Ô Jésus, mon aimable Sauveur, ayez pitié de moi !

Nous allons faire le Signe de Croix et méditer avec Sainte Thèrèse de l'Enfant-Jésus :

La petite voie de la confiance

Ma voie est toute de confiance et d'amour, je ne comprends pas les âmes qui ont peur d'un tendre ami [Jésus]. Parfois, lorsque je lis certains traités spirituels où la perfection est montrée à travers mille entraves, environnée d'une foule d'illusions, mon pauvre petit esprit se fatigue bien vite, je ferme le savant livre qui me casse la tête et me dessèche le cœur et je prends l'Écriture sainte. Alors tout me semble lumineux, une seule parole découvre à mon âme des horizons infinis, la perfection me semble facile ; je vois qu'il suffit de reconnaître son néant et de s'abandonner comme un enfant entre les bras du bon Dieu. Laissant aux grandes âmes, aux grands esprits, les beaux livres que je ne puis comprendre, encore moins mettre en pratique, je me réjouis d'être petite, puisque les enfants seuls et ceux qui leur ressemblent seront admis au banquet céleste. Je suis bien heureuse qu'il y ait plusieurs demeures dans le royaume de Dieu, car s'il n'y avait que celle dont la description et le chemin me semblent incompréhensibles, je ne pourrais y entrer.

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus († 1897), docteur de l'Église, est très populaire par son exemple de sainteté et son message spirituel délivré dans ses écrits. / Corresespondance générale, Paris, Cerf / DDB, 1972-1974, Lettre 226.

Prière :

Ô Jésus, mon aimable Sauveur, ayez pitié de moi ! 

Ô mon tendre Père, souffrez que j'épanche mon cœur dans le sein de votre Miséricorde avec la confiance et la simplicité d'un enfant. 

Vous seul, ô mon Dieu, savez tout ce que je sens et éprouve. Les peines, les tribulations, les angoisses de mon âme sont bien grandes, mais Vous venez la consoler, la fortifier, la soutenir, la défendre. Que mille actions de grâces Vous en soient à jamais rendues, ô Dieu infiniment Bon et Libéral ! 

Seigneur, ne prenez pas comme un murmure de révolte ce que je vais dire, mais comme une plainte d'enfant qui recourt amoureusement à son père. Pourquoi, mon doux Sauveur, me faites-Vous éprouver toutes les choses que j'éprouve et qui sont quelquefois si extraordinaires et si étonnantes qu'elles deviennent l'occasion d'épreuves terribles et de toutes sortes d'humiliations ? 

Pour Vous plaire et pour Vous obéir, j'ai toujours tout sacrifié, j'ai toujours consenti par amour pour Vous à passer aux yeux des hommes pour une folle et une insensée, et à ne jamais être offensée de leur manière de voir par rapport à ce que je leur disais. 

Mais jusques à quand, Seigneur, me laisserez-Vous dans la position où je suis ? Je ne vis point, et cependant je ne trouve point la mort dans ma vie. Je languis comme une plante qui se dessèche, mais qui reste toujours. Quand verrai-je, Seigneur, l'accomplissement de vos Promesses ? Quand montrerez-Vous que Vous êtes mon Dieu, mon Protecteur et mon Défenseur ? 

Ah ! Ne permettez jamais que je sois trompée dans l'espérance que j'ai fondée sur Vous. Oui, mon Sauveur et mon Dieu, j'espère en Vous, j'espère en votre Miséricorde, j'espère en votre Amour et votre Charité, j'espère en votre Providence, j'espère en votre Force et votre Soutien, j'espère en vos Paroles et vos Promesses ; j'espère parce que Vous m'avez dit et que Vous m'avez ordonné d'espérer. 

Mon espérance ne peut se reposer qu'en Vous, parce que Vous êtes Dieu, parce que Vous êtes Sauveur, parce que Vous êtes l'Ami de celui qui est faible, le Consolateur de celui qui est affligé, la Vie de celui qui se meurt et la Béatitude de celui qui Vous aime. Oui, j'espère en Vous et mon espérance ne sera pas déçue. Néanmoins, quoi qu'il arrive, je Vous dirai toujours : Seigneur Jésus, que votre Volonté soit faite et non la mienne. 

Ainsi soit-il.

Vénérable Marie Lataste (1822-1847) qui entra à 22 ans dans la Société du Sacré-Cœur pour vivre dans la charité, l'humilité, l'obéissance et la vie commune et qui mourut à l'âge de 25 ans après avoir prononcé ses vœux.


Je vous propose, en ce dimanche et durant cette semaine, de prier pour les Personnes, qui vivent en EPHAD, qui s'y retrouvent, contraintes parfois par leur état de santé vécu en déni et qui, dans les moments de lucidité se révoltent et n'acceptent pas cet isolement (déprimés, perte d'autonomie, solitude, Avc et plus encore...). Prions  aussi pour leurs Familles, contraintes de s'en remettre et de se soumettre à cette séparation. QUE NOS PRIERES LES ACCOMPAGNENT. Ainsi soit-il.

PRIONS aussi pour les malades et victimes du Coronavirus, les chercheurs, les soignants qui luttent afin de stopper ce virus qui envahit, chaque jour, plusieurs pays. Soyons unis dans nos prières.


Prions Saint Joseph, qui nous accompagnera en MARS, un mois tout particulier qui lui est dédié.

Que ce Saint, époux de Marie et père nourricier de Jésus soit toujours à notre écoute et vienne nous aider à surmonter nos épreuves, voici le lien de la Communauté Permanente que vous pouvez rejoindre pour Le prier ensemble au quotidien :

https://hozana.org/communaute/6602-prions-chaque-jour-saint-joseph .


 Je vous souhaite un fructueux et saint Carême en union de prières. Claudie

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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