Cela, ne le dites à personne. A François, oui, vous pouvez le dire.

Cela, ne le dites à personne. A François, oui, vous pouvez le dire.

    Les enfants sous le portique  construit par la famille de Maria de la Capelinha et terminé pour l'apparition du 13  Juillet. Photo prise en octobre suivant ; le petit chêne vert est encore visible

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Le titre reprend les paroles de Notre Dame aux enfants à la fin de la communication du secret, juste avant de leur apprendre la prière à réciter à la fin de chaque dizaine du chapelet : ‘'O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer……'' .

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                 I   Mardi 13 Juillet : Anniversaire de la troisième apparition de Notre Dame à Fatima en 1917 (1400 mots)

               Notre Dame choisit le mois ou l'Eglise célébrait le précieux sang de Notre Seigneur pour révéler aux enfants le centre de son message pour sauver les âmes. ‘'Si l'on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d'âmes se sauveront et l'on aura la paix.''  Retenons les 2 annonces capitales de ce jour : ‘'Pour empêcher cela, (La punition des crimes du monde par Dieu), je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois.''  Nous avons donné à plusieurs reprises le récit de cette apparition si importante  (dont le secret en 3 parties avec ses deux visions). Voici les liens pour retrouverez la première diffusion lors du centenaire de ces apparitions.   

https://hozana.org/publication/10287-troisieme-apparition-de-notre-dame-a-la-cova-da-iria-vendredi-13-juillet-1917   et     https://hozana.org/publication/10344-troisieme-apparition-de-notre-dame-a-la-cova-da-iria-seconde-partie   Nous extrairons du livre de William Thomas Walsh ‘'Notre Dame de Fatima'' (30/12/1954),  l'état d'esprit des enfants la veille de ce jour  et le récit de ce qui s'était passé à la Cova da Iria le 13 juillet.

               Dans l'après-midi de la veille de l'apparition, Lucie annonça à ses cousins qu'elle n'irait pas à la Cova da Iria  le lendemain. (Après l'apparition du 13 juin, le curé de Fatima avait dit aux enfants que c'était peut-être le diable qui leur apparaissait.)

              - Comment peux-tu penser que c'est le diable ? Demandait François indigné. N'as-tu pas vu Notre-Dame et Notre Seigneur dans le grand rayon lumineux ?  Tu sais bien que nous ne pouvons y aller sans toi, puisque tu es la seule qui doit parler !

               - Je n'irai pas.

               - Et bien ! Moi, j'irai quand même, répondit François  avec décision.

               - Et moi aussi, déclara Jacinthe. La Dame nous l'a demandé.

               Dans la soirée, le petit garçon rencontra Lucie à l'aire et tenta un ultime effort pour la convaincre.

-Voyons, Lucie, décide-toi ! Viendras-tu demain ?

               - Je n'irai pas. Je t'ai déjà dit que je n'y reviendrais jamais.

               - Ne comprends-tu pas que ce n'est pas le diable ? Le bon Dieu est si triste de tous les péchés commis. Si tu ne vas pas à Cova da Iria  il sera plus triste encore.

               - Je te répète que je n'irai pas.

               Le 13, Lucie éprouva soudain un désir extrême de voir François et Jacinthe, un désir auquel elle ne put résister. Elle courut chez les Marto et trouva les deux petits agenouillés près de leur lit et pleurant amèrement.

  • Vous ne partez pas ?
  • Nous n'osons pas aller à Cova da Iria sans toi, répondirent-t-il entre des sanglots.
  • Bien. J'ai changé d'avis. J'y vais.

               Ils se levèrent d'un bon, tout heureux. François dit à sa cousine qu'il avait prié pour elle toute la nuit.

  • Allons, dit-elle.

