Fête du Saint-Sacrement ou La Fête-Dieu

Fête du Saint-Sacrement ou La Fête-Dieu

Le Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ.

La Fête du Saint-Sacrement, célébrée le 2e dimanche après la Pentecôte, est un appel à approfondir le sens de la présence de Jésus-Christ dans le sacrement de l'eucharistie.

Les paroles de Jésus « Ceci est mon corps […]. Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance », révèlent l'importance du Saint-Sacrement : il est nourriture et alliance de tout un peuple, action de grâce, mémorial de la mort-résurrection du Christ et espérance en son retour.

Depuis la réforme liturgique du concile Vatican II, la Fête Dieu est appelée « Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ ». La Fête du Corps et du Sang du Christ commémore l'institution du sacrement de l'eucharistie. Elle est un appel à approfondir le sens de l'eucharistie et sa place dans notre vie. Cette fête est la célébration du Dieu d'amour qui se révèle en donnant son corps et son sang, en se donnant à nous comme nourriture de vie éternelle. Le sens de la fête du corps et du sang du Christ est un peu différent de celui de la Fête Dieu qui était plus centrée sur l'adoration de la présence réelle du Christ.

Sa parole réalise ce qu'elle dit

« (...) Le Corps et le Sang de Jésus sont le signe, non plus symbolique, mais réel de l'union de Dieu et des hommes en Jésus-Christ qui est Vrai Dieu et Vrai Homme.

À la sainte Cène Jésus dit : « ceci est mon corps, ceci est mon sang ». Le pain ne représente pas le Corps de Jésus, mais il devient le Corps de Jésus. Sa parole réalise ce qu'elle dit. Le sacrement est le signe efficace de la Vie de Dieu qui entre en l'homme : « celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ».

Jésus parle de ce geste à reproduire comme un mémorial. Il ne s'agit donc pas d'une commémoration. Pour un juif, accomplir un mémorial, c'est rendre présent celui dont on fait mémoire. C'est une présence effective. Quand nous entrons dans la vie, il faut que quelqu'un nous nourrisse. Mais ce n'est pas suffisant. On sait maintenant qu'un bébé qui n'est pas aimé, se laisse mourir.

Histoire de la Fête du Saint-Sacrement

L'Eglise, au fil des siècles, a pris conscience de la grandeur du trésor que le Seigneur lui a confié en lui faisant le don de l'Eucharistie. En particulier au XIIe et XIIIe siècles, les fidèles ont découvert les bienfaits de la vue de l'hostie pour leur vie de foi et ont conduit peu à peu les prêtres à la leur montrer au cours de la messe par l'élévation.

Dans le même temps, dans plusieurs villes d'Europe, s'opèrent des miracles eucharistiques au cours desquels les saintes espèces saignent ou encore perdent leur apparence de pain et de vin pour être visiblement reconnues comme étant de la chair et du sang (soit pour raffermir un prêtre dans sa foi, soit pour convertir un profanateur). Ceci s'est développé en même temps qu'un approfondissement de la doctrine eucharistique face à des hérésies niant la présence réelle de Dieu dans le sacrement.

Le chantre le plus éminent du Saint-Sacrement est alors saint Thomas d'Aquin. Sous l'influence de Sainte Julienne du Mont-Cornillon, la fête a été instaurée à Liège en Belgique, et ensuite étendue à toute l'Eglise par le pape Urbain IV en 1264. Lequel a confié à saint Thomas d'Aquin la rédaction des textes liturgiques de la fête.

Le pape Urbain IV en 1264 rendit la fête du Saint-Sacrement obligatoire pour l'Église universelle, mais cette fête a eu de la peine à s'imposer chez les évêques et les théologiens. Puis elle est devenue une fête très populaire, très célèbre en Espagne. Elle a été supprimée dans les pays protestants, mais cependant gardée par l'Église anglicane. Cette fête était appelée fête du Corpus Christi, ou fête de la solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. Le nom de Fête-Dieu n'existe qu'en français.

