Rue du Bac : apparitions, message et miracles, pèlerinage, prière
En 1830 à Paris, dans un contexte de crise politique en France mais aussi à l’étranger, apparaît la Vierge Marie à trois reprises à une jeune novice de 24 ans. Au cours de ces apparitions, la Vierge demande à la voyante, Catherine Labouré, de faire frapper une médaille selon une description très précise. Cette médaille donnera lieu à de nombreux miracles de conversions et de guérisons, et elle porte le nom de Médaille miraculeuse. Si l’enquête canonique sur les apparitions de la rue du Bac est restée inachevée, l’Église a officiellement approuvé et encouragé la dévotion à Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse. L’apparition de la rue du Bac précèdent apparitions mariales en France : la Salette, Lourdes, Pontmain, Pellevoisin.
Histoire des apparitions
Catherine Labouré naît en 1806 en Côte d’Or. Peu avant ses 24 ans, elle entre chez les Filles de la Charité, puis au couvent de la rue du Bac comme novice, en avril 1830.
Première apparition
Ce n’est que quelques mois plus tard, le soir du 18 juillet de la même année, qu’un enfant de lumière la réveille vers 23h30, l’invitant à se rendre dans la chapelle, où “la Sainte Vierge l’attend”. Elle suit l’enfant et, arrivée dans la chapelle, est fort étonnée de constater que tous les cierges sont allumés. La Sainte Vierge arrive peu après et s’asseyant dans un fauteuil de l’autel, elle annonce à Catherine que Dieu a une mission difficile pour elle mais qu’elle sera aidée dans les difficultés. La Vierge annonce également des temps difficiles en France, le renversement du trône (Charles X, quelques mois plus tard), la mort de l’archevêque de Paris (tué par des communards en 1871), la réunion de deux congrégations des filles de la Charité (effective en 1850). Cependant, elle demande de ne pas craindre, assure qu’elle protègera toujours ses enfants, en particulier en désignant le pied de l’autel où “les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur”.
Deuxième apparition
Vers 17h30 le 27 novembre, alors que Catherine est en oraison dans la chapelle avec les autres sœurs, la Vierge lui apparaît sans que ses sœurs ne s’aperçoivent de rien. La Vierge se fait voir debout sur un globe, piétinant un serpent. Elle tient tout d’abord un globe surmonté d’une petite croix, entre les mains. Autour, apparaissent les mots “Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous”. Puis, la Vierge baisse les yeux, et des rayons sortent de ses mains. S’adressant à la religieuse, elle lui dit : “Cette boule que vous voyez représente le monde entier, particulièrement la France... et chaque personne en particulier…”. Puis “ [les rayons sont] le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent”.
Le tableau se retourne ensuite et c’est comme le revers de la médaille, sur lequel apparaît l’initiale de Marie surmonté de la Croix. Il y a au-dessous deux cœurs : celui de Jésus, couronné d’épines, et celui de Marie, transpercé par un glaive. La Vierge demande alors à Catherine de porter ces images à son confesseur et de faire “frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront avec confiance et feront avec piété la courte prière recevront de grandes grâces.”
Dernière apparition
La Vierge rend visite à Catherine une dernière fois au mois de décembre. Elle lui confirme sa mission et lui annonce qu’elle ne viendra plus, mais que Catherine “l’entendra dans ses oraisons”.
Le confesseur de Catherine, le père Aladel, se montre tout d’abord très hostile aux déclarations de celle-ci, qu’il juge de l’ordre de l’imagination. Cependant Catherine insiste, puis quitte la rue du Bac pour l’hospice d’Enghien, après avoir prononcé ses vœux en janvier 1831. Puis, il se confie au Supérieur de la Congrégation et ils décident de porter l’affaire devant l’archevêque de Paris. Ce dernier approuve la requête et les premières médailles sont frappées en 1832.
Catherine Labouré finit ses jours à l’hospice d’Enghien, sans que personne ne connaisse son histoire, à s’occuper humblement des vieillards, blessés et autres miséreux jusqu’à sa mort en 1876. L’expression “conçue sans péché” influencera le pape Pie IX lorsqu’il décidera de décréter le dogme de l’Immaculée Conception en 1854.
Message et miracles de la rue du Bac et de la médaille miraculeuse
Message
Le message de la rue du Bac est avant tout un appel à la confiance en l’intercession de la Vierge Marie. Dans les épreuves, Catherine est invitée à se tourner vers Dieu et à venir prier au pied de l’autel. Cette invitation s’adresse aussi à tous ceux qui cherchent un réconfort : chacun peut confier à Marie ses peines, ses besoins et ses espérances, avec simplicité et ferveur.
Les rayons qui jaillissent des mains de la Vierge symbolisent les grâces qu’elle obtient de Dieu pour ceux qui les lui demandent. Les pierres qui ne donnent aucune lumière représentent, selon le récit de Catherine, les grâces que l’on oublie de demander. Cette image encourage les fidèles à oser prier et à ouvrir leur cœur à la bonté de Dieu.
L’invocation inscrite sur la médaille, « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous », exprime cette confiance. Au revers, la croix, la lettre M et les cœurs de Jésus et de Marie rappellent l’union de la Vierge à son Fils, jusque dans sa Passion. La dévotion à Marie conduit ainsi à Jésus-Christ.
