Père Sébastien

Père Sébastien a publié dans la communauté Approfondir sa foi

17 avril 2017

Jour 17) La confession : la joie de la miséricorde

Jour 17) La confession : la joie de la miséricorde

            Chers Priants,

 

            Nous avons vu que le baptême est le sacrement qui pardonne les péchés. Normalement, avec la grâce baptismale, nous ne devrions plus pécher, car nous avons désormais toutes les grâces nécessaires pour cela !  Cependant, nous le savons, nous tombons, et même souvent. Heureusement, dans sa miséricorde, le Seigneur a institué le sacrement de la confession qui renouvelle la grâce de notre baptême.

Pourquoi se confesser à un prêtre ?

            « Moi – dit Jésus – je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jn 14, 6). Autrement dit, Jésus est le seul médiateur pour aller au Père, et il est indispensable de passer par lui. Je ne peux donc pas dire : « Moi, je me confesse à Dieu le Père directement, je n’ai pas besoin d’intermédiaire ». Si ! Il y a toujours l’incontournable médiation de Jésus. Dans sa médiation divine, le Christ a reçu le pouvoir de pardonner les péchés : c’est lui qui nous a sauvés par sa Croix. « En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison.” Il se leva et rentra dans sa maison. Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes » (Mt 9, 5‑8).

            Cela nous conduit à la transmission de ce pouvoir du Christ à ceux qui sont chargés de la représenter sur terre, les prêtres : « 22 Jésus souffla sur eux et il leur dit : “Recevez l’Esprit Saint. 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus” » (Jn 20, 22‑23). Jésus avait déjà donné ce pouvoir de façon solennelle et complète à Pierre : « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux” » (Mt 16, 19).

            Evidemment, ça paraît plus facile de s’accuser « directement à Dieu », mais dans sa sagesse, Dieu a voulu qu’il y ait cette médiation des prêtres. Mesurons-nous le grand cadeau que le Seigneur nous fait ? En effet, cela nous permet d’objectiver nos péchés, et cela permet surtout de recevoir avec certitude objective le pardon de Dieu : « au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit, je te pardonne tous tes péchés ». Cette médiation humaine permet aussi de bénéficier de conseils et d’encouragements pour avancer sur le chemin de la sainteté. Dans le secret absolu et inviolable du confessionnal, le prêtre n’est pas là pour être un juge, mais pour être un médecin !

Le déroulement du sacrement de confession

            Il y a quatre étapes dans une confession. La première se déroule avant la rencontre avec le prêtre : c’est la contrition. On recherche dans sa conscience ses péchés (pour s’aider : les dix commandements Dt 5, 6-21 ou Ex 20, 1-17 ; ou considérer les quatre relations : à Dieu, aux autres, à soi, aux choses créées), et on les regrette. Sans regret ni volonté de ne pas recommencer, comment pourrait-il y avoir pardon ? De même, comment pourrait-on recevoir le pardon si on cache délibérément un péché, c’est-à-dire si on ment par omission ? A cette étape, c’est déjà Dieu qui nous appelle à revenir vers lui, par l’Esprit Saint, comme le Père de la parabole de l’enfant prodigue (Lc 15).

          Puis vient la deuxième étape, l’aveu des péchés. C’est le début de la confession proprement dite : on dit au prêtre les péchés dont on se souvient. Suit alors éventuellement un petit échange avec le prêtre, et on récite un acte de contrition (cf. prière à la fin de la méditation).

           Vient la troisième étape : l’absolution. Par une formule trinitaire, le prêtre, au nom de Dieu, pardonne les péchés (y compris ceux qui étaient involontairement oubliés). Voilà la grande joie, partagée : pour le pénitent d’être pardonné, pour le prêtre d’avoir été l’instrument du pardon divin, et pour Dieu de voir un pécheur réconcilié avec Lui ! (cf. Lc 15, 32)  La confession est comme un nouveau baptême.

        Enfin, quatrième et dernière étape, la satisfaction. Au cours de l’échange, le prêtre a donné une « pénitence », c’est-à-dire une prière ou une chose à faire qui permettent, dans la communion des saints, de réparer le plus possible les conséquences des péchés commis. N’oublions pas que la confession donne une très grande grâce pour prendre un nouveau départ dans la vie spirituelle, pour avoir la force de lutter contre ses tendances, et pour grandir en sainteté. N’hésitons pas à la recevoir tous les mois !

Résumons

            Dans son amour et sa tendresse, Jésus, le seul médiateur, qui nous a obtenu le pardon de nos péchés sur la Croix, a voulu que les prêtres soient associés à sa médiation et, en son nom, pardonnent les péchés. Le sacrement de la confession est l’application, sur les péchés regrettés et avoués, de l’infinie miséricorde du Seigneur. Et Dieu nous donne alors la grâce de prendre un nouveau départ !

Prions – Acte de contrition

            Mon Dieu, j’ai un très grand regret de T’avoir offensé, parce que Tu es infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché Te déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Ta sainte grâce, de ne plus T’offenser et de faire pénitence.

