« À l'instant même, la lèpre le quitta »

« À l'instant même, la lèpre le quitta »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l'instant même, la lèpre le quitta. Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour tous un témoignage. »
De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait. (Lc 5, 12-16)

Seigneur, si tu le veux

Le Seigneur guérit chaque jour l'âme de tout homme qui l'implore, l'adore avec piété et proclame avec foi ces paroles : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier », et cela quel que soit le nombre de ses fautes. Car celui qui croit du fond du cœur devient juste (Rm 10, 10). Il nous faut donc adresser à Dieu nos demandes en toute confiance, sans mettre nullement en doute sa puissance.

Et si nous prions avec une foi pleine d'amour, nous bénéficions certainement, pour parvenir au salut, du concours de la volonté divine qui agit en proportion de sa puissance et qui est capable de produire son effet. C'est la raison pour laquelle le Seigneur répond aussitôt au lépreux qui le supplie : « Je le veux. » Car, à peine le pécheur commence-t-il à prier avec foi que la main du Seigneur se met à soigner la lèpre de son âme.

Ce lépreux ne met pas en doute la volonté du Seigneur, comme s'il refusait de croire en sa bonté. Mais, conscient de la gravité de ses fautes, il ne veut pas présumer de cette volonté.

C'est pourquoi, si nous croyons à bon droit que la puissance de Dieu est à l'œuvre partout, nous devons le croire également de sa volonté. Car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité (1 Tm 2, 4).

St Paschase Radbert

Paschase Radbert († 865), abbé de Corbie, en Picardie, démissionna de sa charge au bout de sept ans et refusa toujours de devenir prêtre. / Commentaire sur Matthieu 5, 8, trad. dir. par H. Delhougne, Les Pères de l'Église commentent l'Évangile, Turnhout, Brepols, 1991, n° 111.


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Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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