Prions pour et avec la délégation du diocèse de Lyon en Irak - Hozana

Prions pour et avec la délégation du diocèse de Lyon en Irak

Diocèse de LYON

Prions pour et avec la délégation du diocèse de Lyon en Irak

Inactive#ErbiLight - Le cardinal Barbarin est en Irak pendant 3 jours et vous invite à prier avec lui pour les Chrétiens d'Irak

Inactive#ErbiLight - Le cardinal Barbarin est en Irak pendant 3 jours et vous invite à prier avec lui pour les Chrétiens d'Irak

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Le cardinal Barbarin se rend 3 jours en Irak, de vendredi à dimanche, avec une délégation du diocèse de Lyon d'une centaine de personnes volontaires. À l’occasion de ce voyage important le cardinal Barbarin invite à prier particulièrement pour nos frères d’Irak, et samedi soir, dans un message vidéo, le Pape s'est adressé à eux, les assurant de sa prière, et appelant tous les Chrétiens à prier particulièrement pour eux le 8 décembre, fête de l'Immaculée Conception.

Nous vous invitons à répondre concrètement à cet appel à la prière, et à témoigner par centaines de notre soutien aux Chrétiens d’Irak : nous vous proposons de vous inscrire à cette chaîne de prière pour le 8 décembre.  

Si vous souhaitez vous engager à prier, le Diocèse de Lyon propose "3 jours de prière en continue pour l'IRAK" ; vous pouvez vous inscrire sur le Doodle ici.

 

Message du Pape François aux Chrétiens d'Irak

Chers frères et sœurs,

Je voudrais tous vous saluer personnellement, à commencer par le Cardinal Philippe Barbarin, qui vient une fois de plus vous transmettre la préoccupation et l’amour de l’Église toute entière. Moi aussi, je voudrais être là ! Mais comme je ne peux pas voyager, je le fais ainsi. Je suis si proche de vous, dans ces temps d’épreuve. Je l’ai dit, en revenant de mon voyage en Turquie : les Chrétiens sont en train d’être chassés du Moyen-Orient, dans la souffrance. Je vous remercie du témoignage que vous rendez ; mais il y a tant de souffrance dans votre témoignage… Merci ! Merci, vraiment !

Il semble que ces gens ne veuillent pas que nous soyons Chrétiens. Mais vous, vous rendez témoignage au Christ. Je pense aux blessures et à la douleur des mères avec leurs enfants, des personnes âgées et des réfugiés, aux personnes victimes de toute sorte de violence. Comme je l’ai rappelé à Ankara, une préoccupation particulière tient au fait que c’est surtout par la faute d’un groupe extrémiste et fondamentaliste que ces communautés, spécialement les Chrétiens et les Yézidis, mais d’autres également, sont parties, et que toutes sont victimes de violences inhumaines, à cause de leur identité ethnique et religieuse. Chrétiens et Yézidis ont été expulsés de leurs maisons par la force, ont dû tout abandonner pour sauver leur propre vie sans renier leur foi. La violence s’en est prise aussi aux lieux saints, aux monuments, aux symboles religieux et au patrimoine culturel, comme si ces chefs religieux voulaient effacer toute trace, toute mémoire de l’autre.

Nous avons l’obligation de dénoncer toutes les violations de la dignité et des droits de l’homme. Et moi, aujourd’hui, je voudrais me rendre plus proche de vous, qui portez cette souffrance, et être avec vous.

Je pense à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, qui disait que, comme l’Église, elle se comparaît à un roseau. Quand viennent le vent et la tempête, le roseau plie mais ne se casse pas. Vous êtes, en ce moment même, ce roseau ; vous pliez, avec douleur ; mais vous avez cette force qui vous fait tenir bon dans votre foi, et c’est pour nous un témoignage. Aujourd’hui, vous êtes les roseaux de Dieu ! Les roseaux qui s’abaissent sous ce vent féroce, mais qui ensuite se redresseront.

Je veux rendre grâce à nouveau. Je prie l’Esprit qui fait toutes choses nouvelles de donner à chacun d’entre vous force et résistance – c’est un don de l’Esprit-Saint. Dans le même temps, j’appelle, comme je l’ai déjà fait en Turquie, un grand rassemblement international capable de résoudre ces conflits qui ensanglantent vos terres d’origine, de s’opposer à tout ce qui contraint les personnes à quitter leur patrie, et de promouvoir les conditions pour qu’elles puissent demeurer chez elles, ou y revenir. Je vous souhaite de revenir, de pouvoir revenir chez vous.

Chers frères et sœurs, vous êtes dans mon cœur, dans ma prière, et dans le cœur et la prière de toutes les communautés chrétiennes à qui je demanderai de prier de façon spéciale pour vous le huit décembre, de prier Notre-Dame pour qu’elle vous protège, pour qu’elle qui est Mère vous protège. Frères et sœurs, votre résistance et votre martyre sont une semence féconde. S’il vous plaît, je vous demande de prier pour moi. Que le Seigneur vous bénisse, que Notre-Dame vous protège. Que Dieu Tout-Puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

 

Message du cardinal Barbarin

Pourquoi nous repartons en Irak

Vendredi  5 décembre, nous repartons en Irak, à Erbil, pour 48 heures. Il s’agit d’une nouvelle étape dans le jumelage initié en juillet dernier entre notre diocèse et celui de Mossoul, alors que les populations déplacées se comptent désormais par dizaines de milliers, que l’hiver se durcit… et qu’approche le 8 décembre, fête de l’Immaculée-Conception.

