Neuvaine à Thérèse pour les malades

Commencez la neuvaine quand vous voulez !

Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, elle-même éprouvée par la maladie, nous accompagne et intercède pour nous durant cette neuvaine des malades.

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Pourquoi prier Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus pour les malades ?

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, connue affectueusement comme la « petite Thérèse », n'est pas seulement la sainte de la « petite voie », ce chemin de l'enfance spirituelle qui consiste à faire les plus petites choses avec amour. Elle est aussi une sainte qui a profondément connu la souffrance dans toutes ses dimensions, dès son plus jeune âge.

Dès l'âge de 4 ans, elle perd sa maman. Puis elle voit partir au Carmel sa sœur Pauline, sur qui elle avait reporté tout son besoin d'affection maternelle. C'est alors qu'enfant, elle tombe gravement malade, au point que sa guérison semblait impossible. Son père, Louis Martin, part prier pour elle à la basilique Notre-Dame des Victoires à Paris. Et c'est la Vierge du Sourire qui exauce cette prière : Thérèse est miraculeusement guérie. Ce miracle, elle ne l'oubliera jamais. Il marque profondément sa relation à Marie et sa confiance absolue en l'intercession de la Mère de Dieu.

C'est précisément en mémoire de cette guérison miraculeuse, et pour toutes les personnes malades qui ont besoin d'être accompagnées et soutenues, que nous vous proposons cette neuvaine pour confier à Sainte Thérèse et à la Vierge du Sourire tous ceux qui souffrent.

Car Thérèse connaît la souffrance de l'intérieur, et pas seulement dans son corps. Elle a connu la souffrance affective dès l'enfance, puis la souffrance physique de la tuberculose qui la ronge au Carmel. Mais ce qui est peut-être le moins connu, et le plus bouleversant, c'est la souffrance intérieure et spirituelle qu'elle a traversée. Dans ses derniers mois, alors que la maladie l'épuise, Thérèse entre dans une nuit obscure de la foi d'une violence rare. Elle qui avait toujours vécu dans la lumière de la confiance en Dieu se retrouve plongée dans le doute, craignant même de perdre sa foi. Elle souffre dans son âme comme dans son corps, jusqu'au bout.

Sainte Thérèse, un guide dans la maladie

Et pourtant, c'est là que réside toute la grandeur de Thérèse : elle n'a pas fui cette souffrance. Elle l'a offerte. Ses poèmes, écrits jusque dans les dernières années de sa vie, témoignent de cette âme qui combat dans la nuit tout en chantant : 

« En souriant je brave la mitraille, et dans tes bras, ô mon Époux Divin, en chantant je mourrai sur le champ de bataille, les Armes à la main ! » 

Elle vivait au jour le jour, sans certitude sur le lendemain, mais dans un abandon total : 

« Ma vie n'est qu'un instant, une heure passagère ... Je n'ai rien qu'aujourd'hui. »

Thérèse a ainsi connu toutes les formes de souffrance que nous pouvons traverser : la perte et le deuil, la maladie du corps, la nuit de l'âme, le doute, l'épreuve spirituelle. Et elle les a toutes offertes à Dieu, pour le salut des âmes. C'est pourquoi elle peut accompagner chacun d'entre nous, quelle que soit la nature de notre croix.

Car on ne peut porter la croix seul. Avec Jésus, le chemin de croix qui est notre quotidien devient douceur, joie et paix. Comme à la messe, la communion arrive après le sacrifice. L'union des âmes au Christ se fait après le sacrifice, le nôtre, celui de notre âme et de notre corps, douloureux, tourmentés, cabossés.

Face à la souffrance des autres et à la nôtre, Thérèse nous donne aussi une instruction concrète : la gaîté. « Autour des malades, il faut être gai », disait-elle, et elle s'y efforçait elle-même : 

« Quand je souffre beaucoup, au lieu de prendre un air triste, j'y réponds par un sourire. »

Cette neuvaine est une invitation à nous laisser accompagner par sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, à apprendre avec elle à offrir toute souffrance, physique, affective ou spirituelle, selon le cœur de Dieu, pour en goûter les fruits qui sont ceux de l'Esprit Saint : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi (Ga 5, 22-23).

Prière de la neuvaine

Notre Père

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen Oraison : Dieu tout-puissant, accorde-nous, en ces jours de fête, de célébrer avec ferveur le Christ ressuscité. Que le mystère de Pâques dont nous faisons mémoire reste présent dans notre vie et la transforme. Par Jésus le Christ ton Fils notre Seigneur, qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen.