Au pied de la Croix avec Marie - Hozana

Au pied de la Croix avec Marie

Au pied de la Croix avec Marie

Veillée au pied de la Croix avec Marie

R. Esprit de Dieu, souffle de vie
Esprit de Dieu, souffle de feu,
Esprit de Dieu, consolateur,
Tu nous sanctifies !

1. Viens, Esprit, viens en nos cœurs
Viens, Esprit nous visiter.
Viens, Esprit nous vivifier,
Viens, nous t´attendons.

 

R. Esprit de Dieu, souffle de vie
Esprit de Dieu, souffle de feu,
Esprit de Dieu, consolateur,
Tu nous sanctifies !

 

Discours du Pape François le 14 septembre 2014:

Pourquoi la Croix a-t-elle été nécessaire? A cause de la gravité du mal qui nous tenait esclaves. La Croix de Jésus exprime ces deux choses: toute la force négative du mal, et toute la douceur toute-puissante de la miséricorde de Dieu. La Croix semble déclarer la faillite de Jésus, mais en réalité, elle marque sa victoire. 

Sur le Calvaire, ceux qui se moquaient de lui disaient: «Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix» (cf. Mt 27,40). Mais c’est l’inverse qui était vrai: c’est justement parce qu’il était le Fils de Dieu, que Jésus était là, sur la croix, fidèle jusqu’à la fin au dessein d’amour du Père. Et c’est justement pour cela que Dieu a « exalté» Jésus (Philippiens 2,9), en lui conférant une royauté universelle. 

Et quand nous tournons notre regard vers la croix où Jésus a été cloué, nous contemplons le signe de l’amour, de l’amour infini de Dieu pour chacun de nous et la racine de notre salut. De cette Croix jaillit la miséricorde du Père qui embrasse le monde entier. Par la Croix du Christ le malin est vaincu, la mort est battue, la vie nous est donnée, l’espérance est redonnée. C’est important: par la Croix du Christ, l’espérance nous est redonnée. La croix de Jésus est notre seule espérance! Voilà pourquoi l’Eglise « exalte » la Sainte-Croix, voilà pourquoi nous, chrétiens, nous bénissons par le signe de croix. C’est-à-dire que nous « n’exaltons pas » les croix,  mais la Croix glorieuse de Jésus, signe de l’immense amour de Dieu, un signe de notre salut et chemin vers la Résurrection. Voilà notre espérance. 

 

En toi j´ai mis ma confiance 
Ô Dieu très Saint,
Toi seul es mon espérance 
Et mon soutien , 
C´est pourquoi je ne crains rien, 
J´ai foi en toi, ô Dieu très Saint.
C´est pourquoi je ne crains rien, 
J´ai foi en toi, ô Dieu très Saint. 






 

Poème d'Orient daté du XIVème siècle

Au pied de la Croix se tenait la Vierge très pure
qui regardait le Sauveur suspendu au bois ;
elle contemplait les traces des coups, les clous,
les marques des verges et du fouet, l’écoutait gémir,
et, en un profond sanglot,
elle clama sa douloureuse plainte
et sa lamentation déchirante :
Mon très doux enfant, mon enfant bien-aimé,
comment supportes-tu la croix,
toi, mon fils et mon Dieu ?
Comment supportes-tu les crachats,
les clous et la lance,
la couronne d’épines et le manteau de pourpre,
l’éponge et le roseau, le fiel et le vinaigre ?
Comment es-tu suspendu à la croix, mort et nu,
toi qui revêts le ciel de nuées, ô mon fils ?
Comment endures-tu la soif,
toi qui façonnas l’univers,
toi qui créas la mer et toutes les eaux ?
Comment as-tu baissé la tête,
toi qui as abaissé les cieux ?
Comment meurs-tu, innocent, entre des larrons ?

Elle est debout, près de la Croix, seule au plus haut de la douleur, adorant son Dieu qui meurt. 

Voici mourir devant ses yeux, 
son seul enfant, son seul Seigneur, 
Dans un vertige de détresse, 
dans un océan de douleur. 

Elle est debout, près de la Croix, seule au plus haut de la douleur, adorant son Dieu qui meurt. 














Cette coupe d’amertume,
les impies te l’ont fait boire, mon fils !
Pourtant avec cinq pains
tu avais nourri cinq mille hommes
et tu avais rassasié le peuple hébreu
de tes paroles, mon enfant.
Où est ta beauté, ô mon fils, où est ta splendeur ?
Comment sur ta croix es-tu défiguré,
mon fils et mon Dieu ?
Le soleil, méconnaissable, a éteint sa lumière
et la lune brillante a disparu dans les ténèbres ;
les pierres se sont brisées, les tombeaux ouverts
et le voile du Temple s’est déchiré en deux.
La création a reconnu son créateur et son auteur,
mais eux se sont bouché les oreilles
et fermé les yeux pour ne pas te voir,
ô mon fils, soleil inaccessible.

Elle est debout, près de la Croix, seule au plus haut de la douleur, adorant son Dieu qui meurt. 

O Mère aimée du Fils de Dieu, 
ô source vive de l’amour, 
Fais-moi pleurer tes larmes mêmes, 
fais-moi entrer dans ta douleur. 

Elle est debout, près de la Croix, seule au plus haut de la douleur, adorant son Dieu qui meurt. 


