Ô Clavis - Hozana

Ô Clavis

Ô Clavis

Retraite du P. Eymard, 1865

Ô Clavis

O Clavis David et sceptrum domus Israel, qui aperis et nemo claudit, claudis et nemo aperit : veni et educ vinctum de domo carceris, sedentem in tenebris et umbra mortis (Is. 12 ; Jér. 51 et 52 ; Ps. 106).

“Ô clef de David, sceptre de la maison d'Israël, qui ouvrez sans que personne ferme, qui fermez sans que personne puisse ouvrir, venez et tirez de prison le captif qui est assis dans les ténèbres et l'ombre de la mort.”

Par cette grande antienne, l'Église célèbre l'autorité suprême de Jésus-Christ. Elle l'appelle la clef de David, le sceptre d'Israël. Elle définit sa puissance souveraine et en invoque l'effet libérateur. Écoutons-la elle-même et bénissons-en les fruits bénis.

O clavis David.
Dans l'Écriture ce mot signifie l'autorité. Dieu, dans Isaïe 22, voulant donner à Éliacim, fils d'Helcias, la principale autorité dans les États d'Ézéchias, s'exprime ainsi : “Je lui mettrai entre les mains toute la puissance. Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David, il ouvrira” etc. [cf. Is 22,22] En effet, il n'y a que celui qui commande dans une ville qui en ait les clefs.

1. Jésus-Christ a les clefs de la puissance. À Pierre, il dit : Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux ; ce que tu lieras etc. [Mt 16,19] ; et de même aux apôtres.
2. Il a les clefs de l'abîme, et il le ferme et personne ne peut l'ouvrir.
3. Il a les clefs de la miséricorde, du lieu de la purification, et voilà l'Église qui le prie en faveur de ces captifs.
4. Sa charité va plus loin. Elle voit des captifs de foi dans les prisons, chargés de chaînes. Elle demande leur liberté, la délivrance.
5. Pécheurs, esclaves.

Sceptre de la maison d'Israël. Le peuple de Dieu, sa famille, unis entre eux par les liens intérieurs de la charité et par les liens extérieurs de la même foi, et la participation aux mêmes sacrements.
L'ange à Marie : Il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin [Lc 1,32-33].

1° Clefs du ciel. Ce que vous ouvrez, nul ne le ferme. Jésus-Christ, souverain juge et rémunérateur. Ses paroles à ses apôtres : Je vais vous préparer une place, afin que là où je suis, vous aussi, vous soyez [Jn 14,2].

– Sa prière : Père, je veux [que là où je suis, eux aussi soient avec moi] [Jn 17,24].
Venez les bénis de mon Père [Mt 25,34]. C'est le roi qui couronne ses soldats vainqueurs.
Il ne recevra la couronne que si [il a lutté selon les règles] [2Tm 2,5].

2° Clefs de l'abîme, l'enfer. Juste juge : C'est moi (allez, maudits…) qui ferme sans que personne ouvre (… dans le feu éternel) [Mt 25,41].
Jésus-Christ, clefs des cœurs. Il ferme le cœur au péché et l'ouvre à sa parole, à sa volonté, à la piété.

3° Clefs de miséricorde. Je ferai droite justice [Ps 74,3]. Justice de miséricorde. Nos prières de suffrage, Jésus-Christ juge de leur application. L'Église prie : Venez briser les chaînes des captifs, elle offre ses mérites, elle lui dit avec le prophète Zacharie, 9 : Toi aussi, par le sang de ton alliance, tu as renvoyé tes captifs du lac où il n'y a pas d'eau (pour se rafraîchir) Za 9,11; cf. Lc 16,24] ; limbes ouverts.

4° Clef de délivrance de l'Église, de ses membres persécutés. Pierre enchaîné – chaînes tombent. Elle souffre en ses enfants (état actuel de persécution).

5° Clef de liberté. Déliez tous ces esclaves de Satan qui hélas ! gémissent sous un si dur esclavage, assis dans les ténèbres, à l'ombre de la mort, du péché.

S. Pierre-Julien Eymard (PO 4,18)

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

3 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

Marlène
place Petit-Canal, il y a 1 mois
En profonde union de prière et dans le silence de notre cœur, poursuivons notre conversion qui est une grâce divine. Béni soit Dieu Trinité qui protège ses enfants.
Jehanne Sandrine
place Île-de-France, il y a 1 mois
En ce jour de l'Annonciation, Saint Pierre-Julien Eymard — Prophète de l'Eucharistie, écrit : "Sceptre de la maison d'Israël. Le peuple de Dieu, sa famille, unis entre eux par les liens intérieurs de la charité et par les liens extérieurs de la même foi, et la participation aux mêmes sacrements. L'ange à Marie : Il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin [Lc 1,32-33]."