C’est un voyage sensible et crucial que je viens confier à la prière de chacun, en particulier à celle des communautés religieuses, des paroisses, des mouvements et des associations de notre diocèse, et de tous ceux qui le souhaitent.

Nous nous envolons avec une centaine de personnes volontaires pour intégrer ou accompagner cette délégation diocésaine. Pour chacune d’elles, c’est un engagement personnel et financier puisque toutes participent aux frais (celles qui peuvent donner plus aidant celles qui donnent moins).

Nous allons prier, non pas seulement pour nos frères d’Irak, comme nous sommes nombreux à le faire depuis ces derniers mois, mais prier avec eux, ensemble, dans une forme de pèlerinage où nous marcherons côte à côte.

Nous nous enrichirons beaucoup, je le sais, en participant à leur liturgie, leur tradition, leur spiritualité et en recevant le témoignage de leur foi. Nous leur proposerons aussi de prier comme nous le faisons à Lyon en ces jours si particuliers : nous remercions la Vierge Marie de nous avoir donné son Fils Jésus, et nous lui demanderons d’étendre sa protection maternelle sur nos frères d’Irak qui en ont tellement besoin. La Mission du 8 à Lyon a d’ailleurs édité des cartes « Merci Marie » en langue kurde, arabe et araméenne.

Nous voulons aider, c’est-à-dire contribuer au relogement de ces milliers de familles, chrétiennes ou non, qui ont tout perdu. Symboliquement, nous visiterons un complexe immobilier  aménagé grâce au financement des fondations Saint Irénée et Mérieux et grâce aux subventions de la Ville, du Grand Lyon et du Conseil Régional. De l’argent, les Lyonnais en donnent. Même si cette question n’est pas première, il est essentiel que notre aide continue à leur parvenir pour les soutenir, à notre mesure, devant l’immensité de ce drame, pour leur permettre d’abord de rester chez eux.

Nous partons alerter, c’est-à-dire montrer le destin de ceux qui sont restés fidèles au Christ et qui pourraient être oubliés dans les méandres de l’Histoire. En allant à la rencontre de ces personnes déplacées, parquées dans des camps, affrontant l’hiver, nous savons, en réalité, que ce sont eux qui nous alertent sur l’état de notre société et de notre foi, eux qui ont préféré le choix de la conscience à celui des biens matériels, eux qui ont fait passer la vérité avant leurs intérêts particuliers. Ce sera le sens profond des bougies qu’ils allumeront devant leurs abris, comme les Lyonnais le font sur les fenêtres de leurs immeubles.

Quand trop souvent les images de haine viennent bousculer nos écrans, nous voulons que les artisans de paix se lèvent, sûrs qu’ « il vaut mieux allumer une lampe que maudire l’obscurité », sûrs aussi que nous sommes trop petits devant de tels enjeux. Nous nous en remettons au « Prince de la Paix », comme le dit Isaïe de cet Enfant que nous célébrons à Noël et qui va naître, lui aussi, loin de chez lui.

Mgr Louis-Raphaël Ier Sako, Patriarche des chaldéens, qui nous accueillera à Erbil, nous l’a dit depuis longtemps : «Ce qui nous manque le plus, c'est votre proximité, votre solidarité. Nous voulons avoir la certitude que nous ne sommes pas oubliés !»

Chers frères et sœurs d’Irak, nous venons, vous témoigner de cette « proximité ». Et puisque le diocèse de Mossoul ne peut venir à Lyon, comme le voudrait n’importe quel autre jumelage, c’est un peu du diocèse de Lyon qui vient jusqu’à vous.

Nous ne vous oublions pas. Soyez sûrs de notre amitié fraternelle dans le Seigneur.

Merci Marie ن !

           Philippe card Barbarin
           Archevêque de Lyon

*****

Vous pouvez aider matériellement nos frères d’Irak par un don à la Fondation Saint-Irénée : 
6 avenue Adolphe Max - 69005 Lyon - www.fondationsaintirenee.org

Prière de la communauté

Notre Père en araméen

Lors de son dernier voyage en Irak, où il a rencontré les communautés chrétiennes sur place, le Cardinal Barbarin leur a promis de réciter un Notre Père dans leur langue liturgique, l'araméen, chaque jour jusqu'à ce qu'ils retournent à Mossoul : nous vous proposons de vous joindre à cette initiative. Version araméenne phonétique : A’oun D’ouashmaya nethqaddash shmakh téthé malkouthakh nehoué seouyanakh a’iykanna d’ouashmaya ap b’ar’a. Haoulan lahma d’sounqanan yaoumana ouashwoklan houba’in ouahtaha’in a’iykanna d’ap hnan shouaqa’in lhayaoua’in. Ou la ta’lan lnessyona ella passan men bisha mettol dilakhi malkoutha haïla outheshbota l’alam almin Amen. Version française : Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen

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