La Messe……………………Début du CANON - Hozana

La Messe……………………Début du CANON

 La Messe……………………Début du CANON

Jésus tombe pour la deuxième fois. Septième station du chemin de croix de la colline des Espélugues surplombant la grotte de Massabielle à Lourdes,

            Septième publication de l’EXPLICATION DE LA MESSE d’après les notes prises lors des différents explications données par Don Guéranger à ses moines : Elle concerne toutes les prières depuis la fin du Sanctus jusqu’au milieu du Memento des vivants.

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CANON DE LA MESSE

            La Préface étant achevée, le Sanctus résonne, alors le Prêtre entre dans le nuage. On ne l’entendra plus que lorsque la grande prière sera finie. Cette prière a reçu le nom de Canon Missae, c’est-à-dire Règle de la Messe, et cela parce que cette partie est vraiment ce qui constitue la Messe : c’est ce qu’on peut appeler par excellence la Messe. Elle finit au Pater, et le Prêtre, qui a terminé tout haut les prières de l’offrande, terminera celle-ci de la même manière, faisant entendre ces paroles : Per omnia saecula saeculorum ; les fidèles répondront Amen, c’est-à-dire, nous approuvons tout ce que vous avez dit et tout ce que vous avez fait, parce que nous avions, comme vous, l’intention de faire venir le Seigneur, et nous nous associons à toute vos paroles. C’est donc à voix basse que le Prêtre dit en entier la grande prière du Canon, même les Amen qui terminent les différentes Oraisons composant cette prière. Une seule fois il élève quelque peu la voix, mais il ne dira que quelques mots, et ce sera pour se confesser pécheur, ainsi que ceux qui l’entourent : Nobis quoque peccatoribus. ( A nous aussi pécheurs)

            Au 17e siècle les hérétiques jansénistes voulurent introduire la pratique de réciter le Canon de la Messe à haute voix. Trompé par eux, un successeur de Bossuet, le cardinal de Bissy, avait laissé mettre des R imprimés en rouge dans le missel qu’il avait fait composer pour son Église, comme les évêques de France s’imaginaient alors en avoir le droit. Ces R. en rouge signifiaient naturellement que le peuple devait répondre tout haut aux ''Amen '' qui précédaient. Mais on ne répond qu’à ce qu’on entend. Donc il fallait que le Prêtre récitât le Canon à haute voix, comme le désiraient les jansénistes. De vives réclamations attirèrent l’attention sur cette dangereuse innovation, et le cardinal de Bissy lui-même revint sur cette malheureuse mesure.

            Les diverses Oraisons qui composent le Canon sont de la plus haute antiquité ; cependant elles ne remontent pas aux premiers jours de la sainte Église ; ce qui nous le prouve, c’est que le service divin se fit d’abord en grec, langue beaucoup plus usitée à cette époque que la langue latine. Nous devons donc penser qu’elles ont été rédigées vers le lle siècle, ou dans les premières années du IIIe. Toutes les Églises ont leur Canon ; mais si la forme diffère un peu, le fond est toujours le même, et la doctrine exprimée dans ces divers rites s’accorde souvent avec celle que nous exprimons nous-mêmes dans le rite latin. C’est une preuve admirable de l’unité de croyance, quel que soit le rite.

            La première lettre de la première Oraison du Canon est un T, qui a la même valeur que le Tau des Hébreux et qui, par sa forme, représente la Croix. Aucun autre signe ne pouvait être mieux placé en tête de cette grande prière dans laquelle se renouvelle le sacrifice du calvaire. Aussi lorsqu’on commença à écrire ces magnifiques sacramentaires enrichis de vignettes et de dessins de tous genres, on se plut à orner le Tau, et on eut l’idée de placer sur la croix que forme cette lettre l’image du Christ. Peu à peu le dessin s’agrandit, et l’on finit par représenter toute la scène de la crucifixion ; ce dessin, quelque grand qu’il fût, servait cependant de première lettre pour l’Oraison Te igitur. (Nous vous supplions) Enfin, on décida que le sujet était assez important pour en faire une image séparée, et c’est ce qui arriva. Aussi il n’y a pas aujourd’hui de missel complet sans la gravure du Christ en croix, placée sur la feuille qui est en regard du commencement du Canon. Et cela est venu simplement de cette petite vignette des anciens sacramentaires.

            Quant à l’importance du Tau, nous voyons que déjà dans l’Ancien Testament il en était question ; car Ézéchiel dit, à propos des élus, que le sang de la victime étant pris, tous ceux que Dieu voudra se réserver devront en être marqués au front avec le signe du Tau, et tous ceux-là seront épargnés, dit le Seigneur. (Éz 9, 4.6). La raison est que nous sommes tous sauvés par la croix de Jésus-Christ, laquelle avait la forme du Tau. A la confirmation, l’Évêque marque aussi le Tau sur le front des confirmés avec l’huile sainte. – La croix de Notre Seigneur avait la forme du Tau, c’est à dire celle-ci : T. Au-dessus avait été placée une autre pièce de bois pour soutenir l’écriteau, ce qui complète l’image de la croix telle que nous l’avons aujourd’hui, car saint Jean nous dit que la cause de la mort de Notre Seigneur fut placée sur la croix. Scripsit autem et titulum Pilalus, et posuit supe crucem (Jn 19, 19). (Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix)

            Telle est l’importance de cette lettre qui commence la grande prière du Canon.

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TE IGITUR

            Te igitur, clementissime Pater, per Jesum Christum Filium tuum Dominum noslrum supplices rogamus ac petimus. (Nous vous supplions donc, Père très miséricordieux et nous vous conjurons, par Notre Seigneur Jésus Christ)  

            Le Prêtre, après le Sanctus, étend les bras et les élève, puis joignant les mains, il lève les yeux au ciel et les baisse aussitôt. Alors profondément incliné, les mains jointes et appuyées sur l’autel, il dit : Te igitur, clementissime Pater. – Ces mots Te igitur sont comme une liaison ; ils expriment que le Prêtre n’a qu’une seule pensée, celle du Sacrifice. Donc, maintenant que je suis à vous, semble-t-il dire à Dieu (toutes ces prières s’adressent au Père, ainsi que nous le voyons dès le commencement), maintenant que les fidèles ont remis leurs vœux entre mes mains, tous ensemble nous supplions au nom de ce divin Sacrifice ; puis il baise l’autel pour donner plus d’expression à sa demande, et continuant : uti accepta habeas et benedicas, (d’avoir pour agréable et de bénir) il joint les mains et s’apprête à faire par trois fois le signe de la Croix sur les choses offertes, en ajoutant haec dona, haec munera, haec sancta sacrificia illibata  (Ces dons, ces présents, ce sacrifice pur et sans tache) ; oui, ce pain et ce vin qui vous ont été offerts sont vraiment purs ; daignez donc les bénir et les recevoir ; et bénissez-les, non dans leur sens matériel de pain et de vin, mais en considérant le corps et le sang de votre Fils, auxquels ils vont être changés. Aussi est-ce pour bien montrer qu’il a en vue le Christ, que le Prêtre marque du signe de la Croix le pain et le vin.

