Qu’est-ce qu’un apostat ?
Rejeter sa foi après l’avoir professée : c’est précisément ce que désigne le terme d’apostat. Un apostat est une personne qui renonce volontairement, consciemment et publiquement à la religion à laquelle elle appartenait, et plus particulièrement, dans le contexte chrétien, à la foi reçue lors du baptême. Loin d’un simple doute ou d’un éloignement passager, l’apostasie correspond à une rupture formelle et assumée. Dans l’Église catholique, l’apostat est un baptisé qui rejette publiquement la foi chrétienne dans son intégralité, par exemple en se déclarant athée, en adhérant à une autre religion ou en demandant une débaptisation. Cet acte entraîne des conséquences spirituelles et canoniques importantes, notamment l’excommunication. Comprendre ce qu’est un apostat permet de clarifier le sens exact de l’apostasie, les enjeux théologiques et pastoraux liés à cette défection, ainsi que les possibilités de retour et de réconciliation prévues par l’Église.
Définition d’un apostat
Un apostat est une personne qui rejette sa foi religieuse dans son intégralité, foi en laquelle elle s’identifiait jusqu’ici. Du grec ancien apostasia qui signifie « défection », le terme désigne étymologiquement l’abandon volontaire et conscient d’un engagement solennel, comme un poste militaire chez les romains ou une profession publique de foi.
L’apostat renonce publiquement et officiellement à une croyance ou une religion, s’agissant d’un abandon total de ses convictions, par opposition à un doute passager ou une négligence. Cette rupture formelle implique un acte libre, conscient et extérieur, distingué de l’hérésie (rejet d’une vérité de foi) ou du schisme (refus de l’autorité ecclésiale).
L’apostat dans la religion catholique
Un apostat est une personne baptisée catholique faisant acte d’apostasie, définie au canon 751 du Code de Droit Canonique comme la « répudiation totale de la foi chrétienne » après réception du baptême. Dans l’Église catholique, l’apostat peut être un laïc rejetant toute la foi, par une déclaration publique d’athéisme, une adhésion à une autre religion ou bien une demande de débaptisation. Il peut aussi être un membre du clergé (moine, prêtre, diacre…) rejetant sa foi par une fuite de ses vœux solennels.
Cet acte requiert un consentement libre, délibéré et public (déclaration écrite au diocèse, souvent appelée « débaptisation »), par opposition à une perte graduelle de foi ou ignorance. Il rompt la communion ecclésiale, mais n’efface pas le caractère indélébile des grâces reçues lors du sacrement du baptême.
Que risque l’apostat dans l’Eglise catholique ?
Rejeter totalement la foi chrétienne après le baptême expose l’apostat à de lourdes conséquences spirituelles, ecclésiales et liturgiques. Selon le droit canonique, l’apostat de la foi encourt une excommunication latae sententiae (c’est à dire automatique), aux côtés de l’hérétique ou du schismatique. Cela entraîne l’exclusion de la communauté ecclésiale : impossibilité de participer activement à la liturgie, de confesser ses péchés sacramentellement, de recevoir l’absolution, de recevoir l’eucharistie etc.
Sur le plan pratique, l’apostat perd tout rôle actif ou officiel : pas de service d’autel, de catéchèse, ni de rôle de parrain ou marraine lors des sacrements d’initiation. Un prêtre ou diacre apostat risque une interdiction perpétuelle d’exercer son ministère.
Théologiquement, cette défection blesse la foi et affecte les effets de la grâce, sans toutefois annuler le caractère permanent du baptême. La miséricorde divine invite toujours à la conversion : un retour authentique, manifesté par une réelle profession de foi et une sincère repentance par le sacrement de réconciliation, peut lever l’excommunication et restaurer l’unité ecclésiale.
Questions relatives à l’apostat
Un prêtre apostat conserve-t-il son sacerdoce ?
Non, l’apostasie pour un prêtre entraîne la perte des privilèges cléricaux et souvent la réduction à l’état laïc, sans effacer le caractère sacré du sacrement de l’ordination.
Quelles différences entre l’apostat, le schismatique et l’hérétique ?
L’apostat rejette officiellement l’intégralité de la foi chrétienne, face à la société et à l’Eglise catholique. L’hérétique rejette ou nie une vérité particulière de foi à laquelle les croyants sont tenus de croire. Tandis que le schismatique possède la foi chrétienne mais refuse de se soumettre à l’autorité de l’Eglise romaine et au souverain pontife.
L’Église célèbre-t-elle des funérailles pour un apostat ?
Un apostat reconnu par l’Eglise catholique ne peut pas bénéficier de funérailles catholiques car cette liturgie nécessite d’être en pleine communion ecclésiale. L’excommunication de l’apostat provoque cette exclusion sacramentelle et liturgique.
Un apostat peut-il parrainer un enfant au baptême ?
Non, l’excommunication de l’apostat l’exclut de tout ministère, témoignage ou engagement public de la foi catholique.
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