QUEL MAÎTRE !

QUEL MAÎTRE !

« Je ne vous appelle plus serviteurs [doulos : mot grec ancien signifiant serviteur ou esclave], parce que le serviteur [doulos] ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père ». (Jean 15 : 15)Cependant, l'Apôtre Paul se dit lui-même esclave de Christ (Romains 1 : 1)  et parle de chrétiens comme des esclaves de Jésus-Christ (1. Corinthiens 7 : 22 et Ephésiens 6 : 6).

Un esclave est une personne dont les biens et lui-même appartiennent à une autre et qui en dispose comme il veut. Un vrai chrétien appartient à Dieu, son Père Céleste, comme tout enfant appartient à son père et à sa mère. Un enfant peut même décider librement que tout ce qui lui appartient soit automatiquement la propriété de son père ou de sa mère. Un chrétien peut aussi le décider pour son Père Céleste. C'est, à mon avis, cette appartenance libre et jubilatoire dont parle Paul. L'appartenance d'un esclave à son maître n'est pas libre et encore moins un motif de joie. Un esclave a, à tout moment et en tout, peur de son maître qui dispose de son corps et de ses biens. Cependant Paul dit : « 14 Car ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. 15 En effet, vous n'avez pas reçu un Esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la crainte : non, vous avez reçu l'Esprit qui fait de vous des fils adoptifs de Dieu. Car c'est par cet Esprit que nous crions : Abba, c'est-à-dire Père ! 16 L'Esprit Saint lui-même et notre esprit nous témoignent ensemble que nous sommes enfants de Dieu. 17 Et puisque nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et donc cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour avoir part à sa gloire. » (Romains 8 : 14-17). Ces versets montrent clairement que le serviteur (l'esclave) de Dieu dont parle Paul n'a rien à voir avec le serviteur (esclave) soumis à Dieu comme le serait un esclave (serviteur) soumis à son maître terrestre. En effet, Paul bannit la crainte du maître, Dieu, pour un serviteur (esclave de Dieu) ; l'esclave (le serviteur) de Dieu dont parle Paul, crie « Papa » à son maître Dieu quand il s'adresse à lui en toutes circonstances ; le serviteur (l'esclave) tel que l'exprime Paul est cohéritier de l'enfant de son maître. Dans Jean 13 : 1-17, Jésus lave les pieds de ses disciples alors que dans la tradition de l'époque ce sont des esclaves qui lavaient les pieds de leurs maîtres. Dans Apocalypse 3 : 21, il est même promis que le serviteur de Dieu sera assis sur le même trône que Dieu : « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. »

Ces passages révèlent un Dieu qui adopte ses serviteurs comme ses enfants, qui leur demande de l'appeler « Papa », même en criant, qui les rend héritiers et cohéritiers avec son Fils Unique ; qui les revêt de la même gloire que ce Fils, qui leur demande de L'aimer et de s'aimer entre eux eu lieu de leur demander de Le craindre et pousse son amour jusqu'à leur laver les pieds et, summum, se fait, à travers son Fils Unique, crucifier à leur place !

J'entends parfois des chrétiens qui se disent esclaves de Dieu. Je leur dit que depuis Jean 15 : 15 et Jean 20 : 17, Dieu de Jésus Christ que prêche Paul n'a que des enfants adoptifs qui sont frères et sœurs de Jésus-Christ son fils. Comme à Marie Madeleine et aux disciples, Il les envoie Lui servir en rependant cette bonne nouvelle.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

1 commentaire

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

loader