Histoire de la pécheresse convertie et morte d’Amour - Hozana

Histoire de la pécheresse convertie et morte d’Amour

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus aimait beaucoup cette histoire et présenti qu'il fallait la raconter aux pécheurs:

Histoire de la pécheresse convertie et morte d’Amour :

La conversion d’une fille qui avait eu le malheur de se livrer au péché, fut un des fruits e sa charité. L’histoire en est édifiante et très propre à inspirer aux plus grands pécheurs la confiance en la miséricorde du Seigneur, lorsqu’ils reviennent sincèrement à lui. Cette fille s’appelait Paésie. Elle avait perdu, étant jeune, son père et sa mère ; et voulant employer son bien à de bonnes œuvres, elle avait fait de sa maison un hospice pour les solitaires de Sceté, qui venaient en ces quartiers, apparemment pour y vendre les ouvrages des frères. Mais comme elle crut que cette charité lui était trop dispendieuse, ne faisant pas attention au trésor qu’elle se préparait par-là dans le ciel, elle s’en dégoûta, et il ne manqua pas de gens qui la confirmèrent dans ce changement. Ils allèrent bientôt plus loin dans leurs mauvais conseils ; ils la dégoûtèrent entièrement de la vertu et enfin elle s’abandonna tout à fait au crime.

Ce ne fut qu’avec une grande douleur que les solitaires de Sceté apprirent sa chute ; et ils employèrent tous les moyens que leur charité leur inspira pour la tirer de l’abîme où elle avait précipité son âme. Enfin, ils s’adressèrent à Jean le Nain, et le prièrent d’aller voir pour tâcher, par le don de sagesse que Dieu avait mis en lui, de la ramener à Jésus-Christ. Il s’y rendit : Mais comme il se fut présenté à sa porte, on lui en refusa l’entrée, en lui reprochant avec insultes que les solitaires avaient ruiné leur maîtresse. Il ne se rebuta pourtant pas ; mais il persista à prier qu’on lui permît de lui parler, et qu’elle n’aurait aucun sujet de se repentir. Là-dessus on le conduisit dans sa chambre. Il s’assit auprès d’elle et lui demanda si elle avait à se plaindre de Jésus-Christ, pour l’avoir ainsi abandonné, en se réduisant à l’état déplorable où il savait qu’elle était. Ces premières paroles la frappèrent et firent une vive impression sur son cœur. Le Saint, laissant agir la grâce, se tût pour quelques moments et répandit beaucoup de larmes. Elle lui demanda pourquoi il pleurait. Eh ! lui répondit-il, comment ne pleurerais-je pas, voyant combien le démon vous a trompée et c’est joué de vous. ? A ces mots, la fille, saisie de frayeur et d’horreur de son péché, lui dit : mon père, il y a-t-il encore une pénitence pour moi ? – Oui dit le Saint, je vous en assure- Menez moi donc où vous trouverez bon pour cela, lui dit-elle. Aussitôt il se leva et le suivit sans donner aucun ordre dans sa maison, sans même dire un mot à personne. Ce que le Saint remarqua avec grande consolation, reconnaissant par là qu’elle était tout occupée des sentiments de sa  conversion et qu’elle abandonnait tout pour se livrer entièrement aux pratiques de la pénitence.

On ne sait pas où il avait dessin de la conduire. C’était apparemment dans quelques monastères de filles. Mais comme ils étaient entrés dans le désert, et que la nuit approchait, Jean fit un monceau de sable comme un oreiller, qu’il marqua du signe de la croix, et dit à Paésie de s’y coucher. Il se mit ensuite plus loin pour dormir aussi, après avoir prié. Mais s’étant réveillé à minuit, il vit un rayon de lumière qui descendait du ciel sur Paésie, et qui servait de chemin à plusieurs anges qui portait son âme au ciel. Dans la surprise où il fut de sa vision, il se leva aussitôt, fut à la fille qu’il poussa du pied pour voir si elle était morte, et trouva effectivement qu’elle avait rendu son âme à Dieu. En même temps il entendit une voix miraculeuse qui lui dit : sa pénitence d’une heure à été plus agréable à Dieu que celle des autres font pendant longtemps parce qu’ils ne la font pas avec autant e ferveur qu’elle.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6