Splendeur de la vocation d’époux et de parents chrétiens - Hozana

Splendeur de la vocation d’époux et de parents chrétiens

Splendeur de la vocation d’époux  et de parents chrétiens

On sera frappé, en lisant le texte qui va suivre, par la modernité de la pensée de Martin Luther sur le mariage et l'éducation. Ce moine allemand du début des temps modernes (1483-1546) qui fut à l'origine du grand bouleversement de la Réforme protestante (à partir de 1517) a eu certaines intuitions excellentes. On trouvera bon nombre de textes de lui (entre 15 et 20) dans l'ouvrage "Trésors spirituels des chrétiens d'Orient et d'Occident".

Le texte suivant est tiré du sermon de Luther sur l'état conjugal. Dans le livre, il a été assigné à la fête de la Sainte Famille, le premier dimanche après Noël.

Dieu accorde une place particulière à l’amour entre mari et femme : c’est ou ce devrait être la plus pure et la plus grande de toutes les formes d’amour. L’amour conjugal, c’est l’amour de la fiancée, il brûle avec l’ardeur du feu, il ne recherche que l’époux et dit : « Je ne veux pas de tes biens, je ne veux ni or ni argent, ni ceci ou cela ; c’est toi que je veux, toi ou rien ». Toutes les autres formes d’amour recherchent autre chose que l’être aimé ; seul l’amour conjugal ne veut que son bien-aimé dans toute sa personne. C’est pourquoi les théologiens ont reconnu à l’état de mariage trois effets utiles et positifs.

Premièrement, le mariage est un sacrement. Un sacrement, c’est un signe sacré qui signifie quelque chose d’autre, de spirituel, de saint, de céleste et d’éternel.

Deuxièmement, le mariage est un engagement de fidélité. C’est là le fondement et l’essence du mariage que l’un se donne à l’autre, lui promet de garder la fidélité et ne permet à aucune tierce personne de s’immiscer entre eux.

Troisièmement, le mariage porte des fruits. Mais il ne suffit pas qu’il en naisse des rejetons. En effet, de tels fruits, on en trouve aussi chez les païens ; il s’agit bien plutôt d’élever ses enfants en ayant en vue uniquement le service, la louange et la gloire de Dieu ; mais malheureusement c’est rarement le cas.

Les gens mariés doivent savoir une chose au moins : c’est qu’ils ne peuvent mieux servir Dieu ni accomplir de meilleure œuvre pour Lui, pour la chrétienté, pour le monde entier, pour eux-mêmes et pour leurs enfants, qu’en élevant bien ces derniers. C’est la voie la plus directe vers le ciel ; ils n’en ont pas de meilleure ou de plus rapide. Cette œuvre est celle qui leur est propre. À l’inverse, il n’y a pas d’œuvre plus funeste que de négliger ses enfants et de les laisser vivre selon leur gré.

C’est pourquoi il est indispensable que les parents accordent plus d’attention à l’âme de leurs enfants, y consacrent plus de zèle et d’efforts qu’à leur chair, qui leur vient d’eux ; qu’ils considèrent leurs enfants comme un trésor précieux et éternel, dont Dieu leur a confié la garde, afin que ni le diable ni le monde ni la chair ne parviennent à le ravir ou le détruire. Ce trésor leur sera réclamé avec des comptes précis à leur mort et au dernier jour.

Oh  quelle noble, grande et sainte condition que celle du mariage lorsqu’elle est respectée !

Prière :

Dieu notre Père,

Tu as voulu que ton Fils bien-aimé connaisse les joies et les peines d’une famille humaine ;

donne aux époux chrétiens de s’aimer d’un amour indéfectible

et à ceux qui sont parents d’élever leurs enfants en ayant le souci de leur âme comme de leur corps.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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