               Manuel Marto (surnommé ‘'Ti Marto'' père de Jacinthe et François)  était résolu, cette fois, à passer la journée auprès de ses enfants et à voir par lui-même ce qu'ils faisaient. Quand il arriva, la presse était telle qu'il fut obligé de jouer des coudes un bon moment pour s'ouvrir un passage jusqu'aux trois petits. En général, les foules portugaises sont calmes et disciplinées, mais, « la curiosité est contagieuse », se disait-il philosophiquement. Il ne peut s'empêcher de sourire encore au souvenir de quelques personnes, d'une élégance certainement inopportune. « Dieu sait d'où elles étaient venues ! » Des dames en jupe longue, avec d'immenses chapeaux, comme on en voit dans les gravures de mode, dit-il en les jugeant ridicule. « Il y avait des « messieurs » qui s'étaient déplacés, visiblement pour s'amuser et se moquer des paysans ; mais moi, je me riais d'eux. Pauvres malheureux ! Ils n'avaient même pas foi en Dieu. Comment auraient-ils pu croire à Notre Dame ? » La plus grande partie de cette multitude était cependant constituée par des gens de la montagne, des gens nu-pieds, un châle noir sur la tête ; des hommes en habits du dimanche, chaussée de grandes bottes cloutées. Parmi eux, Marto rencontra sa femme avec Maria Rosa. (La mère de Lucie)

               Olimpia, en effet avaient écouté l'émouvante conversation des enfants, dans la chambre à coucher. Dès qu'ils partirent, tout heureux de la décision de Lucie, elle s'en fut en courant chez son frère, pour prévenir sa belle-sœur qu'il y avait du nouveau. Ah ! Mon Dieu ! Était-ce possible ? Il semblait à Maria Rosa que la terre manquait sous ses pas. Après tout ce qu'elle avait fait pour la rendre plus sensée, voici que sa fille, cette petite imbécile de Lucie, était sortie en cachette pour ne pas manquer un rendez-vous avec le diable ! Les deux femmes s'en allèrent immédiatement, pourvues de phosphore et de cierges bénis, sans doute avec l'intention d'exorciser et de mettre en fuite l'esprit malin, s'il apparaissait de nouveau. Elles arrivèrent trop tard pour se placer près des enfants, mais restèrent à proximité, leurs cierges en main, prête à les allumer si c'était nécessaire. Deux à trois mille  personnes attendaient pour voir ce qui allait arriver.

               Au milieu d'elles, les enfants récitaient le chapelet et regardait vers l'est. Il ne prêtait aucune attention à une femme qui les insultait grossièrement et les traiter d'imposteur. Jacinthe et François ne s'aperçurent pas de la présence de leur père qui s'était placé près d'eux, décidé à les défendre au besoin. Lucie, dit Ti Marto, paraissait pâle comme une morte. Elle s'écria soudain :

  • Découvrez-vous ! Découvrez-vous ! J'aperçois Notre-Dame !

               TI Marto vit comme une petite nuée descendre sur l'arbuste. Subitement, le soleil faiblit et une brise fraîche souffla sur la Sierra brûlante. Il entendit  alors un bourdonnement qu'il compare au bruit que ferait « un taon enfermé dans un arrosoir vide » ; mais ni lui, ni Maria Carreira (de la Capelinha), ni personne, sauf les enfants, ne distinguèrent aucune parole.

               Une des sœurs de Lucie, Thérèse, présente ce jour, rapportera au curé de Fatima que Jacinthe intervint la première en disant ‘'Allons, Lucie, parle ! Ne vois-tu pas qu'elle est déjà là et qu'elle veut te parler ? »  Pendant les longs moments d'attente qui suivirent les dernières paroles de la Sainte Vierge, une atmosphère apocalyptique régnait. La foule semblait percevoir la solennité extraordinaire et l'intérêt surnaturel de cette communication divine, dont dépendait peut-être le sort de l'humanité. Les enfants extasiés se taisaient. La multitude, la nature même, tout demeurait dans un silence absolu. Enfin Lucie, pâle comme un cadavre, s'aventura à demander de sa petite voix aigüe :

               Demandez-vous autre-chose ?

               Non, aujourd'hui  je ne veux plus rien de toi.