La médaille est un signe de foi et un soutien pour la prière. Elle ne doit pas être considérée comme un talisman qui assurerait une protection automatique : la porter invite à vivre sa confiance en Dieu en en Marie, à prier et à suivre le Christ au quotidien.
Les miracles et le rayonnement de la médaille miraculeuse
Les premières médailles sont distribuées en 1832, alors qu’une épidémie de choléra frappe Paris. Des guérisons et des protections sont rapidement attribuées à leur port dans la confiance et la prière. La médaille reçoit alors le nom de « médaille miraculeuse » et se répand bien au-delà de la France.
Parmi les conversions qui lui sont associées, celle d’Alphonse Ratisbonne connaît un grand retentissement. En 1842, après avoir accepté de porter la médaille, ce jeune homme juif rapporte une apparition de la Vierge dans l’église Sant’Andrea delle Fratte, à Rome, et se convertit au catholicisme.
La dévotion à Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse est également portée par de nombreux saints, dont le curé d’Ars, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et saint Maximilien Kolbe. Ce dernier en fait un instrument privilégié de son apostolat, invitant chacun à se confier à Marie pour se rapprocher du Christ.
10 ans après les apparitions, la médaille sera diffusée à plus de dix millions d’exemplaires. A la mort de la voyante en 1876, elle aura été diffusée à plus d’un milliard d’exemplaires.
En 1833, un père lazariste attribue à la médaille la guérison miraculeuse d’un confrère. En Chine, il distribue de nombreuses médailles et constate de multiples guérisons. La même année, Frédéric Ozanam porte cette médaille lorsqu’il fonde à Paris les conférences Saint Vincent de Paul.
Dans les années qui suivent les apparitions, le nombre de postulantes au noviciat du couvent de la rue du Bac a été multiplié par presque 10 entre 1830 et 1855.
Sainte Bernadette portait la médaille miraculeuse avant même sa première vision de la Vierge et elle affirme avoir “vu la Sainte Vierge comme elle est sur la médaille miraculeuse”.
Pèlerinages à Notre Dame de la rue du Bac
En 1894, la congrégation des rites autorise l’instauration de la fête liturgique de l’apparition de la médaille miraculeuse, fêtée le 27 novembre. Le pape Jean-Paul II se rend à l’église de la rue du Bac en 1980. Située au 140 rue du Bac, dans le 7ᵉ arrondissement de Paris, la chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse accueille les pèlerins au sein de la maison mère des Filles de la Charité. Venir dans ce lieu, c’est retrouver la chapelle où Catherine Labouré a rapporté les apparitions de 1830 et prendre un temps de prière au cœur de la ville.
Que découvrir dans la chapelle ?
Les pèlerins peuvent se recueillir devant la châsse de sainte Catherine Labouré. La chapelle abrite également les reliques de sainte Louise de Marillac et le cœur de saint Vincent de Paul. La statue de la Vierge aux rayons, celle de la Vierge au globe et le fauteuil associé à la première apparition rappellent les événements à l’origine de la médaille miraculeuse.
Comment vivre ce pèlerinage ?
Seul, en famille ou en groupe, chacun peut venir confier une intention à la Vierge Marie, rendre grâce ou demeurer quelques instants en silence devant le tabernacle. La participation à la messe peut également marquer cette démarche. Le pèlerinage prolonge ainsi l’invitation adressée à Catherine : venir au pied de l’autel et ouvrir son cœur à Dieu avec confiance.
Préparer sa visite
Avant de vous déplacer, consultez le site officiel de la chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse pour connaître les horaires d’ouverture et des célébrations. Pour organiser un pèlerinage en groupe, prenez contact avec le sanctuaire afin de préparer votre accueil.
Prière à Notre Dame de la médaille miraculeuse
« Ô Notre Dame de la médaille miraculeuse qui avez voulu apparaître à sainte Catherine Labouré comme la médiatrice de toutes les grâces, écoutez-moi, je vous implore !
Je remets entre vos mains maternelles toutes mes intentions, tous mes intérêts spirituels et temporels. Je vous confie la grâce que j’ose solliciter de votre bonté, vous suppliant humblement d’en parler à votre divin Fils et de lui demander de m’exaucer, si cette grâce que j’implore est bien conforme à sa volonté et au bien de mon âme. Après avoir élevé vos mains suppliantes vers le Seigneur, daignez, ô Vierge puissante, les abaisser sur moi, m’envelopper de vos rayons de grâces afin qu’à la lumière et à la chaleur de ces rayons, mon âme se dégage des choses d’ici-bas, se purifie et marche joyeusement à votre suite, jusqu’au jour où vous m’accueillerez à la porte du ciel. Amen. »
Priez la Vierge Marie dans la confiance sur Hozana…
Priez cette . Ce sera pour vous l’occasion de rendre grâce pour la protection de la Sainte Vierge, et de lui confier vos intentions, vos souffrances, vos peines et vos joies!
I dans cette neuvaine afin de découvrir les vertus de Marie, et vous confier à son intercession et à sa protection.
Confiez vous dans cette , fervent admirateur de la médaille miraculeuse, et découvrez le bonheur d’aimer Dieu.
Enfin, si vous aimez prier le chapelet, ce qui constitue la plus grande demande de la Vierge pour notre temps,(Notre Dame, Mère de la Lumière) chaque soir pour un chapelet-live à 19h30.