Epuisement maternel : accueillir sa vulnérabilité
Charge mentale, soucis du quotidien, gestion vie pro / vie perso, désir d’accompagner au mieux nos enfants dans une société de plus en plus complexe, … tout ceci fatigue forcément. La vie de maman est faite de son lot de fatigues physiques, nerveuses, psychologiques, émotionnelles. Parfois pourtant cette fatigue est telle que l’ont vit un état d’épuisement intense qui peut aller jusqu’au burn out maternel. Il est alors très important de ne pas rester seule, de pouvoir en parler et de se faire aider.
Mais pour éviter d’aller jusqu’à l’épuisement, il peut être bon de changer notre regard sur la fatigue maternelle. Et si se sentir fatiguée, dépassée en tant que maman n’était pas anormal ? Et si cela ne faisait pas de nous une mauvaise mère mais simplement une maman vivante et sensible ? Et surtout, si la fatigue n'empêchait pas les petits (et grands) bonheurs, les rires, les bons moments ?
Au lieu de combattre notre fatigue, de résister, de vouloir à tout prix la chasser (ce qui est aussi épuisant en soi !), nous pouvons apprendre à l’accepter, à accueillir nos émotions. Lui donner une place, c’est éviter qu’elle n’en prenne trop. Accepter notre vulnérabilité, c’est aussi permettre que co-existent d’autres dimensions de la parentalité : comme la joie par exemple.
Mamans épuisées : 4 étapes pour faire de sa fatigue une force
1- Reconnaître que l’on est fatigué
Cette première étape peut paraître basique mais elle n’est pour autant pas si simple.
Certains signes peuvent nous alerter sur un état de fatigue chronique :
- troubles du sommeil
- changement de comportements, notamment : irritabilité, angoisses, troubles de l’humeur …
- isolement
- stress
- problèmes relationnels, dans son couple, au travail …
- hyperactivité
Le regard de notre entourage - conjoint, enfants, amis, collègues, … - peut nous aider à nous rendre compte d’un mal être que nous sommes parfois les derniers à identifier ou que nous avons du mal à avouer.
Si le fait de passer du temps avec son / ses enfants devient une source de stress, n’apporte plus de plaisir, c’est aussi le signe que quelque chose n’est plus ajusté.
2 - Sentir sa fatigue et la façon dont mon corps l’exprime
Notre corps est notre meilleur allié. Savoir l’écouter est important.
La fatigue - même psychologique ou émotionnelle - résonne dans notre corps. Une fois que l’on a admis être fatiguée (étape 1), nous pouvons être plus à l’écoute de la façon dont notre corps exprime cette fatigue.
- douleurs ? tensions ?
- dans quelles parties du corps ? épaules ? tête ? bas du dos ? …
- à quel moment de la journée le plus souvent ? avant ou après quelle activité ?
- quelles pensées me viennent à l’esprit alors ?
- quelles émotions cela déclenche-t-il chez moi ?
A ce stade, il ne s’agit ni de juger, ni d’analyser mais de se rendre présent à ce que l’on ressent.
(La méthode Vittoz peut être une alliée précieuse pour se reconnecter à soi et trouver de nouvelles forces intérieures.)
3 - Nommer sa fatigue
Il est important d’apprendre à formuler et à exprimer sa fatigue.
Plus on est juste dans ces mots, mieux on définit et on circonscrit la fatigue.
- Suis-je lassée ? affaiblie ? épuisée ? lessivée ? A bout de force ?
- Est-ce un peu, beaucoup, passager, durable, profond … ?
- Est-elle plutôt physique ? psychologique ?
On peut ainsi chaque jour, faire l’exercice de la météo intérieure. Petit à petit, on commence à prendre conscience de subtilités, de variations, de moments où l’on se sent mieux, ce qui en soi redonne de l’énergie.
4- Accepter ses limites … et en faire une grâce !
Notre rôle, en tant que parents, est de montrer à nos enfants que l’on peut toujours - tout en étant imparfaits, dans un monde imparfait - être heureux. Cela commence en acceptant nos limites, en s’autorisant à ressentir de la fatigue, sans culpabilité, sans honte.
Se reconnaître vulnérable n’est pas un constat d’échec mais un pas - non négligeable - vers la sainteté ! En reconnaissant nos limites, nous acceptons le fait d’avoir besoin des autres … et de Dieu. Cela nous rend tout simplement plus humain.
“Mais [le Seigneur] m’a déclaré : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.” (2 Corinthiens 12, 9)
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