      Après l'apparition, la foule curieuse entourait et questionnait les enfants et particulièrement Lucie ‘'Pourquoi paraissais-tu si triste ?'' . C'est un secret ! En portant Jacinthe dans ses bras, Manuel Marto arriva à la route et il y trouva, Mario Godinho qui avait conduit sa mère en voiture à la Cova da Iria. Ce dernier proposa de ramener les enfants à Aljustrel. C'était la première fois qu'ils montèrent dans une voiture. Devant l'église de Fatima Mario proposa de les photographier.  On lui doit donc la première photo des voyants, moins connue que celle qui fut prise plus tard dans le jardin de la famille Marto, entre le 13 juillet et le 13 août suivant. 

         Notre Dame avait terminé ces annonces si importantes pour les âmes  par cette prière qu'elle demanda de réciter après chaque dizaine du chapelet quotidien :  - Quand vous réciterez le chapelet, dites après chaque mystère : "O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer, attirez au Ciel toutes tes âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin." Elle rappelait ainsi que le Christ avait donné sa vie pour tous les hommes, sans exception, et Dieu le Père ‘'Veut que tous les hommes soient sauvés''. L'expression portugaise originale est ‘' Levai para o Ceu'' qui signifie : prends-les, transporte-les, soulève-les, ou mieux : tire-les ! Ceci nous rappelle les paroles de Jésus : ‘'Quand je serai élevé au-dessus de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi''

        Thomas Walsh rencontra Lucie (sœur Marie des douleurs) en juillet 1946. ‘'Notre-Dame, me précisa-t-elle, désire que la Russie – et non le monde, comme on le prétend de façon inexacte dans beaucoup d'histoires des apparitions – soit consacrée à son Cœur Immaculé par le pape et tous les évêques un jour choisi, en une cérémonie spéciale. Sinon, le monde entier, sans exception, sera châtié pour les erreurs de la Russie.''

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           II  L'enfer (1000 mots) 

          Dans l'ensemble de ce que Notre Dame a demandé aux enfants de garder secret, Elle leur a d'abord montré une première vision, celle de l'enfer dans sa partie accessible à nos sens. (Nous savons depuis le 26 juin 2000 qu'elle leur a montré ensuite une seconde vision que Lucie a mis par écrit le 3 janvier 1944). Notre Dame leur a fait voir et entendre. ‘'L'océan de feu, les âmes des damnés (c'était avant le jugement dernier, avant la résurrection des corps, les damnés n'avaient pas récupéré leurs corps), les gémissements de douleur et de désespoir, les animaux effrayants et inconnus, transparents'' (c'est un de ces animaux que François a vu plus tard crachant du feu et qui l'a tant effrayé ; par contre c'est Jacinthe qui a le plus été impressionnée par cette vision de tant d'âmes perdues et n'a eu de cesse que d'essayer d'en sauver le plus grand nombre possible par ses sacrifices )

        Juste après l'ensemble du secret, Elle a justifié cette première vision pour présenter le rôle que Dieu veut faire jouer à son Cœur Immaculé : Sauver les âmes des pécheurs par l'établissement dans le monde d'une dévotion particulière, celle de son Cœur Immaculé : ''Vous avez vu l'enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion â mon Cœur Immaculé.''  

       La définition de l'enfer du catéchisme en vigueur à l'époque était ‘'l'enfer est un lieu de tourments auquel sont condamnés tous ceux qui par leurs crimes se sont révoltés contre l'ordre de la Providence ou de la prédestination et ont été fixés dans ces crimes de façon à ne s'en convertir jamais. (…) Les peines et les tourments qu'ils méritent en raison de leurs crimes dureront toujours et ne finiront jamais. (…). Ces peines sont de deux sortes ; savoir : la peine du dam, et la peine du sens. (…). Le feu doit s'entendre au sens d'un feu matériel, car il désigne proprement la peine du sens.''

            Le catéchisme actuel précise : (article 1033)  Mourir en péché mortel sans s'en être repenti et sans accueillir l'amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c'est cet état d'auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu'on désigne par le mot " enfer ". (1035) ‘' ……. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l'enfer, " le feu éternel " …..La peine principale de l'enfer consiste en la séparation éternelle d'avec Dieu en qui seul l'homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été créé et auxquels il aspire.''  

