Qui peut communier à la messe ?
La communion eucharistique est l’un des moments les plus importants de la messe, puisque les fidèles y reçoivent le Corps du Christ dans l’Eucharistie. Mais tout le monde peut-il communier ? Quelles sont les conditions pour recevoir la sainte communion ? Faut-il se confesser avant ? Dans cet article d’Hozana, découvrez les principaux points à retenir.
Quelles sont les conditions pour communier à la messe ?
Être baptisé catholique
Le baptême est la porte d’entrée dans la vie chrétienne et dans les sacrements. Pour communier à la messe catholique, il faut donc être baptisé.
Dans la plupart des cas, la communion est réservée aux catholiques. Cependant, dans certaines circonstances particulières, des chrétiens d’autres confessions peuvent recevoir l’Eucharistie, notamment lorsqu’ils partagent la même foi dans ce sacrement et qu’ils n’ont pas accès à un ministre de leur Église. Ces situations restent exceptionnelles.
Avoir fait sa première communion
Cela signifie avoir déjà reçu pour la première fois la communion dans l’Église catholique.
Ne pas avoir de péché mortel sur la conscience, qui n’ait pas été confessé au préalable
Pour communier, l’Église demande d’être en état de grâce, c’est-à-dire de ne pas être conscient d’un péché grave non confessé.
Le Catéchisme de l’Église catholique rappelle que toute personne qui a commis un péché mortel (ayant pour objet une matière grave, commis en pleine conscience et de propos délibéré) doit se confesser avant de recevoir la communion : « Celui qui a conscience d'avoir commis un péché mortel ne doit pas recevoir la Sainte Communion, même s'il éprouve une grande contrition, sans avoir préalablement reçu l'absolution sacramentelle, à moins qu'il n'ait un motif grave pour communier et qu'il ne lui soit possible d'accéder à un confesseur » (CEC n° 1457).
Être à jeun depuis au moins une heure
L’Église demande également de respecter le jeûne eucharistique, c’est-à-dire ne pas manger ni boire (sauf de l’eau et des médicaments) pendant au moins une heure avant la communion. Ce jeûne est un signe de préparation intérieure à la rencontre avec le Christ dans l’Eucharistie.
Avoir une vie cohérente avec la foi chrétienne
Recevoir la communion implique aussi une cohérence entre sa foi et sa manière de vivre. Certaines situations ou engagements peuvent être en contradiction avec l’enseignement de l’Église et rendre la communion difficile, tant qu’ils ne sont pas éclairés ou réconciliés. Cela peut concerner, par exemple, l’appartenance à la franc-maçonnerie ou des positions publiques contraires à l’enseignement de l’Église sur des questions fondamentales telles que le respect de la vie humaine.
Dans ces cas, l’Église invite à un discernement personnel.
Qui peut et ne peut pas communier à la messe ?
Est-ce qu’un divorcé remarié après un mariage religieux peut communier ?
Si une personne a été mariée à l’Église (mariage sacramentel), puis a divorcé civilement et s’est remariée civilement, la situation dépend de la reconnaissance ou non de la nullité du premier mariage.
Tant que le premier mariage n’a pas été déclaré nul par l’Église, la personne est considérée comme toujours mariée sacramentellement, le sacrement du mariage étant considéré comme indissoluble.
En principe, une personne dans cette situation ne peut donc pas communier si elle vit dans une nouvelle union non reconnue par l’Église.
Cependant, chaque situation est unique et peut être complexe. L’Église invite à un dialogue pastoral.
Est-ce qu’une personne divorcée d’un mariage civil puis mariée à l’Église peut communier ?
Si une personne a été mariée uniquement à la mairie (mariage civil), puis a divorcé, et s’est ensuite mariée à l’Église, elle peut communier.
En effet, pour l’Église catholique, un mariage civil n’est pas un sacrement. Il ne constitue donc pas, en lui-même, un obstacle à la communion.
Est-ce qu’une personne en situation de concubinage peut communier ?
Le concubinage désigne le fait de vivre en couple sans être marié à l’Église.
Dans ce cas, la communion peut poser question, car cette situation n’est pas en cohérence avec le sacrement du mariage tel que l’enseigne l’Église catholique.
En pratique, cela peut empêcher de communier si la personne est pleinement consciente de cette situation et choisit d’y demeurer de manière délibérée.
Est-ce qu’une personne homosexuelle peut communier ?
L’Église catholique distingue la personne et les actes. Une personne ayant une orientation homosexuelle peut communier, à condition d’être en état de grâce, comme tout fidèle.
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A partir de quel âge peut-on communier ?
En règle générale, on peut recevoir la première communion à partir du moment où l’enfant est capable de comprendre, à son niveau, le sens de l’Eucharistie. Cela correspond souvent à l’âge de raison, généralement autour de 7 ou 8 ans.
Peut-on communier tous les jours ?
Oui, un fidèle peut communier tous les jours, à condition de respecter les conditions demandées par l’Église.
Peut-on s’avancer sans communier pendant la messe ?
Oui, une personne qui ne communie pas peut s’avancer lors de la communion pour recevoir une bénédiction du prêtre. Elle croise alors les bras sur la poitrine pour signifier qu’elle ne reçoit pas l’Eucharistie.