercer la mission d'évangélisation en couple.

Quelques saints qui ont vécu de manière admirable le sacrement du mariage

Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi, le premier couple béatifié ensemble en 2001. A l’occasion de leur béatification, Jean-Paul II dira à propos de ce couple Italien ayant vécu principalement au XXe siècle, qu’ils ont eu une « vie ordinaire vécue de façon extraordinaire ».

Les parents de Sainte-Thérèse de Lisieux, Louis et Zélie Martin, ont vécu de manière admirable ce sacrement, puisqu’ils ont été béatifiés, puis canonisés.

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