Parabole des mines

Parabole des mines

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d'Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n'est pas selon l'apparence que tu considères les gens. Alors, donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à César, l'empereur ? » Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l'impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d'un denier. Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Lc 19, 11-28)

Dix fois plus

Dieu est parfait en toutes choses, égal et semblable à lui-même, tandis que l'homme reçoit progrès et croissance vers Dieu. Car, autant Dieu est toujours le même, autant l'homme qui sera trouvé en Dieu progressera toujours vers Dieu : Dieu ne cessera pas plus de combler et d'enrichir l'homme, que l'homme d'être comblé et enrichi par Dieu. Car il sera le réceptacle de sa bonté et l'instrument de sa glorification, l'homme reconnaissant envers celui qui l'a fait ; mais il sera le réceptacle de son juste jugement, l'homme ingrat qui méprise celui qui l'a modelé et ne se soumet pas à son Verbe. Car celui-ci a promis de donner le surplus à ceux qui ne cessent de porter du fruit et de multiplier l'argent du Seigneur : « Très bien, dit-il, serviteur bon et fidèle ; puisque tu as été fidèle en si peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton Seigneur » (cf. Mt 25, 21 ; cf. Lc 19, 17), c'est bien le même Seigneur qui promet le surplus.

De même donc qu'à ceux qui fructifient maintenant il a promis de donner ce surplus par un don de sa grâce, par sa venue, un seul et même Seigneur a procuré aux hommes postérieurs à celle-ci un don de grâce plus grand que sous l'ancienne Alliance. Car les uns, qui entendaient dire par des serviteurs que le Roi allait venir, ressentaient une joie mesurée, selon qu'ils espéraient cette venue ; mais les autres, qui l'ont vu présent, qui ont obtenu la liberté et qui ont joui de ses dons, éprouvent une joie plus grande, une allégresse plus pleine, réjouis qu'ils sont par la présence du Roi.


St Irénée de Lyon

Saint Irénée († v. 200), évêque de Lyon, Père de l'Église grecque, est considéré comme le premier des grands théologiens du christianisme. / Contre les hérésies, V, 26,2 – 27,2, trad. A. Rousseau, Paris, Cerf, 1984, p. 435-436.


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Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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