            Dans ces 2 définitions, l'Eglise place en peine principale, la séparation éternelle d'avec Dieu ; la peine du dam. Dans sa définition la plus récente, l'Eglise parle du ‘'feu de l'enfer ‘' en mettant ce terme entre guillemets. Notre Dame a volontairement montré aux enfants la réalité de ce feu, alors même que ce n'est pas la peine principale, car cette réalité est accessible à nos sens et compréhensible par tous.

            Dans le cinquième de ses Exercices, saint Ignace le Loyola, nous fait méditer sur l'enfer et en premier prélude nous fait nous représenter en enfer. En second prélude, il nous fait demander ‘' le sentiment intérieur des peines que souffrent les damnés, afin que, si les fautes me faisaient jamais oublier l'amour du Seigneur éternel, du moins la crainte des peines m'aidât à ne pas tomber dans le péché ‘'.Puis, en premier point, ‘'je verrai des yeux de l'imagination ces feux immenses et les âmes des réprouvés comme enfermées dans des corps en feu.'' En second point, ‘' j'entendrai, à l'aide de l'imagination, les gémissements, les cris, les clameurs, les blasphèmes contre Jésus-Christ notre seigneur et contre tous les saints.'' En troisième ‘'je me figurerai que je respire la fumée, le soufre, l'odeur d'une sentine et de matière en putréfaction.'' En quatrième :'' je m'imaginerais goûter intérieurement des choses amères, comme les larmes, la tristesse, le verre de la conscience.'' Enfin, ''Je toucherai ces flammes vengeresses, m'efforçant de comprendre vivement comment elles environnent et brûlent les âmes des réprouvés''

            Le pape Pie XI disait que saint Ignace avait reçu ces exercices comme des mains de la Mère de Dieu. Quatre siècles plus tard, Notre Dame utilisera ce même moyen de la vision de l'enfer et de ses peines sensibles, pour rappeler le risque le plus important des âmes sur terre et que saint Ignace utilisera comme but ‘'accessoire'' ‘'que du moins la crainte des peines m'aidât à ne pas tomber dans le péché ‘'  

                 Mgr Gaston de Ségur, a écrit au XIX siècle un petit opuscule sur l'enfer. Il y a développé notamment la phrase ‘' Retirez-vous de moi, maudits, allez dans le feu éternel ! ‘' (Mt 25, 41).

              Ce terme ‘Retirez-vous de moi ‘' s'adresse à une âme qui a été créée pour être éternellement près de son créateur. Au jour du jugement, elle reçoit cet ordre d'éloignement, et en plus, de malédiction. C'est un vide absolu qui l'envahit. Cette âme est désespérée, c'est bien ce que Lucie a entendu lors de cette première vision : Notre Dame a voulu que les enfants entendent les cris de douleur et de désespoir des damnés. Ce n'était pas la vision seulement silencieuse de cet ‘'océan de feu'' qu'Elle a montrée aux enfants en ouvrant pour la troisième fois ses mains ; Elle a voulu qu'ils en entendent les cris de douleur et de désespoir. Notre Seigneur appelle ce désespoir ‘'le ver qui ronge et ne meurt point.'', il utilise le terme ‘'ver'' car nous dit Mgr de Ségur ‘' Par ce que, dans l'âme pécheresse et damnée, il naît de la corruption de la chair''.

            Notre Seigneur a ajouté de terme ‘'maudits'' et Mgr de Ségur de préciser ‘'Et quelle haine ! La haine de DIEU! La haine parfaite du Bien infini, de la Vérité infinie, de l'éternel Amour, de la Bonté, de la Beauté, de la Paix, de la Sagesse, de la Perfection infinie, éternelle ! Haine implacable et satanique, haine surnaturelle qui chez le damné, absorbe toutes les puissances de l'esprit et du cœur.'' Les damnés ne voient plus Dieu que dans les terribles effets de sa justice, c'est-à-dire dans leurs châtiments.

        L'éternité des peines est affirmée par Notre Seigneur Lui-même ‘' Le Ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. ‘' Et l'Eglise nous fait proclamer à la fin du Credo'' Je crois à la vie éternel ‘'.