Nous pouvons être étonnés qu'il y ait une autre fête de l'Eucharistie en plus de la Cène du Seigneur. En fait, le Jeudi Saint, nous célébrons l'institution de ce sacrement avec celui de l'ordre. De plus, étant étroitement uni à l'office du Vendredi Saint, la Cène nous invite à découvrir la dimension sacrificielle de l'Eucharistie. La messe rend présent sacramentellement le sacrifice du Christ sur la Croix et nous donne d'y participer et de nous y unir. La fête du Saint-Sacrement, située après le temps pascal, nous enseigne à approfondir une autre facette : le mystère de sa présence réelle sous les espèces eucharistiques, les apparences de pain et de vin. Et ceci, au cours de la célébration tout autant qu'en dehors, dans les tabernacles de nos églises.

Ce jour de grande fête, la messe sera solennisée autant qu'on le peut, et tout ce qui pourra aider à faire prendre conscience de la grandeur du Saint-Sacrement sera mis en œuvre (encensements, sonneries, cantiques...). C'est aussi le jour où l'on organise, si c'est possible, la procession du Saint-Sacrement. Tout est bon pour honorer le Christ et manifester sa joie. Pour mieux l'honorer, la liturgie prévoit depuis le XIIIème siècle, en plus de la Messe, cette procession se terminant par un Salut solennel et une Bénédiction du Saint Sacrement. « Tant que tu peux, ose le chanter, car Il dépasse toutes les louanges, tu ne saurais trop le louer ! » nous recommande St Thomas d'Aquin dans le chant du Lauda Sion.

Participer à la procession, au Salut solennel et à la Bénédiction du Saint Sacrement, nous donne l'occasion de témoigner de notre foi en Jésus-Hostie et de réparer les innombrables manques de respect et outrages qu'Il subit, dont Il souffre et se plaint Lui-même amèrement à Ste Marguerite Marie à Paray le Monial : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu'Il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son Amour ; en reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, par les froideurs et le mépris qu'ils ont pour moi dans ce Sacrement d'Amour .»

La fête Dieu est l'occasion de commémorer la présence de Jésus-Christ dans le sacrement de l'Eucharistie.

La messe, réalisée en l'honneur du Christ, permet de glorifier Jésus dans le pain et le vin disposés lors de cette journée. Cette fête religieuse catholique est toujours célébrée soixante jours après Pâques ou encore le dimanche qui suit selon le pays.

Le nom qui lui est donné au sein de la paroisse catholique est « Solennité du Corps et du Sang du Christ ». Elle permet de rendre hommage au seigneur lors de l'eucharistie.

Il s'agit d'une cérémonie durant laquelle les catholiques suivent un processus institué par le Christ qui distribua du pain et du vin aux apôtres avec ces mots : « Ceci est mon corps... Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang... Faites ceci en mémoire de moi ». Le pain représente le corps du Christ et le vin signifie le sang de celui-ci.

Qu'elle doit être notre attitude devant le Saint Sacrement ?

Le mot « Eucharistie » vient du grec et signifie : reconnaissance, gratitude, action de grâces. En contemplant « l'Agneau Immolé » pour réparer nos péchés, comment ne pas faire d'abord monter un chant d'amour, de reconnaissance et de louange envers Celui qui nous a sauvés ?

L'Eglise catholique a rendu et continue de rendre ce culte d'Adoration dû au Sacrement de l'Eucharistie, non seulement durant la Messe, mais aussi en dehors de sa célébration, en conservant avec soin les hosties consacrées et en les présentant à la vénération des fidèles.

« Que l'Amour et l'Adoration de Jésus dans le Saint Sacrement soit le signe le plus lumineux de notre foi…Soyez toujours des âmes eucharistiques pour pouvoir être d'authentiques chrétiens » Jean Paul II

L'Eglise a toujours voulu nous faire approfondir ce grand mystère, mieux comprendre le prix infini de ce don qui nous est fait, stimuler notre amour et notre respect envers la Sainte Eucharistie.

Avec nos familles, ayons à cœur d'honorer le Saint Sacrement autant que nous le pouvons :

Au cours de la Messe, marquons notre adoration au moment de la consécration en nous agenouillant, recevons la Sainte Communion avec le plus grand respect et prenons le temps de faire une vraie action de grâces.

En dehors de la Messe, exprimons notre adoration en rendant souvent visite au Saint Sacrement présent dans le Tabernacle et participons aux Saluts du Saint Sacrement et aux temps d'Adoration Eucharistique organisés dans notre paroisse.

