Facebook Pixel3e jour : la tentation de la jalousie, de l'envie - Hozana
Juliette

Juliette dans Neuvaine à Sainte Anne pour couples en espérance d'enfant

Publication #3Initialement publiée le 18 décembre 2017

3e jour : la tentation de la jalousie, de l'envie

Rachel et Léa

PAROLE DE DIEU (Gn 30,1)

Voyant qu’elle ne donnait pas d’enfants à Jacob, Rachel devint jalouse de sa sœur. Elle dit à Jacob : « donne-moi des fils ou je meurs ! »

L’histoire de Jacob, Rachel et Léa s’écrit au fil des chapitres 29 et 30, ainsi que 35 du livre de la Genèse. Jacob est tombé amoureux de Rachel, mais puisque Léa est l’ainée et encore célibataire, il la reçoit comme épouse avant de pouvoir épouser enfin Rachel. Entre les deux sœurs, c’est la compétition : Léa étant moins aimée, Dieu la comble par la maternité, tandis que Rachel reste stérile. Cette dernière utilise la tradition en vigueur dans ces peuples de la Mésopotamie : elle conçoit des fils par sa servante Bilha, qu’elle donne en épouse à Jacob. A son tour, elle conçoit finalement Joseph, celui qui fut vendu comme esclave par ses frères et qui, devenu bras droit de Pharaon, sauva sa famille de la famine. Léa passe aussi par un temps de stérilité, et elle aussi donne sa servante Zilpa, comme épouse à Jacob. Ainsi, Jacob se retrouve père de douze enfants, par le stratagème de ses femmes, et par le jeu de l’amour et de la jalousie.

La Bible est remplie d’histoires profondément humaines qui nous touchent aujourd’hui. La douleur de ne pas avoir d’enfant peut conduire à la jalousie, c’est-à-dire à regarder ce que les autres ont et que nous n’avons pas, et s’en rendre malheureux. Car la jalousie pousse au repli sur soi et aux calculs très humains. Léa était moins aimée, jalouse de sa sœur, elle s’est servie de ses enfants pour se faire valoir auprès de Jacob. Jacob quant à lui a accepté les solutions de ses épouses et pris Bilha et Zilpa pour que Rachel et Léa aient d’autres fils. En effet, quel époux ne souhaite pas répondre aux demandes de celle qu’il aime ! Pour autant, faut-il répondre systématiquement et de n’importe quelle manière ?

Dans ce cas, Dieu a transmis la bénédiction promise à Abraham, puis à Issac, puis à Jacob malgré ces solutions humaines. Dieu est plus grand que nous, il se sert de nos faiblesses humaines pour écrire l’histoire du Salut : ces douze fils sont les pères des douze tribus d’Israël.

Encore aujourd’hui, ces histoires de jalousie nous minent : « telle famille a un enfant tous les ans, ils peuvent à peine les élever, alors que nous n’en avons pas et serions plus à même de faire face dans une situation similaire »… « telle femme est mère célibataire et a trois enfants de trois pères différents »… « ma cousine qui s’est mariée cet été est déjà enceinte, tandis que moi, je suis toujours sans enfant au bout de 5 ans de mariage »… La liste des complaintes pourrait s’allonger… Pourrions-nous vraiment vivre la vie des autres ? Rien n’est moins sûr…

Alors pour vaincre la jalousie, plusieurs antidotes :

  • 1er antidote : la parole de Dieu à méditer. L’Ecriture parle de l’amour particulier de Jacob pour Rachel. Qu’en est-il de l’amour conjugal vécu dans notre foyer ? Vivre une grande souffrance n’empêche pas de s’aimer intensément ! L’Eglise reconnait d’ailleurs que la communion conjugale est aussi importante que l’ouverture à la vie. (Cf par exemple Gaudium et spes au N°50-3)
  • Ce qui conduit au 2e antidote : l’action de grâce. Merci Seigneur pour mon époux, mon épouse, pour l’amour reçu et échangé depuis que nous nous connaissons, depuis que nous nous sommes mariés. Ceux qui le souhaitent pourront aussi oser rendre grâce pour les enfants des autres…
  • 3e antidote : les sacrements, notamment de confession et d’eucharistie. Confesser cette jalousie aide à s'en libérer, avec l’appui de la nourriture donnée dans l’Eucharistie.

Ô Sainte Anne, nous voulons nous réfugier en toi à chaque fois que nous sommes tentés par l’envie ou la jalousie. Conduis-nous vers Jésus.

Notre Père

Je vous salue Marie

Gloire au Père

Sainte Anne, priez pour nous.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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