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Neuvaine à Saint François d'Assise

Neuvaine à Saint François d'Assise
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Le résumé - Je vous propose de nous mettre durant 9 jours à l’écoute de Saint François d’Assise

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Je vous propose de nous mettre durant 9 jours à l’écoute de Saint François d’Assise.

Cette neuvaine peut se pratiquer sans autre intention que celle de communier avec l’âme et l’esprit de Saint François afin qu’il nous fasse grandir dans notre relation à Dieu, comme un acte d’amitié envers Saint François et d’amour pour Dieu par l’intermédiaire de Saint François, ou avec une intention particulière à porter.

 

Prenons la suite de Saint François d’Assise, faisons résonner en nous ses mots de prière et de louange afin qu’il nous transmette un peu de sa manière d’être et de son union sensible et profonde à Dieu.

Cher François, prends-nous à ta suite sur tes chemins d’itinérance afin de nous aider à accomplir notre destination sur terre.

 

Pourquoi s’adresser à Saint François pour cheminer intérieurement, pour trouver notre place et accomplir notre destination ? écoutons Stéphane Barsacq dans sa préface à son bel ouvrage « François d’Assise, la joie parfaite » :

« Pourquoi François ? Parce qu’il est ce que Baudelarire eût appelé « un phare ». mieux qu’un guide, celui qui pose la lumière. Aller à François, le laisser venir à nous, c’est l’assurance de n’être pas trompé. Ni moquerie ni tristesse ; aucun charlatanisme. Sa personne donne séjour à un feu qui ne cesse d’illuminer l’espace, et tous les temps – non par haine, ni par violence – par amour : cette puissance contraire à tout pouvoir ; cette révélation qui vivifie, et doue l’existence d’une espérance desempiégée de tout leurre, de tout mensonge ; cette liberté qui est une libération des énergies au cœur du cœur, qu’attendent les plus simples, mais que redoutent les esclaves triomphatns, et encore les misanthropes qui ruminent , trop occupés à engranger le foin de leur égoïsme. […]

Assurément , l’exemple de François est l’un des plus bouleversants, à mesure qu’il nous éclaire sur nous-mêmes, notre folie, notre amour, et qu’il nous rappelle ce que nous aurions pu être, ce que nous pourrions encore devenir – non un saint, mais déjà un obéissant, de connivence avec une écoute qui serait une action, une pratique née de la prière, des cantiques à la source du silence. »

 

 

Vie de Saint François

Giovanni di Pietro Bernardone, appelé Francesco par son père en souvenir de la France où il voyage pour ses affaires, naît en 1182. Fils d’un marchand de draps aisé il expérimente durant sa jeunesse combien l’argent facile peut dissiper et éloigner de l’essentiel : sa joie se trouve alors dans la fête qu’il fait avec ses amis la nuit. L’idéalisme et la générosité occupent néanmoins déjà son âme : il veut se faire chevalier, attiré par l’idéal chevaleresque il acquiert une belle armure et un bon cheval, mais son chemin croise celui d’un ami, noble ruiné dont l’armure et le cheval sont en piteux état… il lui offre alors son cheval et son armure, estimant son ami plus digne que lui de les porter.

L’idéalisme lui donne alors l’envie de rejoindre le Comte Gauthier en croisade. Sa destination sur terre n’était pas celle-là, et sur le chemin de la croisade la maladie touche François et lui permet de recevoir un message divin sous la forme d’une voix qui indique à François que pour suivre son Maître il doit retourner dans son pays. François rentre à Assise et comprend petit à petit que ce Maître qu’il doit suivre c’est Jésus, dont il doit renouveler le parcours terrestre. La Pauvreté sera son apprentissage, il commence à se dépouiller de lui-même en faisant l’expérience de la mendicité et découvre la joie de ne pas avoir peur de manquer en se remettant à la volonté de Dieu.

