Marie de l’Incarnation : vie, citations, prières

Marie de l’Incarnation, considérée comme étant “la mère de l’Église canadienne”, est une mystique catholique française du XVIIème siècle. Elle était également missionnaire car elle a fondé le couvent des Ursulines de la Nouvelle-France et le premier couvent dédié à l’enseignement féminin en Amérique du Nord. Marie de l’Incarnation a été canonisée par le pape François le 3 avril 2014. 

 


Biographie de Marie Guyart

Marie de l’Incarnation, de son nom de naissance Marie Guyart, est née le 28 octobre 1599 à Tours. Elle est issue d’une famille de huit enfants, où la foi catholique prenait une grande place. Elle reçoit sa première grâce mystique à l’âge de sept ans. Elle a une vision qu’elle raconte en 1653 : « En mon sommeil, il me sembla que j’étais dans la cour d’une école champêtre, avec quelqu’une de mes compagnes... Ayant les yeux levés vers le ciel, je le vis ouvert et Notre-Seigneur... en sortir et qui par l’air venait à moi qui, le voyant, m’écriai à ma compagne : “Ah ! Voilà Notre-Seigneur ! C’est à moi qu’il vient !” […] Mon cœur se sentit tout embrasé de son amour. Je commençai à étendre mes bras pour l’embrasser. Lors, lui, le plus beau de tous les enfants des hommes, avec un visage plein d’une douceur et d’un attrait indicible, m’embrassant et me baisant amoureusement me dit : “Voulez-vous être à moi ?” Je lui répondis : “Oui” — Lors, ayant ouï mon consentement, nous le vîmes remonter au ciel ». 

C’est à partir de ce jour qu’elle décide de consacrer, d’une manière ou d’une autre, sa vie au Seigneur. A quatorze ans, elle demande à ses parents d’intégrer le couvent des Bénédictines de Beaumont. En effet, elle se sent attirée par la vie cloîtrée et souhaite passer sa vie en prière. 

Malheureusement, ses parents n’accèdent pas à cette demande et l’encouragent à se marier. A l’âge de dix-sept ans, Marie épouse le maître ouvrier en soie, Claude Martin. Ce dernier meurt six mois seulement après la naissance de leur premier enfant et deux ans après leur mariage, la laissant veuve et responsable d’une petite fabrique, au bord de la faillite. Marie se retrouve alors avec des biens à liquider, des dettes sur les bras et un nourrisson, nommé Claude, à élever. Elle retourne chez ses parents qui l’invitent à se remarier afin de régler ses problèmes matériels. Cette fois, elle ne les écoute pas, l’appel du Seigneur est plus fort : elle veut se retirer dans la solitude et prière d’un couvent.

Le 24 mars 1620, Marie Guyart vit une expérience mystique, sa “conversion”, cela signifie que le Christ lui est apparu et lui a montré ses péchés afin qu’elle s’en repente. Le Sauveur est entré dans son cœur pour ne plus jamais en sortir. Elle court ensuite se confesser et se sent transformée. Elle est décidée à vivre une vie de recluse.

C’est alors que sa sœur Claude, mariée à Paul Buisson, un marchand, l’invite en 1621 à venir vivre chez eux, avec son fils. Ne pouvant pas abandonner son enfant si petit, elle accepte leur offre, tout en décidant de mener une vie d’abnégation et de servitude. Elle aide énormément son beau-frère dans la gestion de son entreprise. Elle finit même par en devenir la directrice en 1625. Cette même année, Marie Guyart est à nouveau touchée par une grâce mystique en s’unissant à Jésus-Christ. Bien qu’elle ne puisse toujours pas entrer en religion, elle fait vœu de chasteté, de pauvreté et d’obéissance. 

Enfin, le jour dont elle rêve depuis plusieurs années arrive : le 25 janvier 1631 Marie Guyart quitte sa famille, confie son fils à sa sœur Claude et entre au couvent des Ursulines de Tours. Elle devient alors Marie de l’Incarnation à partir de 1633 après avoir prononcé ses vœux. 

Une nuit, elle voit un pays inconnu en rêve. Elle s’y intéresse et entreprend de lire les Relations des Jésuites. Elle découvre alors un pays : le Canada. Marie de l’Incarnation rêve alors de devenir missionnaire dans ce lointain pays. Elle rencontre un jour une riche femme, très pieuse, Marie-Madeleine de Chauvigny de La Petrie et tout s’accelère. Cette dernière octroie à la religieuse les fonds nécessaires à la fondation d’un monastère au Canada. Marie de l’Incarnation quitte la France en 1639 avec mère Marie Savonnières de Saint-Joseph et mère Cécile de Sainte-Croix, Madame de La Peltrie, Charlotte Barré et une servante, afin de fonder un monastère au Québec. Elles arrivent le 1er août, en même temps que des hospitalières venues fonder un hôtel-dieu.