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  III   16 Juillet : Notre Dame du mont Carmel 

               A Lourdes, ou Elle s'est présentée comme étant l'Immaculée Conception, Notre Dame clôturera ses apparitions le jour de la fête de Notre Dame du Mont Carmel. C'est aussi en montrant le scapulaire de cet ordre que Notre Dame pendra congé des enfants de Fatima le 13 octobre 1917. Plusieurs fois, sœur Lucie insista sur l'importance du scapulaire, notamment le 15 octobre 1950 au père Rafferty  à qui elle dira que le rosaire et le scapulaire étaient inséparables. (Voir notre publication de 2019 : https://hozana.org/publication/57154-le-rosaire-et-le-scapulaire-sont-inseparables )

Nous retiendrons cette prière à Notre Dame du Mont Carmel communiquée par une priante:

« Ô Bienheureuse et Immaculée Vierge Marie, beauté et gloire du Carmel ! Vous regardez avec une bienveillance toute particulière ceux qui portent votre saint Habit : daignez aussi jeter sur moi, un regard propice et couvrez-moi du manteau de Votre protection maternelle. Fortifiez ma faiblesse par Votre puissance ; éclairez les ténèbres de mon esprit par Votre sagesse ; augmentez en moi la foi, l'espérance et la charité. Ornez mon âme de grâces et de vertus, afin qu'elle soit toujours un objet d'amour pour Votre divin Fils et pour Vous. Assistez-moi dans la vie, consolez-moi à la mort par Votre très aimable Présence, et présentez-moi à l'auguste Trinité, comme Votre enfant et Votre dévot serviteur, pour Vous louer et Vous bénir éternellement en paradis. »

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               IV  26 Juillet : fête de saint Anne, Mère de Notre Dame.

                ‘'Dites à votre Recteur que dans la pièce de terre appelée le Bocenno, il y a eu autrefois, ….une chapelle dédiée en mon nom. …Je désire qu'elle soit rebâtie au plus tôt, et que vous en preniez soin, parce que Dieu veut que j'y sois honorée''  Ainsi s'exprimait Anne, mère de Marie, à Yves Nicolazic , le 25 juillet 1623, veille du jour ou l'Eglise fêtait St Anne. C'est ainsi que commence l'histoire ‘'moderne ‘' du sanctuaire de St Anne d'Auray. 

                L'Eglise dans la collecte de la messe du jour précise : ‘'Dieu qui avez daigné conférer à sainte Anne la grâce de mettre au monde celle qui fut la mère de votre Fils unique, à nous qui célébrons sa fête,  accordez dans votre bonté, l'appui auprès de vous de son patronage.'' Nous avons consacré 2 publications au récit de l'érection de ce sanctuaire. . https://hozana.org/publication/55646-dieu-veut-que-j-y-sois-honoree-1-sur-2      

https://hozana.org/publication/57879-dieu-veut-que-j-y-sois-honoree-2-sur-2

 

‘'Dieu veut que j'y sois honorée'' avait précisé St Anne, comme c'était aussi la volonté divine de confier à la petite Lucie le soin de répandre la dévotion au Cœur Immaculé de sa fille unique conçue sans le péché originel dans les entrailles de saint Anne après tant d'années de stérilité

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               V  Suite du l'histoire des documents relatifs au troisième secret (1000 mots)

               Nous avons vu (https://hozana.org/publication/125884-a-qui-embrassera-cette-devotion-je-promets-le-salut) qu'après que Mgr da Sylva eut donné l'ordre par écrit à sœur Lucie de rédiger  cette dernière partie du secret, Notre Dame dut intervenir personnellement, 2 mois plus tard, pour lui confirmer que c'était bien une demande de son Fils.  Pour les deux premières parties, sœur Lucie avait profité de l'écriture des troisièmes et quatrième mémoires pour les transmettre, sans dispositions particulières, à Mgr da Sylva. Pour cette dernière partie, elle écrivit le 9 janvier 1944 ‘' (le texte) est cacheté dans une enveloppe et celle-ci est dans les cahiers. ‘' (Ses cahiers ou elle notait son journal spirituel, comme proposé quelques semaines auparavant).  (Lucie raconte qu'ayant demandé un peu de cire à sa supérieure et ayant essuyé un refus, elle en trouva un petit bout dans une corbeille à papier et, après avoir demandé à sa supérieure l'autorisation de s'en servir, elle put ainsi cacheter l'enveloppe. N'étant autorisée à écrire que le dimanche, Lucie dut attendre le dimanche suivant, 9 janvier, pour avertir Mgr da Silva de l'exécution de sa demande.)