Une rencontre décisive sur son chemin fut celle avec un lépreux. François en avait très peur et habituellement il évitait toujours de les croiser et s’il ne le pouvait il s’en détournait. Mais le travail de Dieu avait commencé à se faire en son cœur, il s’en aperçut un jour où un lépreux vint à sa rencontre alors qu’il était à cheval. Au lieu de se détourner il descendit de cheval, donna une pièce d’argent au pauvre homme et lui embrassa la main, puis il continua son chemin. Après cette rencontre il séjourna souvent auprès des lépreux, les servant, et apprenant d’eux.

A cette époque François reçut un message de Dieu alors qu’il était au pied du crucifix dans l’église de Saint Damien qui tombait en ruine. Il reçut pour mission de reconstruire la maison du Seigneur. François commença donc à reconstruire l’église en ruines, et pour trouver de l’argent pour cela il commença à vendre des draps de son père. Celui-ci ne put alors plus supporter les comportements de son fils qui passait pour fou auprès de la société et qui lui donnait l’impression de dilapider l’argent de son commerce. Il fit un procès à son fils au cours duquel François se dépouilla de tout, même de ses vêtements, déclarant n’avoir plus que le Seigneur Son Père dans le ciel. L’Evêque le revêtit de son manteau pour couvrir sa nudité. François commença alors sa vie de pauvreté absolue, commençant par restaurer d’autres églises, mendiant sa subsistance et aidant les pauvres.

Touché un jour au cœur par l’évangile de la fête de Saint Matthieu il résolut de prendre des disciples, et se trouva ainsi à fonder un ordre mendiant, centré sur la mise en pratique de l’évangile.

Se tournant toujours vers l’Esprit Saint pour guider ses choix, François ne tourna pas toute sa vie vers la prière et devint un prédicateur d’une grande sensibilité qui parlait aux cœurs. Il chanta Dieu et la création, sentant en toutes choses l’œuvre divine.

 

La maladie assaillit souvent François, lui faisant connaître de nombreuses douleurs.

Le 17 septembre 1224, deux ans avant sa mort, François méditait sur les souffrances de Jésus lors de la Passion. La pensée de ces souffrances l’affectait toujours beaucoup et un cheminement intérieur profond s’était ouvert en lui sur les pas de la Passion, et ce jour-là il demanda à Jésus de lui accorder de partager ses souffrances et de partager cet amour indicible par lequel et pour lequel il avait enduré ces souffrances. Il se sentit alors comme « changé en Jésus », vivant ses souffrances avec lui. Il vit descendre un Séraphin à six ailes rayonnantes qui portait sur lui l’image d’un homme crucifié. François ressentit alors à la fois un bonheur divin inexprimable et une terrible souffrance physique. La vision terminée François vit alors des trous dans ses mains et ses pieds d’où le sang coulait. Il venait de recevoir les premiers stigmates que Jésus donnait de sa Passion.

François fut depuis ce jour touché d’autant plus fortement par la maladie et la douleur. Il savait alors sa fin prochaine et la date de celle-ci lui fut révélée. François passa ses dernières semaines à visiter les foules, même si ne pouvant plus marcher il fallait le porter de village en village, il voulait ardemment continuer à transmettre l’amour de Jésus et exhorter à l’amour de Dieu.

Il mourut parmi ses frères, dans le dénuement, n’ayant sur lui qu’un habit prêté par ses frères, ne possédant rien ; en récitant le psaume 141 il prit refuge en Dieu et son âme rejoignit le ciel au soir tombant. Les alouettes, qui sont pourtant des oiseaux de la lumière fuyant habituellement l’obscurité, arrivèrent par bandes entières au-dessus de l’endroit où François mourait, elles égayèrent l’obscurité naissante de leurs chants, rendant un témoignage pur et lumineux à l’amour de François pour toute la Création.

 

Prière de la communauté

Prière de saint François devant le crucifix de saint Damien

Dieu très-haut et glorieux, viens éclairer les ténèbres de mon coeur ; donne-moi une foi droite, une espérance solide et une parfaite charité ; donne-moi de sentir et de connaître, afin que je puisse l'accomplir, ta volonté sainte qui ne saurait m'égarer. Amen

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