            De nouveau étendant les mains, il poursuit : in primis quae tibi offerimus pro Ecclesia tua sancta catholica. (Principalement pour votre Eglise sainte et catholique) Le premier intérêt, lorsqu’on dit la Messe, c’est la sainte Église, car Dieu n’a rien de plus cher ; on le touche infailliblement en lui parlant de la sainte Église. Quam pacificare, custodireadunare et regere digneris toto orbe terrarum. (Daignez lui accorder la paix, la garder, la maintenir dans l’unité et la gouverner par toute la terre)  Le mot adunare nous montre ici l’intention de Dieu ; il veut que son Église soit Une, comme il le dit lui-même dans la sainte Écriture : Una est columba mea (Cant. VI, 8). Entrant dans ses vues, nous lui demandons qu’elle demeure toujours Une, et que rien ne vienne déchirer la robe sans couture du Christ. De même que dans le Pater la première chose que Notre Seigneur nous fait demander est celle-ci : Sanctificetur nomen tuum, que votre nom soit sanctifié, nous enseignant ainsi que les intérêts et la gloire de Dieu doivent passer avant toutes choses ; de même ici sa gloire est mise en avant, à propos de son Église, in primis. Et nous demandons pour elle la paix, nous demandons qu’elle soit gardée, qu’elle soit Une et bien gouvernée par toute la terre.

            Ensuite le Prêtre ajoute : Una cum famulo tuo Papa nostro N. et Antistite nostro N, et omnibus orthodoxis, atque catholicae et apostolicae fidei cultoribus. (Avec votre serviteur, notre pape N ... et notre Evêque N ..., et tous les chrétiens fidéles à la vraie doctrine, faisant profession de la foi catholique et apostolique )  Ainsi, il n’est pas une messe qui ne profite â la sainte Église tout entière ; tous ses membres y participent et l’on a soin dans cette Oraison de le détailler. D’abord, le Vicaire de Jésus-Christ sur la terre est nommé ; et lorsqu’on prononce son nom, on fait une inclination de tête pour honorer Jésus-Christ dans son Vicaire. Si le Saint-Siège était vacant, cette mention serait omise. Lorsque le Pape dit la Messe, il remplace les mots qui sont au Missel par ceux-ci : Et me indigno servo tuo. . . L’Évêque fait la même chose pour lui, car après le Pape, le Missel mentionne l’Évêque du diocèse du lieu où l’on célèbre, afin que partout la sainte Église soit représentée tout entière. A Rome il n’est pas fait mention de l’Évêque, puisque le Pape est Évêque de Rome. Mais, afin que tous ses membres sans exception soient mentionnés, la sainte Église parle ici de tous les fidèles, exprimés par ce mot cultoribus, c’est-à-dire tous ceux qui sont fidèles observateurs de la foi de la sainte Église, car il est nécessaire d’être dans cette foi pour être compris dans le nombre de ceux dont la sainte Eglise fait mention ; il faut être orthodoxe, comme elle a soin de le dire, omnibus orthodoxis, c’est-à-dire bien-pensants et professant la foi catholique, la foi qui vient des Apôtres. La sainte Église en appuyant sur ces mots : omnibus orthodoxis atque catholicae et apostolicae fidei cultoribus, nous montre bien qu’elle ne prie pas ici pour ceux qui n’ont pas la foi, qui ne sont pas bien-pensants ni orthodoxes, et qui ne tiennent pas leur foi des Apôtres.

            Nous comprenons d’après les termes qu’emploie l’Église, combien la sainte Messe s’éloigne des dévotions privées. Elle doit donc passer avant toute autre chose et ses intentions doivent être respectées. Ainsi la sainte Église fait entrer tous ses membres en participation du grand Sacrifice ; c’est ce qui fait que si le sacrifice de la Messe s’éteignait, nous ne tarderions pas à retomber dans l’état dépravé où se trouvaient les peuples souillés par le paganisme, et telle sera l’œuvre de l’Antechrist : il prendra tous les moyens d’empêcher la célébration de la sainte Messe, afin que ce grand contre poids soit abattu, et que Dieu mette fin alors à toutes choses, n’ayant plus de raison de les faire subsister. Nous pouvons facilement le comprendre, car depuis le Protestantisme, nous voyons beaucoup moins de force au sein des sociétés. Des guerres sociales se sont élevées, portant avec elles la désolation, et cela uniquement parce que l’intensité du sacrifice de la Messe est diminuée. C’est le commencement de ce qui arrivera lorsque le diable et ses suppôts, déchaînés par toute la terre, y mettront le trouble et la désolation, ainsi que Daniel nous en avertit. A force d’empêcher les ordinations et de faire mourir les prêtres, le diable empêchera enfin la célébration du grand Sacrifice, alors viendront les jours de malheur.

            II ne faut pas nous en étonner, car la sainte Messe est un événement pour Dieu comme pour nous ; cet événement va directement à sa gloire. Il ne saurait méconnaître la voix de ce sang plus éloquent mille fois que celui d’Abel ; il est obligé d’apporter une attention particulière, parce que sa gloire y est intéressée, et que c’est son Fils lui-même, le Verbe éternel, Jésus-Christ, qui s’offre comme victime et qui prie pour nous son Père.

            Ainsi devons-nous toujours bien considérer trois choses dans la sainte Eucharistie : le Sacrifice d’abord qui rend gloire à Dieu, le Sacrement qui fait la nourriture de nos âmes, enfin, en troisième lieu, la possession de Notre Seigneur que nous pouvons y adorer, ce qui fait la consolation de notre exil. La simple possession du Seigneur, qui nous donne la facilité de l’adorer, est moindre que le Sacrement ou la Communion ; La Communion est moindre que le Sacrifice, puisqu’il ne s’agit que de nous ; mais lorsque les trois choses se trouvent réunies, tout est complet, et ce que Notre Seigneur a voulu en instituant l’Eucharistie se trouve réalisé. Sans doute, s’il nous eût été donné seulement de pouvoir adorer le Seigneur présent au milieu de nous, c’eût été déjà beaucoup, mais il nous a été donné bien plus encore par la Communion ; toutefois le Sacrifice plane au-dessus de ces deux premiers bienfaits ; en effet, par le Sacrifice nous pouvons agir sur Dieu lui-même, et il n’a pas le droit d’y être indifférent ; autrement il porterait atteinte à sa gloire elle-même. Et comme Dieu a tout fait pour sa gloire, il prête attention au saint Sacrifice de la Messe, et accorde sous une forme ou sous une autre ce qui lui est demandé. Ainsi pas une Messe n’est offerte sans que les quatre fins de ce grand Sacrifice soient remplies : l’adoration, l’action de grâces, la propitiation et l’impétration ; car Dieu s’y trouve obligé. Quand Notre Seigneur, nous apprenant à prier, disait : Sanctificetur nomen tuum, ( Que votre nom soit sanctifié) c’était déjà beaucoup, et cette demande doit intéresser grandement la gloire de Dieu ; mais dans la sainte Messe, nous avons beaucoup plus encore, nous pouvons dire à Dieu qu’il n’a pas le droit de ne pas regarder le Sacrifice, car c’est Jésus-Christ qui s’offre ; qu’il ne peut pas se défendre d’écouter, car c’est Jésus Christ qui prie.

            Autrefois, on plaçait dans le Canon, après le nom de l’Évêque, celui du Roi : et Rege nostro N. . . Maintenant on l’omet, depuis que saint Pie V a rédigé le Missel que nous avons actuellement. Saint Pie V fut porté à cette décision à cause de la différence de religion parmi les princes depuis le Protestantisme. Il faut une permission particulière de Rome pour mentionner ici le Roi. L’Espagne la demanda sous le roi Philippe Il et l’obtint. En France, le parlement de Toulouse et celui de Paris avaient fait défendre d’imprimer le Missel de saint Pie V, se choquant de ce que le Roi n’y fût pas mentionné. En 1855, Napoléon III demanda au Pape l’autorisation d’être nommé au Canon de la Messe, et cela lui fut accordé.

            La première Oraison du Canon de la Messe n’a ni conclusion ni Amen, non plus que la seconde.

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MEMENTO DES VIVANTS

           Memento, Domine, famulorum famularumque tuarum N et• N .. (Souvenez-vous Seigneur de vos serviteurs et de vos servantes, (et il les nomme)) Et le Prêtre, joignant les mains, rappelle en silence ceux qu’il désire recommander. – Ainsi le Prêtre a d’abord prié pour la sainte Église en général, pour le Pape, l’Évêque et tous les Catholiques orthodoxes, c’est-à-dire qui sont dans la foi de la sainte Église. Le saint Sacrifice, dont les fruits sont infinis, opère cependant d’une manière particulière sur tous ceux pour lesquels une prière spéciale est faite ; voilà pourquoi le Prêtre a la permission de mentionner ici ceux qu’il désire recommander à Dieu tout particulièrement. La tradition nous dit que de tout temps le Prêtre a eu la faculté de prier spécialement pour ceux qui l’intéressaient, parce que les fruits du saint Sacrifice leur sont appliqués particulièrement, sans préjudice de l’intention principale.

            Étendant de nouveau les mains, le Prêtre poursuit sa prière et dit : Et omnium circumstantiumquorum tibi rides cognita est et nota devotio. (Et de tous les fidèles ici présents dont vous connaissez la foi et la piété).. Le Prêtre prie pour tous ceux qui sont présents et qui l’entourent, parce que leur foi leur a fait quitter toutes choses pour venir se grouper autour de l’autel, et qu’ainsi ils ont droit à une part toute spéciale du Sacrifice. Voilà pourquoi il est si bon d’assister à la Messe autant que faire se peut. Mais il faut y assister avec foi et dévotion, car le Prêtre dit lui-même :quorum titi fides cognita est et nota devotio. il est clair que le Prêtre ne peut dire cela à Dieu à propos de ces chrétiens qui sont dans l’église comme dans un autre lieu, ne se préoccupant pas le moins du monde de ce qui se passe à l’autel, et dont toute l’occupation est de se distraire d’une façon plus ou moins sainte, quand ils y sont. Pour ceux qui sont au loin, ils participent au saint Sacrifice en s’y unissant, et désirant y assister, en toute foi et dévotion, si cela leur était possible. Étant dans cette disposition, quelque éloignés qu’ils puissent être, ils ont part aux fruits du Sacrifice. Ainsi le Prêtre, en montant à l’autel, ne doit pas se faire une idée personnelle du saint Sacrifice, il a toute l’Église entre les mains actuellement, et il prie les bras étendus comme Notre Seigneur qui offrait son sacrifice pour tous les hommes.

            Le Prêtre insiste sur toutes ces recommandations, disant à Dieu qu’il offre le Sacrifice pour ces diverses personnes : pro quibus tibi offerimus, vel qui tibi offerunt hoc sacrificium laudis. (Pour lesquelles nous vous offrons, ou qui vous offrent eux-mêmes ce sacrifice de louange, pour eux ou pour tous les leurs) La sainte Église emploie ce terme de sacrifice de louange, (plus propre cependant à la psalmodie), parce que la sainte Messe est aussi à la louange et à l’honneur de Dieu ; c’est du reste une expression de la Bible, qui se rencontre assez fréquemment.

            Pour qui le Sacrifice est-il offert ? Le Prêtre, parlant toujours de ceux qu’il a mentionnés, continue sa pensée et ajoute : pro se, suisque omnibus, pro redemptione animarum suarum, pro spe salutis et incolumatatis suae. (Pour la rédemption de leur âme, pour leur salut et leur conservation) Ainsi le Sacrifice embrasse tout, s’étend à tout. L’âme a passé la première dans cette énumération ; et nous avons vu figurer là cette demande, qui se retrouve si souvent dans les chartes de fondation au moyen âge. Puis l’Église s’occupe du corps ; elle demande à Dieu de le garder sain et sauf au milieu des dangers qui l’entourent. Enfin le Prêtre termine en présentant au Dieu vivant les vœux de tous les fidèles, en ces termes : tibique reddunt vola sua aeterno Deo vivo et vero. (Et qui vous rendent leurs hommages, comme au Dieu éternel vivant et vrai),

            Le Prêtre ne peut prier ici ni pour les infidèles, ni pour les juifs, pas plus que pour les hérétiques, parce qu’ils sont excommuniés par le fait de leur hérésie, et par conséquent mis en dehors de la sainte Église catholique. Il ne prie pas non plus pour ceux qui, sans être hérétiques, sont excommuniés ; ce serait une profanation s’il faisait entendre leurs noms dans le courant du saint Sacrifice. On peut prier pour eux dans le secret, et non dans les prières officielles. Ils sont hors du Sacrifice, puisqu’ils sont hors de la sainte Église ; par conséquent, il est impossible de les y mentionner.

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  Revenons quelques instants au temps présent.

            Sous la forme ordinaire du rite romain, l’Eglise  a célébré dimanche dernier, 17 février 2019 le sixième dimanche ordinaire. Dans la forme extraordinaire, que nous explique Dom Guéranger, ce dimanche était celui de la Septuagésime. L’Eglise ouvre le cycle pascal par le Temps de la Septuagésime qui comprend 3 dimanches de préparation, juste avant le temps du carême. Le jeûne n’est pas encore imposé, mais les ornements sont déjà violets. Les chants de joie, Gloria et Alléluia sont supprimés jusqu’à Pâques. L’Alléluia est remplacé par le trait, que Dom Guéranger nous a expliqué dans la publication  https://hozana.org/publication/44639-la-messe-antienne-dentree---alleluia    L’Eglise propose des textes d’évangiles centrés sur l’espérance du salut : Il y a la parabole des ouvriers de la vigne pour nous dire que la rédemption s’étend à tous les âges, celle du semeur  montrant que cette rédemption atteint tout homme qui s’ouvre à la parole de Dieu, et celle de la guérison de l’aveugle de Jéricho, placée après l’annonce de la passion, qui proclame le passage des ténèbres à la lumière.   

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

11 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

Florence
place Plouray, il y a 4 mois
en union de prière dans le coeur immaculé de Marie amen
Philippe
place Le Blanc, il y a 4 mois
En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.
Marie-Thérèse
place Quincy-Voisins, il y a 4 mois
En union de prières - Amen -
Philippe
place Le Blanc, il y a 4 mois
En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
Michel
 il y a 4 mois
En union de prières.
Philippe
place Le Blanc, il y a 4 mois
Dans le Cœur Immaculé de Marie
Marie-guy
place Orbigny, il y a 4 mois
En communion de priére avec le Saint Sacrifice de La messe Alleluia Amen 🙏
Philippe
place Le Blanc, il y a 4 mois
et avec la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Jésus et Marie sont inséparables
Utilisateur effacé
 il y a 4 mois
Si on peut se demander comment le protestantisme est-il survenu ! Honnêtement, le monde est submergé de complications ! Un document en partage sur le site « jesusmarie.com » : LES SEDEVACANTISTES essaient de démontrer que l'Eglise enseignante c'est à dire le pape et les 4000 évêques professent la doctrine de l'enfer, professent des hérésies anciennement condamnées, mais passons). Si les sédévacantistes étaient soutenus par Dieu, il serait de la plus haute importance de les doter du charisme des miracles, car selon saint Thomas d'Aquin, dans la Somme Théologique IIa IIae, question 178, article 2, les miracles ont pour but de prouver la véracité de la doctrine de celui qui opère ces miracles : (...) Dieu les opère pour l’utilité des hommes et cela de deux manières : 1° pour prouver la vérité enseignée ; 2° pour démontrer la sainteté de quelqu’un que Dieu veut proposer aux hommes comme un exemple de vertu. De la première manière des miracles peuvent être faits par quiconque prêche la vraie foi et invoque le nom du Christ : ce qui a lieu quelquefois par l’intermédiaire des méchants. Ainsi les méchants peuvent de cette façon faire des miracles. C’est pourquoi à l’occasion de ces paroles (Matth., chap. 7) : N’avons- nous pas prophétisé en votre nom ? saint Jérôme dit : Prophétiser, ou faire des miracles et chasser des démons, quelquefois ce n’est pas un effet du mérite de celui qui opère ces merveilles ; mais on fait ces choses en invoquant le nom du Christ pour que les hommes honorent Dieu à l’invocation duquel d’aussi grands prodiges se produisent. Mais dans le second sens les miracles n’ont pour auteurs que des saints, et c’est pour prouver leur sainteté qu’ils se font ou pendant leur vie, ou après leur mort, soit par eux, soit par les autres (C’est sur cette doctrine que repose la canonisation des saints. L’Eglise n’autorise leur culte qu’autant que leur sainteté est démontrée par des miracles.) (...) Si Jésus a fait des miracles tout au long de ses trois ans de vie publique c'est justement pour prouver qu'il était le Christ Messie annoncé par l'Ancien Testament et pour prouver qu'il est Dieu fait homme. De tous temps, dans l'histoire de l'Eglise, Dieu a donné à plusieurs de ses saints missionnaires le pouvoir de faire des miracles pour faire comprendre aux peuples nouvellement évangélisés, que ces missionnaires venaient de sa part et leur enseignaient la Vérité sur Dieu et sur la foi : ALORS COMMENT SE FAIT-IL QUE LES SEDEVACANTISTES NE FASSENT AUCUN MIRACLE ? Le fait qu'ils ne fassent aucun miracle n'est-il pas une preuve supplémentaire qu'ils ne viennent pas de Dieu et n'enseignent par la vérité catholique romaine ? Au contraire, depuis 1958, au sein de l'Eglise catholique romaine, inombrables sont les miracles, miracles opérés par des catholiques romains qui donnent leur assentiment au concile Vatican II. Miracles que l'on retrouvent dans tous les procès en béatification et en canonisation. Les plus connus sont ceux de Lourdes, et ceux opérés par le saint Padre Pio. Le Sédévacantisme déjà condamné par Pie IX : C’est ce qui ressort clairement de l’encyclique Etsi multa luctuosa de S.S. Pie IX, en date du 21 novembre 1873, portant condamnation des erreurs des vieux-catholiques. « ... Puisqu’ils [les vieux catholiques] cherchent à prendre au piège le Pontife romain et les évêques, successeurs de Saint Pierre et des Apôtres et à ruiner la réalité du pouvoir de juridiction en le transférant au peuple ou, comme ils disent, à la communauté; puisqu’ils rejettent et attaquent obstinément le magistère infaillible du Pontife romain d’une part, [le magistère infaillible] de toute l’Église enseignante d’autre part; et puisqu’ils affirment avec une audace incroyable, et en cela ils pèchent contre l’Esprit-Saint promis par le Christ à son Église pour qu’il demeure toujours en elle, que le Pontife romain ainsi que tous les évêques, les prêtres, les peuples unis à lui dans une même communion, sont tombés dans l’hérésie quand ils ont ratifié et reconnu publiquement les définitions du Concile œcuménique du Vatican : c’est donc l’indéfectibilité même de l’Église qu’ils nient de la sorte et ils blasphèment lorsqu’ils proclament son anéantissement dans le monde entier pour en déduire que sa tête visible et ses évêques lui ont manqué; ils peuvent ainsi prétendre que la nécessité s’est imposée à eux d’instaurer un épiscopat légitime en la personne de leur pseudo-évêque, lequel, pour s’être élevé dans la hiérarchie sans passer par la porte mais en empruntant une autre voie tel un voleur et un brigand, appelle sur sa propre tête la condamnation du Christ... » Pie IX, encyclique Etsi multa luctuosa Les sédévacantistes sont des ex-catholiques romains professant qu'il n'y a plus de pape légitime et plus d'évêques catholiques parce que les papes (Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II, Benoit XVI) et tous les évêques se seraient mis à professer des hérésies déja condamnées par le magistère de l'Eglise. Cette apostasie se serait opérée par l'assentiment (de foi divine) donné aux documents du dernier concile oecuménique : le concile Vatican II. Selon eux, les évêques ordonnés sous Pie XII ou avant, entrent dans la basilique Saint Pierre, lieu de réunion du concile Vatican II en étant vrais évêques catholiques romains, ils votent la Déclaration Dignitatis Humanae (décembre 1965) et le jour même du vote, ils ressortent de la basilique Saint Pierre, en apostats de la foi catholique puisqu'ils se seraient mis, subitement, ce jour là à adhérer à l'hérésie condamnée. Questions adressées aux sédévacantistes : Dans quel document du magistère de l'Eglise catholique est-il enseigné que l'Eglise hiérarchique (l'ensemble de tous les évêques de la planète unis et soumis au saint Père) va apostasier la vraie foi catholique à une certaine époque ? Dans quel document, le magistère de l'Eglise enseigne-t-il que l'abomination de la désolation, ou l'abomination dans le temple saint de Dieu, dont parle la Bible, est l'apostasie de tous les évêques catholiques, l'évêque de Rome étant inclu ? [pour les deux questions, il s'agit de donner des documents officiels du magistère de l'Eglise et non des citations de pères ou docteurs de l'Eglise, de Docteur, ou de théologiens qui ne peuvent pas contredire ce que la théologie catholique a toujours enseigné sur l'unité, la sainteté, la