               C'est le 17 juin 1944 que sœur Lucie se sépara de ces 2 documents à l'Asilo Fonséca, dans la ville de Valença de Minho . Mgr da Sylva avait organisé discrètement cette journée. Sœur Lucie  avait quitté Tuy le matin même, accompagnée d'une autre religieuse et elle rencontra sur place l'archevêque titulaire de Gurza, Mgr Manuel Maria Ferreira da Sylva, accompagné de son frère Mgr José Ferreira da Sylva et du père Vernocchi. Ces accompagnateurs ignoraient le but véritable de cette rencontre, et sœur Lucie remis discrètement à l'évêque le précieux cahier contenant aussi l'enveloppe cachetée. Le soir même ces documents étaient remis à Mgr da Sylva qui était dans sa maison de campagne prés de Braga; il les transféra dans son palais épiscopal à Leiria.

               En liaison avec ces documents, sœur Lucie fit quelques  suggestions à l'évêque : (Avant, pendant ou après ce transfert ?)  Notamment de le (ou les ?) garder lui-même tant qu'il vivrait  et qu'alors il soit remis au patriarche de Lisbonne Mgr Cerejeira. Dans son tome III de ‘'Toute la vérité sur Fatima'', lorsqu'il traite de cette question, le frère Michel de la Sainte Trinité ne parle plus que de l'enveloppe cachetée ; Mgr da Silva l'a retirée des cahiers et a donc a dû nécessairement prendre connaissance du contenu de ces cahiers, c'est-à-dire le journal spirituel de sœur Lucie, car c'est lui-même qui lui avait demandé par écrit de le faire, (lettre de mi-octobre 1943), ce qu'elle avait dit à l'archevêque de Valladolid, Mgr Garcia y Garcia : ‘'On m'a ordonné, décrire la partie du secret révélé par la très Sainte Vierge en 1917, et que je garde cachée, par ordre de Notre Seigneur. On me demande de l'écrire, soit dans les cahiers où l'on m'ordonne de noter mon journal spirituel, soit sur une feuille de papier, et de la mettre sous enveloppe cachetée à la cire.'' En écrivant le 9 janvier 1944 à Mgr da Silva ‘'….. (le texte) est cacheté dans une enveloppe et celle-ci est dans les cahiers. ‘', et en prenant tant de précautions pour lier ‘'enveloppe cachetée'' et ‘'cahier ‘' (contenant son journal spirituel), sœur Lucie assurait dans son couvent,  une cachette sûre à cette enveloppe : (Personne ne lit le journal spirituel d'un tiers). Le fait qu'elle attende six mois le moment propice pour remettre à la fois ‘'cahier'' et ‘'enveloppe  cachetée‘' montre qu'elle considérait que ce journal spirituel particulier était plus important que ce qu'elle avait déjà transmis de façon habituelle  à Mgr da Silva, à savoir ses Mémoires III et IV contenant l'annonce de la seconde guerre mondiale et ses millions de morts.