Les Ursulines s’installent près de la place publique de la basse-ville de Québec. Elles tentent d’évangéliser et de franciser les jeunes filles autochtones mais n’ont aucun succès. Elles s’occupent alors de l’instruction des jeunes filles françaises de la colonie.

Le 21 novembre 1642, les Ursulines déménagent vers un monastère de la haute-ville. Malheureusement, il est détruit dans un incendie survenu le 30 décembre 1650. Fort heureusement les religieuses parviennent à se réfugier à temps chez Madame de La Petrie, habitant non loin de là. Marie de l’Incarnation et sa communauté œuvrent ensuite à la reconstruction et au développement du monastère. Les Ursulines ont la joie d’accueillir la première Canadienne au monastère en 1660 : Anne Bourdon qui prononce ses vœux. 

Marie de l’Incarnation, bien que cloîtrée dans son couvent, a beaucoup œuvré pour la colonie. Elle raconte avec fidélité tout ce qui s’y passe dans ses nombreuses lettres envoyées à son fils. Elle a en effet beaucoup écrit pendant sa vie et spécialement durant sa mission : des lettres, des relations et notes spirituelles, trois dictionnaires autochtones (français-algonquin, algonquin-français et iroquois) et un catéchisme iroquois. C’est son fils qui publie ses écrits en 1677, Vie et en 1681, Recueil de Lettres

Marie de l’Incarnation s’éteint le 30 avril 1672, à l’âge de 72 ans, à Québec. Elle est inhumée au monastère des Ursulines de Québec. Mère Marie de l’Incarnation est déclarée Vénérable le 19 juillet 1911 par le pape Pie X, puis béatifiée le 20 juin 1980 par le pape saint Jean-Paul II et enfin canonisée par le pape François le 3 avril 2014. Elle est célébrée par l’Église le 30 avril.

Trois citations de sainte Marie de l’Incarnation

« Dieu ne quitte jamais ceux qui le traitent d'ami et Le préfèrent à toutes choses et à eux-mêmes. »

 

« La Vie et l'Amour de Jésus soit toujours votre force et votre tout. »

 

« La retraite est douce et on ne traite jamais avec Dieu mieux que dans le silence. »

Deux belles prières de sainte Marie de l’Incarnation

Prière pour renouveler sa confiance en Dieu

« Seigneur, toi qui nous connais, tu nous as placés sur une route où rien n’est exigé sinon la décision de marcher. Par ton Amour nous brûlons du désir d’entrer dans le perpétuel mouvement d’offrande de Dieu lui-même. Tu es notre confiance qui, même dans nos faiblesses, est sûre de l’accueil dans la maison du Père. Tu es notre foi qui reconnaît le Père comme auteur de notre vie, le Fils comme sauveur de notre vie, l’Esprit comme souffle de notre vie. Toi, qui es toute douceur, tu es continuellement le signe visible de l’amour de Dieu. Nous croyons que notre mort sera un passage vers la vraie vie. Ainsi soit-il. » 

Prière d’abandon à Jésus de mère Marie de l’Incarnation

« Mon doux Amour, mes délices adorables, vous plaisez-vous à mes langueurs ? Ne savez-vous pas que mon désir est véritable ? Oui, vous le savez, car mon cœur est à découvert en votre présence proche de l'autel de votre Sacré Cœur. Que je sois donc toute vôtre comme vous êtes tout mien. Autel sacré, que sur vous soit fait le sacrifice ! Ô brasier adorable, faites brûler celle qui ne veut vivre que dans vos flammes ! Serait-il possible de me voir si proche de vous et d'être si appliquée sur un autel de feu, sans être consumée d'amour ! Ô mon doux Amour, je suis unie à vous et à votre cœur embrasé ! Je vis et je meurs tout ensemble : je vis parce qu'on ne peut être uni à vous sans vivre de votre vie : ô vie admirable ! Et je meurs, parce que cette union est aussi une mort qui fait finir tout ce qui n'est pas vous ; ainsi vivant et mourant, je ne suis pas à moi, mais à vous, ô mon cher tout, ô mon Amour, le désir unique de mon âme ! Ainsi soit-il. » 

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