Intermède du 08 septembre : Nativité de la Très Sainte Vierge Marie - Hozana

Intermède du 08 septembre : Nativité de la Très Sainte Vierge Marie

Intermède du 08 septembre : Nativité de la Très Sainte Vierge Marie

(Image ci-dessus: Giotto di Bondone, "La nativité de la Bienheureuse Vierge Marie", 1305).


Lecture :

 

Protévangile de Jacques (extraits) :

 

« IV.1. Et voici qu'un ange du Seigneur parut, disant : " Anne, Anne, le Seigneur Dieu a entendu ta prière. Tu concevras, tu enfanteras et l'on parlera de ta postérité dans la terre entière. " Anne répondit : " Aussi vrai que vit le Seigneur Dieu, je ferai don de mon enfant, garçon ou fille, au Seigneur mon Dieu et il le servira tous les jours de sa vie. " 

(…)

IV. 4. Joachim arriva avec ses troupeaux. Anne l'attendait, aux portes de la ville. Dès qu'elle le vit paraître avec ses bêtes, elle courut vers lui, se suspendit à son cou et s'écria : " Maintenant je sais que le Seigneur Dieu m'a comblée de bénédictions ! Voici : la veuve n'est plus veuve et la stérile a conçu! " Et Joachim, ce premier jour, resta chez lui à se reposer. 

(…)

V.2. Six mois environ s'écoulèrent ; le septième, Anne enfanta. " Qu'ai-je mis au monde ? " demanda-t-elle à la sage-femme. Et celle-ci répondit : " Une fille. " Et Anne dit : " Mon âme a été exaltée en ce jour ! " Et elle coucha l'enfant. Quand les jours furent accomplis, Anne se purifia, donna le sein à l'enfant et l'appela du nom de Marie. 

VI.1. De jour en jour, l'enfant se fortifiait. Quand elle eut six mois, sa mère la mit par terre, pour voir si elle tenait debout. Or l'enfant fit sept pas, puis revint se blottir auprès de sa mère. Celle-ci la souleva, disant : " Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, tu ne marcheras pas sur cette terre, que je ne t'ai menée au temple du Seigneur. " »

 


Méditation :

 

Dom Eugène Vandeur (1875-1967), Élévations sur la Messe de chaque jour. Temps après la Pentecôte II (Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie), Éditions de Maredsous, Namur, 1950:

 

« Quelle joie, en ce beau jour de septembre, quelle consolation, ô Vierge Marie, vous nous apportez ! Le monde entier exulta, jadis, en saluant votre Nativité ; cette joie n'a pas cessé, puisque toujours, ô Médiatrice de toutes les grâces, votre fête reste pour nous l'aurore du salut.

C'est de vous, en effet, que naquit le Soleil de Justice, le Christ, notre Dieu, notre Sauveur Jésus, le seul en qui il faut espérer pour arriver à la gloire. C'est Lui qui, détruisant la malédiction qui condamne, apporta à nos âmes la bénédiction qui répare, qui sauve, qui couronne ; c'est Lui qui a confondu la mort, Lui qui nous accorda la Vie éternelle.

Joie sans pareille ! Réjouis-toi, ô terre, puisqu'un rayon est descendu de la Face du Dieu de gloire, un rayon qui ranime les hommes, et les réchauffe. C'est aujourd'hui la fête qui est le commencement du salut de tout le genre humain.

La maison dans laquelle le Verbe, Roi céleste, doit descendre, est bâtie ; oui, la Sagesse s'est bâti une demeure ; cette demeure s'appuie sur sept colonnes ; car la Mère de Dieu apparaît, ornée des sept dons de l'Esprit-Saint, son Sanctificateur et son Époux. La Sagesse éternelle qui atteint d'une extrémité à l'autre, avec force et suavité, et dispose toutes choses, a construit sa maison ; il fit sa Mère digne de recevoir en Elle son Dieu et de l'engendrer dans les entrailles de sa chair sans tache. Le lit nuptial de Celui qui descend pour célébrer les noces divines de son Église, est là.

Réjouissons-nous donc, tressaillons d'allégresse, aujourd'hui est née la Reine du monde, la Porte du ciel, le Tabernacle de Dieu, l’Étoile de la mer, l’Échelle par laquelle ce Roi béni va descendre sur terre, par laquelle l'homme, jusqu'ici gisant par terre, peut enfin remonter au ciel. »

 

Dom Eugène Vandeur (1875-1967). Belge né à Namur, il est orphelin de mère dès l’âge de 4 ans. Oblat à l’abbaye de Maredsous dès l’âge de 14 ans, il y fait de brillantes études et y fait profession à l’âge de 19 ans. À partir de 1900, il est professeur à l’école abbatiale mais en 1909, dom Columba Marmion (futur bienheureux) l’envoie au Mont César à Louvain afin qu’il y soit prieur. Impliqué dans le mouvement liturgique et intéressé par le rôle de la femme dans l’Église et dans la société, il est à l’origine de la fondation des bénédictines d’Emerton (approuvée par le Cardinal Mercier), dont le but est de toucher les femmes afin de rechristianiser les familles. Il donne beaucoup de conférences, revient à Maredsous en 1925 puis fonde  l’  « Union des Petites Compagnes de charité » en 1949. Il a beaucoup écrit dans sa vie, notamment sur la messe et la liturgie.

 


Prière :

 

Prière à la Santissima Bambina (Venise, 28 février 1885) :


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« Douce Petite Marie, vous qui, ayant été choisie pour être la Mère de Dieu, vous montrez aussi notre auguste Souveraine et notre très aimante Mère en accomplissant parmi nous tant de prodiges de grâces, daignez écouter avec compassion nos humbles prières.

Dans les besoins qui nous pressent (et surtout dans l’affliction où nous nous trouvons en ce moment), toute notre espérance repose en vous.

Ô Sainte Enfant, en considération des privilèges qui ne furent accordés qu’à vous seule et en vertu de vos mérites, faites-nous ressentir encore l’effet de vos miséricordes. Montrez que la source des trésors spirituels et des bienfaits incessants que vous dispensez est intarissable, votre puissance sur le Cœur paternel de Dieu étant sans bornes.

Ah  ! Par cette immense profusion de grâces que le Très-Haut déversa sur vous dès le premier instant de votre Conception Immaculée, exaucez notre supplication, Ô Céleste Petite, et nous louerons éternellement la bonté de votre Cœur Immaculé. Ainsi soit-il. »

 


Sainte fête de la Nativité de la Très Sainte Vierge Marie !

 

 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6