Facebook PixelImpuissance des moyens secondaires pour sauver le monde (5/5) - Hozana

Impuissance des moyens secondaires pour sauver le monde (5/5)

Impuissance des moyens secondaires pour sauver le monde (5/5)

Publié dans la revue Le Très-Saint Sacrement, 1ère année (1864-1865)
Juillet 1864

Le siècle de l'Eucharistie

Impuissance des moyens secondaires pour sauver le monde

Une pensée plus forte encore appelle le culte de l'adoration comme un vrai moyen
de salut : la vue de l'impuissance des moyens secondaires pour sauver le monde.
C'est un fait malheureusement trop certain, que les sociétés chrétiennes s'en vont
et disparaissent dans l'individualisme religieux. Et cependant, le clergé est nombreux, instruit et zélé ; les bons livres abondent, les œuvres catholiques apparaissent partout où il y a du bien à faire, la générosité chrétienne couvre le monde. D'où vient donc
que l'on reste indifférent, incrédule, hostile ? Quel air corrompu respirons-nous ?
Quelle sorte d'épidémie morale nous ronge et affaiblit jusqu'aux meilleures âmes ?

Les hommes de zèle s'étonnent que les exercices extraordinaires des missions,
même les plus consolantes, soient trop souvent comme ces météores qui éblouissent,
comme ces pluies torrentielles qui glissent sur la terre, comme ces commotions électriques qui agitent un instant ; et que tout retombe bien vite dans son état premier.

Autrefois un excellent livre catholique faisait une révolution dans les esprits ; aujourd'hui, à peine le lit-on en courant, pour l'oublier encore plus vite. Une grâce nouvelle produisait un mouvement salutaire parmi les peuples ; aujourd'hui, avec notre crainte du surnaturel, on commence par un sentiment de répulsion. Toujours il y a eu
au milieu des sociétés chrétiennes en dérive quelques phares de salut, quelques saints devenus comme le centre des âmes et des œuvres ; aujourd'hui on n'en rencontre plus, ou du moins ils sont cachés. Rien là d'étonnant, les planètes n'ont plus de lumière quand le soleil est éclipsé. La dévotion aux saints n'a de puissance que par Jésus-Christ, auquel elle doit conduire. Quand le roi est sans honneurs, ses ministres sont sans prestige,
et quand le souverain est insulté, tous les siens sont méprisés.

Le grand mal du temps, c'est qu'on ne va pas à Jésus-Christ, comme à son Sauveur
et à son Dieu. On délaisse le seul fondement, la seule loi, la seule grâce de salut.
Le mal de la piété stérile, c'est qu'elle ne part pas de Jésus-Christ, ou n'y aboutit pas ;
on s'arrête en chemin, on s'amuse à une fleur. L'amour divin qui n'a pas sa vie,
son centre, dans le sacrement de l'Eucharistie, n'est point dans les vraies conditions
de sa puissance : il s'éteindra bientôt comme un foyer que l'on n'alimente pas ;
il deviendra bientôt humain.

Que faire donc ? Remonter à la source de la vie, à Jésus ; non pas seulement à Jésus
de passage en Judée, ou à Jésus glorifié dans le ciel, mais encore et surtout à Jésus
dans l'Eucharistie. Il faut le faire sortir de sa retraite pour qu'il se mette de nouveau
à la tête des sociétés chrétiennes, qu'il dirigera et sauvera. Il faut lui reconstruire
un palais, un trône royal, une cour de fidèles serviteurs, une famille d'amis, un peuple d'adorateurs.

Voilà la mission et la gloire de notre siècle, ce qui le rendra grand parmi les grands siècles, et saint parmi les plus saints. Qu'on le sache bien : un siècle grandit ou décroît
en raison de son culte pour la divine Eucharistie. C'est là la vie et la mesure de sa foi,
de sa charité et de sa vertu.

Qu'il arrive donc de plus en plus, ce règne de l'Eucharistie : assez longtemps l'impiété
et l'ingratitude ont régné sur la terre !

Que ton règne vienne [Mt 6,10].

Eymard
Supérieur de la Société du Très Saint-Sacrement

S. Pierre-Julien Eymard (PG 241,5/5 - dans la Revue Le Très-Saint Sacrement)

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Voici donc les 5 couplets dévoilés !

INVISIBLE, Ô TOI, LUMIÈRE


1 - INVISIBLE, Ô TOI, LUMIÈRE, Présence, Christ Jésus Eucharistie,
Dieu caché sous l'apparence, Pain Vivant, le seul qui rassasie,
L'homme au seuil de ton mystère s'avance, il adore et balbutie.

2 - Ô Parole, Paix profonde, Silence, le cœur simple te reçoit.
Il t'écoute en espérance ! En Esprit, en vérité, il croit.
Signe sûr donné au monde, Semence, Chair qu'il mange, Sang qu'il boit !

3 - Chante haut ce Corps de gloire, mon âme, c'est le Corps de ton Sauveur.
Né du sein pur de la Femme, mort en croix, victime du pécheur !
Chante Pâques, sa victoire, proclame les merveilles du Seigneur !

4 - Souverain Roi qui rassemble, le Maître, le voici : Son règne vient !
Il approche, il va paraître ! Peu de temps encore et il revient !
Jour nouveau et joie ensemble, vont naître. Peuple chante : "Saint, Saint, Saint !"

5 - Béni soit pour sa puissance le Père, béni soit le nom du Fils,
Dans le ciel et sur la terre, béni soit le souffle de l'Esprit !
Gloire, gloire, Providence première ! l'Un, l'Unique nous bénit.

Texte : J. Frédéric-Frié
Musique : J.P. Lécot 

Interprété par : LES VOIX DE L'UNITÉ
Séminaire catholique Saint-Sulpice (Issy-les-Moulineaux - 92)
Séminaire orthodoxe Sainte-Geneviève (Épinay-sous-Sénart - 92)

Un disque JADE : jade-music.net
ou à télécharger : exultet.net 

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Image : Ostensoir sur un détail d'un Christ en croix,
église Saint-Martin de Sury-ès-Bois (18)
Photographie ©Sandrine Treuillard

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

4 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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