catholicité, l'apostolicité, la visibilité et l'indéfectibilité de l'Eglise Catholique Romaine.] Objection : La foi catholique enseigne que l'Eglise Catholique Romaine est indéfectible. Pour les sédévacantistes, tous les évêques nommés sous Pie XII et avant Pie XII étaient de vrais évêques catholiques et ensuite en 1962-1965, ils ont apostasié la foi catholique en donnant leur assentiment aux textes du concile Vatican II, lesquels, selon les sédévacantistes, contiennent des "hérésies" soit-disant "évidentes". Quand on donne publiquement son assentiment à une hérésie évidente, hérésie déjà plusieurs fois condamnée par la Sainte Eglise catholique, on perd la foi en totalité, et si l'on adhère à cette hérésie, on apostasie la foi catholique romaine. Les sédévacantistes pensent donc que depuis 1965 (décembre 1965 = cloture du concile Vatican II) il ne restait que Mgr lefebvre et Mgr de Castro Mayer à avoir la foi catholique. Où est-il enseigné [dans les documents officiels du magistère] que l'église enseignante (= tous les évêques) vont apostasier la foi catholique ? Même durant la crise arienne, une partie très importante des évêques gardèrent la vraie foi catholique et croyaient que Jésus était vrai Dieu et vrai homme et non pas seulement un homme. La foi catholique enseigne que l'Eglise Catholique Romaine est divine, qu'elle est indéfectible. Tel auteur sédévacantiste enseigne que des versets de l'Ecriture indiquent la survenue de l'abomination de la désolation dans le temple saint. Mais dans quels document du magistère est-il enseigné que cette abomination dans le temple saint est la défaite de l'église catholique romaine ? Où est-il enseigné que l'on peut suivre l'église et sa hiérarchie enseignante (= tous les évêques catholiques du monde unis au pape) pour toute l'histoire de l'humanité sauf pour une période non déterminée ? La théologie catholique n'a jamais enseigné que l'église allait connaitre la défaite et se transformer en prédicateur de l'erreur pour les hommes de bonne volonté durant une période de son histoire. L'église catholique romaine est divine : elle est l'oeuvre de la sainte Trinité, elle est habitée par la Sainte Trinité et dirigée par Elle. Satan n'arrivera jamais à en prendre le contrôle (pape + collège de tous les évêques) malgré le fait que l'immense majorité de ses membres soient de pécheurs. voir des documents qui ont la confiance des sédévacantistes : Les décrets des conciles oecuméniques. Le catéchisme de saint Pie X Le catéchisme du Concile de Trente dont le véritable nom est Catéchisme Romain. le Grand Catéchisme de saint Pierre Canisius. Une crise est possible, pas la chute de tous les évêques avec le pape Il est possible que l'Eglise catholique connaisse une crise très grave comme lorsqu'il y eut plusieurs papes en même temps avec les papes d'Avignon ou lorsque de nombreux évêques furent ariens. Mais dans le cas actuel, il n'y a pas de division mondiale évêques contre évêques au nom de la vraie foi, tous les évêques catholiques romains reçoivent les textes de Vatican II et leur donnent une interprétation conforme à la Tradition si certaines expressions peuvent sembler nouvelles ou contredisant le magistère antérieur de l'Eglise. Certains comme saint Robert Bellarmin, estiment possible que ponctuellement un pape adhèrent à l'hérésie, cela sembla être le cas avec le pape Libère lors de la crise arienne, mais justement, il n'est jamais arrivé que le pape sombre en même temps que tous les évêques de la planète (= l'église hiérarchique). Les sédévacantistes devraient se dire : tel texte me semble hérétique mais comme il est professé par le pape et tous les évêques c'est que je dois me tromper et que le vrai sens de ce texte est à trouver dans le magistère de l'église. Tout texte ambigu trouve son sens réel dans la théologie catholique antèrieure. Exemple : au XIXème siècle, les papes condamnent la liberté de faire n'importe quoi (liberté absolue de conscience), au XXème, Vatican II loue la liberté d'obéir à sa conscience (liberté religieuse), tout en ajoutant que la conscience a le devoir de se former et d'adhérer à la vérité quand elle l'a découverte. Dignitatis Humanae ne dit pas le contraire de Quanta Cura ou du syllabus. Autre objection : Au Portugal, le dogme de la foi sera préservé A Fatima, la Vierge Marie dira : Au Portugal, le dogme de la foi sera préservé (c'est la première phrase du 3ème secret de Fatima). [Le dogme de la foi = la foi dogmatique = la partie plus essentielle, le coeur de la foi] Or l'église du Portugal n'affiche aucune différence substantielle avec les églises catholiques des autres pays de la planète. On ne peut pas dire que les évêques portugais aient dénoncé telle ou telle erreur qui se serait glissée dans le concile Vatican II. C'est donc que Notre Dame de Fatima enseigne que l'Eglise Catholique Romaine, présente au Portugal gardera toujours la vraie foi. Les sédévacantistes qui citent au tout propos le secret de la Salette, seraient bien inspirés de se demander si Notre Dame de Fatima pouvait faire une telle déclaration la thèse sédévacantiste était vraie ? Lors des apparitions à Sainte Catherine Labouré, rue du Bac, à Paris, la Sainte Vierge n'a pas non plus mis en garde contre une perte de la foi dans les congrégations fondées par saint Vincent de Paul, au contraire. Autre Objection : les sédévacantistes citent souvent la phrase issue du secret de la Salette : Rome perdra la foi, mais : Rome ne désigne pas toute l'Eglise enseignante mais seulement le Saint Père, or les sédévacantistes pensent que la quasi totalité des évêques catholiques a perdu la foi et les moeurs. Certains grands théologiens (Saint Robert Bellarmin, Cajetan) estiment possible qu'un antipape occupe pour un temps court et limité (quelques années seulement) le saint Siège. Aucun théologien catholique enseigne la possibilité d'une succession de plusieurs anti-papes pour une durée de plus de 50 ans (Jean XXIII à Benoit XVI), croire cela est parfaitement anti-catholique, contraire à la foi catholique romaine. D'autre part, les apparitions telles que La Salette, n'appartiennent pas au dépôt de la foi et il est contraire à la foi catholique, de leur donner l'importance que leur donnent les sédévacantistes. On ne doit pas se conduire pour ce qui regarde le salut en se fondant sur des apparitions postérieures à la mort du dernier des 12 apôtres. Le faire est rompre avec les usages habituelles des catholiques depuis deux mille ans. Les sédévacantistes refusent de croire à la stabilité de l'Eglise catholique romaine : STABILITE DE L’EGLISE. – La stabilité invaincue de l’Eglise est énoncée par le concile du Vatican comme un motif puissant et perpétuel de sa crédibilité et un témoignage de sa mission divine. Const. De fide catholica, c. III, Denz-Bannw., n. 1794. Sans doute cette stabilité se confond, sur la plupart des points, avec d’autres propriétés de l’Eglise, notamment son unicité sa catholicité, son apostolicité. Cependant, il convient de s’y arrêter brièvement, pour marquer les deux aspects sous lesquels ces autres propriétés de l’Eglise du Christ prennent une valeur apologétique plus accentuée. C’est : 1° La stabilité historique. Le Christ a fondé son Eglise et a dressé aux premiers pasteurs et fidèles cette promesse solennelle : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du siècle. » Matth., XXVIII, 20. Il ne s’agit pas de constater simplement dans l’Eglise une continuité de fait et pour ainsi dire toute matérielle ; mais on doit y trouver une continuité formelle, répondant, à tous les âges de l’Eglise, aux intentions de son divin fondateur. L’apologète qui s’emparera de cette donnée de stabilité historique, mettra en relief ses trois aspects principaux : 1. Premier aspect : continuité de l’Eglise considérée dans sa constitution même. Ni les persécutions, ni les changements politiques, ni l’ingérence abusive du pouvoir civil, ni à certaines époques l’inconduite de chefs spirituels amenés au sacerdoce sans vocation et par l’esprit de lucre ou le désir des honneurs, ni même l’épreuve périlleuse des schismes, n’ont pu exercer d’influence délétère compromettant la constitution même donnée par le Christ à son Eglise. 