Aimer ses ennemis

Aimer ses ennemis

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. » (Luc 6, 27-38)

 

Le doux nom de Marie


Comme tant de fois, la fête de Marie m’a apporté une grâce particulière de ma Mère bien-aimée, depuis ce jour, je suis tout imprégné du désir de vivre dans l’abandon à Dieu. Ce désir ne me quitte pas. Assurément, c’est une indication qui me vient du ciel, et je veux travailler dans ce sens. Ce matin comme ces jours derniers, j’ai demandé à Dieu cet abandon qui lui plaît. Et parce qu’il lui plaît, je vais continuer cette prière. Dieu seul peut me faire atteindre ce sommet, inaccessible à ma faiblesse et à ma lâcheté, je le sens. Si Marie a mis en moi ce germe, assurément elle veut qu’il se développe. Donc, prière de plus en plus fervente. Et puisque je puis déjà montrer ma bonne volonté en pratiquant cet abandon dans les petites occasions qui remplissent mes journées, en avant !

Aujourd’hui, ma céleste protectrice, Marie, à laquelle je dois toutes les grâces que j’ai reçues et le peu de bien qu’il y a en moi, m’a fait sentir son amour. J’ai vu avec plus de clarté encore, il me semble, l’importance de jeter tous mes désirs, mes affections, mes mérites, dans le cœur de Jésus.

 

Jean-Émile Anizan

 

Le père Jean-Émile Anizan († 1928) est le fondateur de la congrégation des Fils de la Charité et le cofondateur des Auxiliatrices de la Charité. / Quand la charité s’empare d’un homme, Paris, Cerf, 1992, p. 104-105

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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