Pour aller plus loin

- Dans la Bible, la parabole du Fils prodigue : Lc 15.

CEC 1420-1498, en particulier les n°1440-1470.

Youcat n°224-239.

 

 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

28 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

Hélène
Hélène
placeSaint-Augustin-de-Desmaures, l’année dernière
Je Te rends grâce Seigneur, pour ce sacrement par lequel Tu nous rétablis dans Ton alliance. Merci Seigneur de nous accueillir, de nous relever et de nous guérir.
    Bernard
    Bernard
    placeCharbonnières-les-Bains, l’année dernière
    Quel don (gratuit comme les autres sacrements !) merveilleux de Dieu !
      Claire
      Claire
      placeQuébec, l’année dernière
      Seigneur pardonne nous tous nos péchés, préserve-nous du feu de l'enfer et conduit au ciel toutes les âmes et spécialement celles, qui ont le plus besoin de ta Miséricorde. Amen.
        marie josé
        marie josé
        placeBoulange, l’année dernière
           Mon Dieu, j’ai un très grand regret de T’avoir offensé, parce que Tu es infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché Te déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Ta sainte grâce, de ne plus T’offenser et de faire pénitence.Amen!Alleluia!
          Jacqueline
          Jacqueline
          placeVille de Québec, l’année dernière
          En union de prières !!!✌!💗🙏🌟
            Jean Michel
            Jean Michel
            placeMarseille, l’année dernière
            Si le pape se confesse, moi quel pécheur suis- je ? Dans son infinie Miséricorde,le Seigneur pardonne TOUT, même au pire qui a mené une vie dissolue, mais se confesse peu avant sa mort au moins. Le bon larron en est le preuve, que même les criminels les plus endurcis obtiennent le pardon de Dieu ,s'ils reconnaissent Que seul Jésus sauve, qu'ils ont péché contre Dieu ,et qu'ils regrettent leurs péchés,et que le règne de Dieu par Jésus Christ jugera le monde. Le bon larron,n 'était sans doute pas baptisé, mais a reconnu tout celà,et a demandé" le pardon de Jésus le reconnaissant Dieu et qu'il se souvienne de lui dans son règne de Gloire à venir. Pourtant rien ne disposait le bon larron à reconnaître Jésus Sauveur et Dieu tous deux en train d'expirer à quelques minutes de leur mort respective. Jésus déclara : Je te le dis: "Aujourd'hui même, tu sera avec moi au paradis" (cf Luc 23:43) « L’ÉVANGILE NE CONSISTE PAS A PRECHER QUE LES PECHEURS DEVRAIENT DEVENIR BONS, MAIS QUE DIEU EST BON POUR LES PECHEURS » (Bienheureux Michel Sopocko) « J’ai ouvert Mon cœur, en tant que source vivante de miséricorde; que toutes les âmes y puisent la vie, qu’elles s’approchent de cet océan de miséricorde avec une très grande confiance. Les pécheurs obtiendront justification et les justes seront affermis dans le bien » (PJ 1520). « Peins un tableau selon le modèle que tu vois, avec l’inscription: Jésus, j’ai confiance en Toi. Je désire que l’on honore ce tableau, d’abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier. Je promets que l’âme qui honorera ce tableau ne sera pas perdue. Je lui promets aussi la victoire sur ses ennemis d’ici-bas, spécialement à l’heure de la mort. Moi-même, Je la défendrai, comme Ma propre gloire. (...) Je désire qu’il y ait une fête de la Miséricorde. Je veux que ce tableau que tu peindras avec un pinceau soit solennellement béni, le premier dimanche après Pâques; ce dimanche doit être la fête de la Miséricorde. Je désire que les prêtres proclament Ma grande miséricorde envers les âmes pécheresses » (PJ 47-49). « Je désire que la fête de la Miséricorde soit un recours et un refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. (...) je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de Ma miséricorde. Toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de sa punition; en ce jour-là sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces; qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de Moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate » (PJ 699). « Même si cette âme est en décomposition comme un cadavre, et même si humainement parlant il n’y a plus aucun espoir de retour à la vie, et que tout semble perdu, il n’en est pas ainsi selon Dieu, le miracle de la Miséricorde Divine redonnera vie à cette âme dans toute sa plénitude » (PJ 1448). La fête de la Miséricorde Divine est fixée par le Seigneur Jésus lui même, le premier dimanche après Pâques, donc dimanche prochain: La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu'il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde. » (Petit Journal, 699). Seigneur prend pitié Ô Christ prend pitié Seigneur prend pitié Ô Christ prend pitié Seigneur prend pitié Ô Christ prend pitié.Amen http://www.faustine-message.com/index.htm
            Christian
            Christian
            placeLannion, l’année dernière
            Amen. Approchons nous de la miséricorde de notre Seigneur, prend pitié de nous seigneur, ô CHRIST prend pitié !fête 🎉 de la miséricorde dimanche prochain, merci pour cette fête seigneur.
              Dany
              Dany
              placeParis, l’année dernière
              Seigneur ne nous soumets pas à la tentation, d'évacuer le Vrai Dieu de notre vie. Amen