2. Deuxième aspect : continuité de l’Eglise considérée dans la succession même de ses chefs, et principalement de l’évêque de Rome, souverain pontife dans l’Eglise. C’est considéré sous cet aspect que l’argument de l’apostolicité de l’Eglise prend toute sa valeur. 3. Enfin, Troisième aspect : nonobstant cette continuité ou plutôt même à cause d’elle, affirmation d’un progrès normal répondant aux exigences de la croissance continue d’une société dont le rôle doit être universel dans le temps comme dans l’espace. Ainsi, sans compromettre aucun élément essentiel de sa constitution et de son gouvernement, l’Eglise a su s’adapter aux conditions successives et parfois bien différentes qu’imposaient à son action les modifications profondes de l’ordre politique ou social. Bien plus, en elle-même, elle s’est développée et a perfectionné sa constitution et son gouvernement dans un sens qui répond aux volontés du Christ. On trouvera ici [aussi] à l’article PAPE [du Dictionnaire de Théologie Catholique] une démonstration frappante de cette stabilité dans un progrès continu. 2° La stabilité doctrinale. – « Allez, enseignez toutes les nations…, leur apprenant ainsi à garder tout ce que je vous ai commandé. » Matth., XXVIII, 19-20. Cette stabilité doctrinale est peut-être plus remarquable encore que la stabilité historique. Elle comporte, de la part de l’Eglise, un triple rôle, humainement impossible à tenir. 1. En premier lieu, l’Eglise a dû maintenir intact le dépôt sacré des vérités révélées qui lui a été confié. Or, une telle conservation, en des matières où souvent l’intelligence humaine ne peut être fixée par l’évidence de la vérité, est déjà par elle-même un fait extraordinaire qu’on ne saurait expliquer sans une assistance spéciale de Dieu. 2. En second lieu, l’Eglise a dû maintenir intact ce dépôt en préservant des adultérations nombreuses et incessantes que l’esprit humain, en quête d’explications nouvelles, a voulu, et souvent de la meilleure foi du monde, y faire pénétrer. Les hérésies des IVe et Ve siècles contre les dogmes de la Trinité et de l’incarnation ont été des épreuves plus redoutables que les sanglantes persécutions des âges précédents. Et il a fallu, non seulement pour résister à l’esprit d’erreur, mais encore pour formuler la vérité en face des hérétiques, une assistance tout aussi extraordinaire. 3. Enfin, l’Eglise a su maintenir le dépôt de la foi, tout en dirigeant le progrès qui devait naturellement s’affirmer. Sa stabilité doctrinale comportait cette délicate adaptation du maintien intégral de la foi aux légitimes évolutions d’une pensée, substantiellement fidèle aux enseignements du Christ, mais cherchant à en pénétrer de plus en plus les richesses insoupçonnées, à la fois dans l’ordre de la spéculation et dans l’ordre des applications pratiques à la vie et à la piété chrétiennes. Cette stabilité de l’Eglise, à la fois historique et doctrinale, est un aspect de son indéfectibilité, étudiée à l’article EGLISE, [du Dictionnaire de Théologie Catholique] t. IV, col. 2145-2150. cf. Article Stabilité de l'Abbé A. MICHEL., dans le Dictionnaire de Théologie Catholique, Paris, éditions Letouzey et Ané, 87, Bd Raspail, 1941, Tome XIV, col.2554-256. Autre objection : Les sédévacantistes ne sont pas d'accord entre eux. Les sédévacantistes prétendent que les hérésies, soit disant enseignées par le concile Vatican II, sont des hérésies évidentes or les différentes courants sédévacantistes ne sont pas d'accord entre eux dans la définition des dites hérésies. Ces groupuscules se font d'ailleurs une guerre acharnée et se traitent mutuellement d'hérétiques. On se trouve très loins de l'évidence qu'ils invoquent. les sedevacantistes ne sont pas d'accord sur l'hérésie formelle soit disant diagnostiquée dans le texte de Vatican II sur la liberté religieuse ils analysent une hérésie mais pas la même, ils ne donnent pas la même définition à cette pseudo-hérésie soit-disant enseignée par la déclaration Dignitatis Humanae preuve qu'aucune certitude ne peut être trouvée en cette matière En l'absence de certitude, il faut choisir le plus sur: tenir que la déclaration conciliaire sur la liberté religieuse peut être interprétée dans un sens catholique fidèle à la tradition de l'église catholique romaine Il s'agit du salut éternel, en cette matière, on se doit de choisir le plus sur; et face à des sédévacantistes qui ne trouvent pas dans le texte conciliaire la même hérésie formelle, on ne peut qu'opposer un refus de partager leur point de vue Si la liberté religieuse du concile Vatican II était hérétique, des théologiens et des évêques auraient fait immédiatement le diagnostic et ils seraient au moins représentatifs d'un accord entre eux pour y dénoncer la même hérésie formelle Ce qui a fait se dresser Mgr Marcel Lefebvre, ce n'est pas la liberté religieuse tout d'abord, mais les abus liturgiques, ce n'est qu'ensuite qu'il a estimé que la source de tout le mal venait de la déclaration conciliaire sur la liberté religieuse et ensuite celle-ci enfanta l'oecuménisme et la collégialité Au sein de la mouvance sédévacantiste, non seulement ils ne discernent pas le même poison (la même hérésie formelle) mais en plus certains finissent pas discerner un texte vraiment catholique alors qu'ils pensaient y avoir lu une hérésie : c'est le cas des dominicains traditionnalistes de Chéméré (Fraternité Saint Vincent Ferrier, située en Mayenne, France, Europe) ou de l'abbé Bernard LUCIEN, professeur à la Fraternité Saint Pierre. Face à un texte ambigu, l'attitude catholique consiste à l'interpréter dans un sens catholique. le génie de l'église catholique est de s'adapter aux mutations de civilisation tout en préservant le dépôt divin de la Révélation à chaque fois que cela se produit une frange du troupeau crie à la trahison et reste dans son coin (schisme) refusant d'appliquer les nouvelles modalités de la même vérité éternelle. Benoit XVI est vrai pape, vraiment catholique. déc. 2009 Argument contre les écrits de l'abbé Vincent-Marie Zins, diacre ordonné par Mgr Marcel Lefebvre puis exclu du séminaire d'Ecône (FSPX) : Concrètement, l'abbé Zins enseigne [dans ses livres et dans sa revue] qu'il faut faire prévaloir son analyse personnelle sur les documents officiels de l'Eglise Romaine, car aucun document