Archange Gabriel, voici que j’en appelle à toi.
Ne m’as-tu pas dit :  » Réjouis-toi  »
et appelé  » toute bénie  » ?
« Réjouis-toi, m’as-tu dit, pleine de grâces  » ;
mais le tourment et le sacrifice
que j’allais endurer à cause de mon fils,
pourquoi ne m’en as-tu rien dit ?
Pourquoi ne l’ai-je pas su ?
Quelle joie ai-je retirée de son enfantement,
partout la haine incommensurable et l’ingratitude
qui possède les impies et les brebis égarées !

Ô très vénérable Siméon, vois maintenant
dans mon cœur le glaive annoncé par ta prophétie.
Vois ce glaive et ce sacrifice,
ô mon fils et mon Dieu,
c’est ta mort qui s’est accomplie dans mon coeur ;
mes entrailles se sont déchirées, ma vue obscurcie
et mon coeur est transpercé par un terrible glaive.

 

Elle est debout, près de la Croix, seule au plus haut de la douleur, adorant son Dieu qui meurt. 

Daigne brûler mon cœur de chair 
à l’amour fou du doux Sauveur, 
Enseigne-moi la porte étroite, 
et le chemin d’aimer Jésus. 

Elle est debout, près de la Croix, seule au plus haut de la douleur, adorant son Dieu qui meurt. 


Je vois ta souffrance effroyable,
mon fils et mon Dieu,
je vois ton sacrifice injuste et ne puis le supporter !
Où est ta beauté, ô mon fils, où est ta splendeur ?
Où sont ton éclat et ta majesté ?
Aie pitié, mon doux enfant, de la pauvre Marie !
Donne-moi, mon bien-aimé,
une parole de tes lèvres, dans mon chagrin,
très miséricordieux, console-moi.
Vois mes larmes, ô mon fils !
entends mes gémissements
et ouvre tes lèvres pour mes consoler.
Je n’ai nulle part de lieu, mon fils,
pour reposer ma tête,
je n’ai pas d’autre parents, père ou mère,
frère ou sœur pour me réconforter.
Tu es pour moi un père et une mère,
un frère et un fils,
tu es ma vie, ma lumière,
ma protection inébranlable.
Tu es mon réconfort et ma consolation,
tu es mon Dieu qui m’a façonnée et créée.
Pleurez avec moi,
vous toutes qui avez suivi le Seigneur,
en voyant mon chagrin
et mon sacrifice indicibles !

Elle est debout, près de la Croix, seule au plus haut de la douleur, adorant son Dieu qui meurt. 

 Et toi, Jésus, mon seul Sauveur, 
donnant ta Vie pour mon péché, 
Quand tu viendras dans ton royaume, 
souviens-toi de moi, ô Jésus 

Elle est debout, près de la Croix, seule au plus haut de la douleur, adorant son Dieu qui meurt. 



Incline-toi, très sainte croix, incline ton faite,
croix toute sainte, bois béni,
pour que je baise les plaies
de mon fils et mon Dieu,
pour que j’étreigne le corps de mon Jésus,
pour que je couvre de baisers sa bouche si douce,
ses yeux, son visage, ses mains et ses pieds,
et que je dise adieu
à mon unique enfant injustement sacrifié.
Incline-toi, croix, incline-toi !
Je te salue, ô croix, bois tant aimé ;
je me prosterne devant toi
et celui qui est injustement suspendu à toi.
Grande est ta gloire, croix, grande ta grâce
et grande ta puissance, bois béni,
car Dieu qui ne peut pécher, mon créateur,
est étendu sur toi
comme un bandit et un malfaiteur.

Victoire tu régneras!

Ô Croix tu nous sauveras!

 

Mon fils tant aimé, je glorifie ta Passion,
je glorifie ta miséricorde et ta longanimité,
je vénère la lance, le glaive, le roseau, les clous,
la couronne d’épines, le manteau de pourpre,
l’éponge, les coups, les injures, le vinaigre,
les soufflets, les crachats et le fouet, mon fils ;
car tu as accepté d’endurer
dans ta chair tous ces tourments.

Par ton humiliation tu as exalté le genre humain
et par ta mort tu as donné la vie au monde entier.
Mais ressuscite vite, mon fils et mon Dieu,
comme tu me l’as annoncé, pour sauver le monde
après avoir écrasé
la mort et la corruption, ô mon fils.
Alors moi aussi je me réjouirai, pauvre mère,
et avec moi se réjouiront tous ceux qui t’aiment,
mais tous tes ennemis seront couverts de honte.

En toi j´ai mis ma confiance 
Ô Dieu très Saint,
Toi seul es mon espérance 
Et mon soutien , 
C´est pourquoi je ne crains rien, 
J´ai foi en toi, ô Dieu très Saint.
C´est pourquoi je ne crains rien, 
J´ai foi en toi, ô Dieu très Saint. 



Mère toute pure et bénie
du très doux Jésus, le Dieu de l’univers,
sainte Vierge immaculée,
irréprochable et sans souillure,
espoir des désespérés et des pécheurs,
nous te louons et te bénissons :
Tu es pleine de grâces toi qui as enfanté le Christ,
créateur de toutes choses.
Nous tombons tous à tes pieds
et nous te prions Vierge très pure,
sauve-nous de tout danger
et des tentations innombrables
envoyées par le diable,
intercède pour nous à l’heure du Jugement,
délivre-nous du feu et des ténèbres à venir
et rends-nous dignes de participer
à la gloire de ton fils,
car tu es l’espérance des chrétiens,
Vierge toute sainte.



 

Je vous salue, Marie
Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus,
le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen.

 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6