« Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé »

« Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » (Lc 18, 9-14)

 

Former une communauté réelle


Il n’y aura pas d’évangélisation sans l’existence d’une communauté réelle. Les groupes juxtaposés, les activités accumulées ne font pas la communauté. La communauté n’existe qu’en fonction, non de l’addition, mais de la communion réelle de ses membres. Notre effort doit donc consister d’abord en une communion réelle entre nous. Voulez-vous que nous formions une famille ? Une famille et non pas une secte. Une famille n’est pas un groupuscule centré et replié sur lui-même ; une famille est pour chaque membre l’occasion de grandir, d’être lui-même au-delà de lui-même, l’occasion de devenir « quelqu’un pour autrui ». La famille est une entité ouverte sur l’extérieur : elle prépare, forme et protège, mais pour envoyer. Il ne s’agit pas de se confirmer à un modèle, mais de déployer dans le Christ tout ce qu’on peut être et faire pour les autres.

La famille n’est donc pas un « entre soi », mais un « pour tous ». Il faut même ne pas s’être choisis, car cette part d’ascèse et de don est constitutive d’une vraie famille, et partant, d’une vraie communauté, et partant d’une paroisse missionnaire. Par paroisse missionnaire, j’entends une paroisse qui « refait » des chrétiens. Qu’est-ce qu’une mère qui rejetterait son enfant parce qu’il ne correspondrait pas à ses attentes ? un enfant qui renierait son père parce qu’il ne céderait pas à tous ses caprices ? La famille suppose générosité et loyauté. Aimer, c’est toujours prendre le risque d’être trahi ou d’être déçu, c’est porter le poids d’une possible ingratitude. Mais qu’importe, il faut aimer, nous n’avons pas d’autres choix dès lors que nous sommes chrétiens.

 

Grégory Woimbée

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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