du magistère n'enseigne que l'abomination de la désolation dans le temple saint de Dieu est la chute de l'ensemble de l'Eglise hiérarchique dans la profession de l'hérésie mais l'abbé Zins, estime que cette chute universelle, serait un fait évident et que contre ce pseudo fait, aucun argument ne vaudrait. L'abbé Zins propose le primat de la déduction personnelle, une variante du libre examen des protestants : on doit décider de son salut, en suivant en premier, ses propres réflexions, même si leurs conclusions sont en contradiction avec l'enseignement du magistère de l'Eglise. Exemple : ma réflexion personnelle me porte à conclure que l'abomination dans le temple saint de Dieu (dont parle la Bible et que commentent les pères de l'Eglise) est l'apostasie de la quasi unanimité de l'église hiérarchique, laquelle apostasie se serait concrétisée par l'assentiment de foi divine donné par tous les évêques catholique romains à des hérésies condamnées par l'église catholique romaine lors du Concile Vatican II. Moi, l'abbé Vincent-Marie Zins, je prétend que cette conclusion est "évidente"; mais je concède que nous sommes seulement une poignée à affirmer cette "déduction" parce que nous sommes plus vertueux que les autres, nous sommes courageux, les autres sont des lâches attachés aux biens matériels. A cette position de l'abbé Zins, nous opposons le fait que si cette thèse était exacte, c'est à dire, si effectivement, il était enseigné par la Révélation, que l'Eglise hiérarchique (l'ensemble de tous les évêques catholique, pape y compris) devait un jour proposer aux hommes de bonne volonté, les enseignements de Satan, l'Eglise nous aurait prévenu dans les documents officiels de son magistère (décrets de conciles, Catéchisme Romain, actes de papes, ...) or, on ne trouve rien de tel dans l'enseignement officiel de l'église catholique romaine. Au contraire, il est clairement enseigné que, l'Eglise catholique romaine est infaillible, invincible, et stable [sur la foi en la stabilité de l'Eglise catholique romaine, voir, plus haut sur cette page html, l'article Stabilité, extrait du Dictionnaire de Théologie Catholique des éditions Letouzey et Ané] Il est clairement enseigné, notamment à Vatican I que l'Eglise catholique ne donnera jamais aux hommes, à la place des enseignements de Dieu, les enseignements de Satan Même s'il est possible qu'un pape tombe ponctuellement dans l'erreur, Jésus qui a dit à ses apôtres : "qui vous écoute, m'écoute" n'a pas dit "qui écoute Pierre, m'écoute". Jésus a promis l'invincibilité non seulement à l'évêque de Rome, successeur de saint Pierre, mais à tous les évêques ensemble : "je suis avec vous jusqu'à la fin des temps". Jésus aurait pu dire : "je suis avec Pierre jusqu'à la fin des temps", mais il a précisé qu'il soutenait et était présent auprès de tout le collèges des apôtres, pas seulement auprès de saint Pierre. Les doctrines proposées dans les conciles oecuméniques, conciles ratifiés par le pape, ne peuvent pas contenir d'hérésie. Les évêques de la planète ne peuvent pas, à un moment précis, tous professer une hérésie. cela n'a jamais eu lieu et cela n'arrivera jamais. La preuve de cette impossibilité est double : - historiquement, cela ne s'est jamais produit - les documents officiels de l'église catholique romaine affirment qu'il faut être soumis à l'église hiérarchique toujours et partout, il n'est pas enseigné qu'il se produira à un moment de l'histoire de l'Eglise, une prise de controle de l'église par Satan, qui pendant un temps limité pourra enseigner une hérésie, c'est à dire une erreur sur la foi ou les moeurs. P.S. : L'abbé Zins estime que l'analyse que nous faisons de ses écrits est grandement éloignée de ce qui fait le fond de sa pensée. Pour présenter les choses à sa manière, il faudrait plutôt dire que croyant voir une opposition absolument inconciliable entre l'enseignement de Pie IX et celui de Paul VI, notamment sur la liberté religieuse, il pense pouvoir en déduire, au nom de l'infaillibilité pontificale, que Paul VI ne peut pas être pape. Jean XXIII est également accusé de ne pas être pape en raison d'accusation de soit-disant hérésie dans Pacem in Terris. Une fois cela acquis (Jean XXIII et Paul VI n'auraient jamais été évêques de Rome), la question de la disparition de l'église enseignante dont nous nous servons pour lui répondre, lui semble être vidée de sa substance parce que l'abbé Zins raisonne ainsi : sans évêque de Rome, l'ensemble du collège épiscopal peut promouvoir des hérésies condamnées. Affirmation qui nous semble être hérétique. Le Seigneur a dit qui vous écoute , m'écoute, il n'a pas dit qui écoute saint Pierre, m'écoute. De toute manière, on retombe sur le même problème, qu'elle que soit la modalité de la soit disant disparition de l'église enseignante, il revient aux sédévacantistes le devoir moral de trouver dans les enseignements officiels du magistère l'enseignement selon lequel l'église enseignante viendrait à disparaître durant une période de l'histoire de l'église. Ils risquent de chercher longtemps puisque cette idée est directement contraire aux dogmes de la stabilité, de l'indéfectibilité et de la visibilité de l'église catholique romaine. Devant mon reproche de son incapacité à produire une document du magistère enseignant la soit disant défaite temporaire de l'église enseignante, l'abbé Zins estime que des passages des écrits des pères de l'église en tiennent lieu (31 octobre 2012).
Philippe
place Le Blanc, il y a 4 mois
Bonjour Rita Merci pour cette défense de la foi catholique et ce plaidoyer contre le sédévacantisme. Vous avez fait un immense travail pour essayer de convaincre de leur erreur les âmes qui adhèrent à cette thèse. Prions pour que Notre Dame les éclaire. Dans ce débat, je me limiterai à la publication récente du cardinal Müller qui conclue son ‘’Manifeste pour la foi’’ par ces mots : ‘’Que Marie, la Mère de Dieu, implore pour nous la grâce de demeurer fidèles à la vérité de Jésus-Christ sans vaciller.’’ Unis dans la foi et la prière. Gerhard Cardinal Müller’’ Les supérieurs des communautés ‘’anciennement Eclésia Dei ‘’ ont écrit au cardinal pour le remercier de sa prise de position dans un communique du 17 février dernier que vous trouverez avec le lien (www.chemere.org/blog/2019/2/18/remerciements-au-cardinal-mueller?fbclid=IwAR1Yu90gHG4X8EhK031su7THyhOpaRFHknvHURRe6Cgt0H_O9g3SgOqgQhA ) Ce texte a l’avantage de donner la traduction française de ce ‘’manifeste’’ en 5 chapitres et un Appel : 1. Le Dieu unique et trinitaire, révélé en Jésus-Christ 2. L’Eglise 3. L’ordre sacramentel 4. La loi morale 5. La vie éternelle Appel : Nous, évêques et prêtres, nous sommes plus particulièrement interpellés par cet avertissement que saint Paul, l'Apôtre de Jésus-Christ, adresse à son collaborateur et successeur Timothée : « Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau. Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques. Mais toi, en toute chose garde la mesure, supporte la souffrance, fais ton travail d’évangélisateur, accomplis jusqu’au bout ton ministère » (2 Tm 4, 1-5). En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
Michel
 il y a 4 mois
"L'enfer ne prévaudra pas contre l'Eglise" a affirmé le Christ!