Un baiser, une génuflexion et une courte prière comme : « Jésus Christ, je vous adore et je vous aime de tout mon cœur » suffirons. Jésus est tellement content quand on vient Lui rendre visite, Lui qui est trop souvent seul et ignoré !

Prière : pour l'adoration du Saint Sacrement

Nous introduisons l'adoration par un chant (louange) ou par cette citation :

« Dans le ciel, où nous serons triomphants et glorieux, nous le verrons dans toute sa gloire. S'Il se fût présenté maintenant avec cette gloire devant nous, nous n'aurions pas osé l'approcher : mais Il se cache comme une personne qui serait dans une prison. A quels outrages n'est-il pas exposé pour rester au milieu de nous ? Il est là pour nous consoler. Lorsqu'il voit venir avec empressement les âmes pures, il leur sourit. » (St curé d'Ars)

Prière, en se prosternant (enseignée par l'ange de Fatima en 1916)

Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, n'adorent pas, n'espèrent pas et ne vous aiment pas. (3x)

Très Sainte Trinité,

Père, Fils et Saint-Esprit,

Je Vous adore profondément,

Et je Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ,

Présent dans tous les tabernacles de la terre,

En réparation des outrages, sacrilèges et indifférences

Par lesquels il est Lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie,

Je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

Prière du cœur 

Prier devant le Saint Sacrement c'est s'abandonner à Dieu, c'est s'exposer à l'amour de Dieu, s'exposer à sa lumière, c'est reconnaitre qu'Il est Unique et Tout Puissant, c'est lui exprimé, notre Faiblesse, notre Amour, c'est implorer sa Miséricorde Divine… C'est confier toute l'humanité…

La demande avec confiance

« Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et le reste vous sera donné par surcroît » (Mat 6, 33).

« Demandez les grandes choses ; les petites vous seront données par Dieu » (St Clément d'Alexandrie).

« Le Seigneur est avec moi pour me défendre. Mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur Que de compter sur les hommes ». (Ps 118, 6-9)

« Ayez foi en Dieu … Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu et cela vous sera accordé » (Marc 11, 22-24).

Dieu veut notre bien. Il sait ce qui est le meilleur pour nous. Il voit les choses sur le long terme.

Il a donc décidé depuis toujours de nous donner ce qui nous convient. Mais il veut que nous lui demandions dans la prière. Donc, lorsque nous prions, nous entrons dans son plan. Et après cette prière Dieu nous donne selon sa volonté.

Il faut prier, même si, bien sûr, Dieu connaît d'avance nos besoins (Mat 6,32).

Il faut prier avec persévérance, sans se décourager « Demandez et on vous donnera (Luc 11,9). Prier sans cesse (Luc 18,1), jour et nuit (18,7), en tout temps (21,36). »

Le remerciement

Beaucoup de personnes demandent mais oublient de remercier… Par-là, ils semblent considérer que ce qu'ils ont reçu leur était dû. Lorsque Jésus guérit les 10 lépreux, un seul pense à revenir lui dire merci. Jésus souligne combien leur attitude n'est pas correcte (Luc 17, 17).

Donc la supplication doit toujours être accompagnée d'une action de grâce (Phil 4, 6). Quand on dit « S'il te plaît », ne pas oublier d'ajouter aussitôt « Merci ». « Car éternel est son amour ». (Ps 118 et 136).

Qu'en ce jour grâce, que le Seigneur Jésus Christ vous bénisse abondamment.

« C'est la bénédiction de Seigneur qui enrichit et le tourment n'y ajoutera rien » (Proverbes 10. 22)

Le chapelet du Saint Sacrement

Enfin, on peut aussi réciter devant le Saint Sacrement le chapelet du Saint Sacrement approuvé le 30 mai 1911 par le Pape Pie X.

Ce chapelet est composé de 33 grains qui représentent les 33 années de la vie du Christ sur terre.

Voici comment le réciter :

 Sur la médaille ou la croix, faites une communion personnelle

 « Comme je ne peux pas vous recevoir, mon Jésus, dans la sainte Communion, Venez spirituellement dans mon cœur, et faites qu'il soit toujours Votre ».

Sur chaque grain dire: « Jésus, présent dans le Saint Sacrement sur l'autel, ayez pitié de nous ». Amen

P/ Les Amis du Saint Sacrement


Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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LES AMIS DU SAINT SACREMENT