Peut-on se marier à l’Église après un divorce ?
Le sacrement du mariage, institué par Dieu, unit un homme et une femme pour toute la vie. Mais que se passe-t-il lorsqu’un mariage chrétien se termine par un divorce ? Est-il alors possible de se remarier à l’Église ? Découvrez des réponses à cette question notamment à partir du Code de droit canonique et du Catéchisme de l’Église catholique.
Sommaire
- Le mariage religieux est-il indissoluble ?
- Peut-on se marier à l’Église après un divorce civil si on n’était pas marié religieusement ?
- Peut-on se remarier à l’Église après un divorce si on était marié religieusement ?
- Dans quels cas peut-on se remarier à l’Église après un mariage religieux ?
- Quelle place pour les personnes divorcées dans la vie chrétienne ?
- Avec Hozana, vivons des sacrements !
Le mariage religieux est-il indissoluble ?
Oui, le mariage sacramentel valide est indissoluble. Cela signifie que, même en cas de séparation ou de divorce civil, le lien sacramentel demeure devant Dieu.
C’est pourquoi, en principe, une personne divorcée, qui a contracté le mariage sacramentel au préalable, n’est pas libre de se remarier à l’Église, tant que son premier conjoint est vivant ou que le mariage n’a pas été déclaré nul. Cette distinction entre divorce civil et mariage sacramentel est fondamentale : le divorce règle les aspects civils d’une séparation, mais le mariage à l’église reste un engagement devant Dieu. On ne redira donc jamais suffisamment l’importance de la préparation du sacrement du mariage dans les paroisses.
Peut-on se marier à l’Église après un divorce civil si on n’était pas marié religieusement ?
Oui, lorsqu’une personne n’a été mariée que civilement et qu’elle a divorcé, elle peut en principe se marier à l’Église, car le mariage civil ne crée pas de lien sacramentel devant Dieu, à condition d’être libre de tout engagement matrimonial.
En effet, le divorce civil concerne uniquement la loi de l’État. Il ne crée aucun lien sacramentel devant Dieu.
Ainsi, puisque le mariage civil n’est pas un sacrement et que le divorce met fin uniquement à l’union civile, la personne divorcée civilement peut être considérée comme libre pour se marier à l’Église.
Bien sûr, une certaine vigilance sera de mise dans la préparation au sacrement du mariage.
Peut-on se remarier à l’Église après un divorce si on était marié religieusement ?
En principe, non, lorsqu’un mariage a été célébré à l’Église et reconnu comme valide, le lien sacramentel demeure devant Dieu malgré le divorce civil, et la personne n’est donc pas libre de se remarier à l’Église, sauf si elle obtient une déclaration de nullité de mariage.
Ainsi, même après un divorce civil, le lien du mariage sacramentel subsiste aux yeux de l’Église tant que ce mariage est considéré comme valide.
Le divorce civil met fin à la vie commune et à la situation juridique du couple, mais il ne rompt pas le lien sacramentel du mariage.
Jésus lui-même le rappelle dans l’Évangile : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mt 19,6).
Ainsi, pour l’Église catholique, le mariage sacramentel valide reste indissoluble, même en cas de séparation ou de divorce civil.
Dans quels cas peut-on se remarier à l’Église après un mariage religieux ?
Il existe une seule situation dans laquelle un remariage à l’Église peut être envisagé : la déclaration de nullité de mariage.
La nullité ne signifie pas que l’Église “annule” un mariage existant. Elle signifie qu’elle reconnaît que, dès le départ, les conditions nécessaires à un mariage sacramentel valide n’étaient pas pleinement réunies.
Autrement dit, il n’y a jamais eu de mariage sacramentel valide aux yeux de l’Église.
Le Code de droit canonique, précise les situations pouvant conduire à une déclaration de nullité, notamment :
- un défaut de consentement libre et éclairé
- les empêchements de droit naturel ou canonique (déjà marié, incapacité, etc.)
- l’erreur sur la personne ou sur une qualité essentielle (exemple avec le dol)
- l’exclusion volontaire d’un élément essentiel du mariage (fidélité, indissolubilité, ouverture à la vie)
Le consentement des époux reste toujours l’élément central.
Si la nullité est reconnue par un tribunal ecclésiastique, la personne est alors libre de se remarier à l’Église.
Quelle place pour les personnes divorcées dans la vie chrétienne ?
Même sans possibilité immédiate de remariage sacramentel, les personnes divorcées ne sont jamais exclues de l’Église. L’Église distingue toujours la dimension sacramentelle de la vie chrétienne de la situation civile ou personnelle d’une personne.
Amoris Laetitia, l’exhortation apostolique du Pape François sur l’amour dans la famille, rappelle que les pasteurs doivent faire preuve de discernement et tenir compte de la réalité des personnes :
« Face aux situations difficiles et aux familles blessées, il faut toujours rappeler un principe général : ‘‘Les pasteurs doivent savoir que, par amour de la vérité, ils ont l'obligation de bien discerner les diverses situations’’ (Familiaris consortio, n. 84). Le degré de responsabilité n’est pas le même dans tous les cas et il peut exister des facteurs qui limitent la capacité de décision. C’est pourquoi, tout en exprimant clairement la doctrine, il faut éviter des jugements qui ne tiendraient pas compte de la complexité des diverses situations ; il est également nécessaire d’être attentif à la façon dont les personnes vivent et souffrent à cause de leur condition » (n° 79).
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