               En ouvrant le précieux colis, Mgr da Silva préleva l'enveloppe cachetée et pris connaissance du contenu du  cahier non cachetée ou sœur Lucie écrivait son journal spirituel puisque c'est lui qui, selon toute vraisemblance, lui avait ordonné de l'écrire. Il ne fut pas surpris de son existence car sœur Lucie avait exécuté son ordre (cahier ou l'on ordonne de noter mon journal spirituel avait-elle écrit à Mgr Garcia y Garcia. Et dans un cahier, chaque page comporte une  marge).  Mgr da Silva ne parla jamais de son contenu.  Par contre sœur Lucie lui avait dit qu'il pouvait ouvrir l'enveloppe cachetée, mais il ne le voulut pas, nous verrons plus loin pourquoi. Mgr da Silva voulu la remettre au patriarche de Lisbonne, Mgr Cerejeira qui la refusa. Une tentative fut faite également auprès de Rome, Mgr Ottaviani précisa ‘'qu'il était opportun que ce document soit conservé à la curie épiscopale de Leiria''. Malgré lui, Mgr da Silva ne put que prendre la responsabilité de ce dépôt et le 8 décembre 1945, presque 18 mois après sa réception, il plaça la ''petite ‘' enveloppe cachetée dans une enveloppe plus grande qu'il cacheta également et sur laquelle il écrivit : ‘' Cette enveloppe avec son contenu sera remise à Son Éminence le cardinal don Manuel, Patriarche de Lisbonne, après ma mort. Leiria 8 décembre 1945. José, évêque de Leiria. ‘'

            Voici ce que dit le père Alonso à ce sujet : Quand Monseigneur l'évêque se refuse à l'ouvrir [le secret], Lucie lui fait promettre qu'il serait ouvert définitivement et lu au monde à sa mort ou en 1960, selon ce qui se produirait d'abord. « Lucie dit seulement qu'on pouvait le révéler immédiatement si l'évêque l'ordonnait. Mais elle n'a pas dit qu'il devait le faire immédiatement. Les dates pour en faire la révélation furent déterminées après un dialogue entre l'évêque et Lucie. »

            En 1955, le cardinal Ottaviani, pro-préfet du Saint-Office, fut envoyé à Coïmbra pour interroger sœur Lucie sur le secret. Une dizaine d'années plus tard, dans une conférence qu'il prononça à l'Académie pontificale mariale de Rome, il déclara : ‘' L'enveloppe qui contenait le secret de Fatima fut reçue fermée par l'évêque de Leiria ; et bien que Lucie eût dit qu'il (l'évêque) pouvait le lire, celui-ci s'y refusa voulant respecter le secret et par déférence pour le Saint-Père.''


            VI  Nouvelles de nos pèlerins portant une statue de Notre Dame de Fatima, de Fatima à Moscou .

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            L'image a été prise le samedi 26 juin devant la basilique de Santiago.

     

Faits remarquables depuis Pontevedra :

  • Un homme regarde la statue avec intérêt. Il reçoit une médaille miraculeuse, s'éloigne puis revient et demande de réciter un chapelet avec nous. Joie générale.
  • Une pèlerine croise la statue et émue par cette rencontre inhabituelle fond en larmes.
  • Nos pèlerins croisent un groupe de jeune. Un des encadrant est un prêtre (Celui en short bleu clair sur la photo ci dessous). La statue et nos pèlerins reçoivent une bénédiction inattendue.
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  • Discussions profondes avec plusieurs pèlerins marqués par ce pèlerinage insolite.

            Le jeudi premier juillet, fête du Précieux Sang, à un peu plus de 100 Km de Santiago, arrivée de la statue au lieu-dit ‘'O Cebreiro ‘'connu pour y avoir été le lieu d'un miracle Eucharistique. Un moine français en l'an 1300 célébrait la messe en plein hiver et un paysan de la région est venu y assister alors que le temps était exécrable ; le prêtre se dit alors : "Quel insensé, sortir par cette tempête seulement pour voir un peu de pain et de vin"… et l'hostie est devenue Chair et le vin le Précieux Sang véritables. Les deux miracles sont exposés dans l'église dans des reliquaires en cristal offerts par la reine Isabelle en 1486 lors de son pèlerinage à Santiago. L'hostie se retrouve aujourd'hui sur le blason de la Galice représenté ci dessus à droite .

       Réflexion du chef du pèlerinage : ‘'Nous passons ici un jeudi, jour anniversaire de l'institution de l'eucharistie, et un 1er juillet fête du Précieux Sang!  Beau signe de la Providence qui nous confirme sur le bien-fondé du pèlerinage. Tout est grâce pour le cœur du pèlerin !''

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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