Intermède du 12 septembre : le Très Saint Nom de Marie

Intermède du 12 septembre : le Très Saint Nom de Marie


Petite histoire de cette fête…

"Le Saint Nom de Marie" (extrait), dans Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950 :

« La fête du saint Nom de Marie fut établie par le Pape Innocent XI, l'an 1683, en souvenir d'une mémorable victoire remportée par les chrétiens sur les Turcs, avec la protection visible de la Reine du Ciel. Cent cinquante mille Turcs s'étaient avancés jusque sous les murs de Vienne et menaçaient l'Europe entière. Sobieski, roi de Pologne, vint au secours de la ville assiégée dans le temps de l'octave de la Nativité de la Sainte Vierge, et se disposa à livrer une bataille générale. Ce religieux prince commença par faire célébrer la Messe, qu'il voulut servir lui-même, ayant les bras en croix. Après y avoir communié avec ferveur, il se leva à la fin du Sacrifice et s'écria: "Marchons avec confiance sous la protection du Ciel et avec l'assistance de la Très Sainte Vierge." Son espoir ne fut pas trompé: les Turcs, frappés d'une terreur panique, prirent la fuite en désordre. C'est depuis cette époque mémorable que la fête du saint Nom de Marie se célèbre dans l'octave de Sa Nativité.

Il était bien juste que le nom de Marie trouvât sa place, dans nos fêtes catholiques, à côté du nom de Jésus, le nom de Marie est un nom glorieux, un nom tout aimable, un nom salutaire. Les Saints se sont essayés à l'envi à retracer les merveilles du nom de Marie. La première gloire de ce nom béni, c'est qu'il fut inspiré par Dieu aux parents de la Vierge naissante et que l'archange Gabriel le prononça d'une voix pleine de respect; et depuis, toutes les générations chrétiennes le redisent à chaque instant du jour; le Ciel prononce à la terre ce nom si beau, et la terre en revoie au Ciel l'écho mélodieux: "Au nom de Marie, dit Pierre de Blois, l'Église fléchit le genou, les vœux et les prières des peuples retentissent de toutes parts." »

Saint Pie X avait fixé cette fête au 12 septembre mais cette dernière avait été supprimée du calendrier romain suite au Concile Vatican II, en 1970. C'est le pape saint Jean-Paul II qui l'a rétablie en 2002.

Lecture

Évangile selon saint Luc 1, 26-38 :

« En ce temps-là, l'Ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie. L'ange, étant entré auprès d'elle, lui dit : Je vous salue, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre les femmes. Elle, l'ayant entendu, fut troublée de ses paroles, et elle se demandait quelle pouvait être cette salutation. Et l'ange lui dit : Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. Voici que vous concevrez dans votre sein, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé le Fils du Très-Haut ; et le Seigneur Dieu 1ui donnera le trône de David son père, et il régnera éternellement sur la maison de Jacob ; et son règne n'aura pas de fin. Alors Marie dit à l'ange : Comment cela se fera-t-il ? Car je ne connais point d'homme. L'ange lui répondit : L'Esprit-Saint surviendra en vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre ; c'est pourquoi le fruit saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils de Dieu. Et voici qu'Elisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois est le sixième de celle qui est appelée stérile ; car il n'y a rien d'impossible à Dieu. Et Marie dit : Voici la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon votre parole. »

Méditation

Serviteur de Dieu Dom Prosper Guéranger, extrait de L'année liturgique : « 12 septembre : le Très Saint Nom de Marie » :

« Et le nom de la Vierge était Marie (s. Luc 1, 27). Ce nom signifie étoile de la mer ; il convient pleinement à la Mère de Dieu. Comme l'astre émet son rayon, ainsi la Vierge enfanta son fils ; ni le rayon n'amoindrit la clarté de l'étoile, ni l'Enfant la virginité de la Mère. Noble étoile qui s'est levée de Jacob, et dont le rayon illumine le monde, resplendissant aux cieux, pénétrant l'abîme, parcourant toute terre ; il échauffe plus les âmes que les corps, il dessèche le vice et féconde la vertu. Oui, donc ; Marie est bien l'astre éclatant et sans pareil qu'il fallait au-dessus de la mer immense, étincelante comme elle l'est de mérites, nous éclairant des exemples de sa vie. (…)

Notre Dame : tel est bien le titre qui lui convient en toutes manières, comme celui de Notre Seigneur à son Fils ; base doctrinale de ce culte d'hyperdulie dont les honneurs sont pour elle seule, au-dessous de ce Fils qu'elle adore avec nous, au-dessus des serviteurs que l'angélique et l'humaine natures ont pour fin de donner au Dieu dont elle est la Mère. Au nom de Jésus tout genou fléchit (Philipp. 2, 10), au nom de Marie toute tête s'incline ; et bien que le premier soit le seul dans lequel nous puissions être sauvés (Act. 4, 12), le Fils ne souffrant pas d'aller jamais sans la Mère, ni le ciel ne sépare leurs deux noms dans ses chants, ni la terre en sa confiance, ni l'enfer dans son épouvante et sa haine. »

Prière

Saint Bernard de Clairvaux, prière : « Et le nom de la Vierge était Marie » :

« O toi, qui que tu sois, qui te sais vacillant sur les flots de ce monde parmi les bourrasques et les tempêtes, plutôt que faisant route sur la terre ferme, ne détourne pas les yeux de l'éclat de cet astre si tu ne veux pas te noyer durant les bourrasques.

Si surgissent en toi les vents des tentations, si tu navigues parmi les écueils des épreuves regarde l'étoile, appelle Marie.

Si tu es ballotté sur les vagues de l'insolence et de l'ambition, du dénigrement ou de la jalousie, regarde l'étoile, appelle Marie.

Si la colère, l'avarice ou les désirs de la chair secouent l'esquif de ton âme, regarde vers Marie.

Si, troublé par la démesure de tes crimes, confus par l'infection de ta conscience, terrifié par l'horreur du jugement, tu commences à sombrer dans le gouffre de la tristesse, l'abîme du désespoir, pense à Marie.

Dans les dangers, les angoisses, les incertitudes, pense à Marie, appelle Marie.

Qu'elle ne s'éloigne pas de ton cœur.

Et pour être sûr d'obtenir le suffrage de ses prières, ne néglige pas l'exemple de sa vie.

En la suivant, tu ne t'égares pas ; en la priant tu ne désespères pas ; elle te tient, tu ne t'écroules pas ; elle te protège, tu ne crains pas ; elle te guide, tu ne te lasses pas ; elle te favorise, tu aboutis.

Ainsi par ta propre expérience tu sais à quel point se justifie la parole :

“Et le nom de la Vierge était Marie.” »


Sainte fête du Très Saint Nom de Marie à vous tous !

"Guardava todas essas coisas no seu coração e pensava muito nelas". Lucas 2:19

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"Que as suas conversas sejam sempre agradáveis e de bom gosto, e que vocês saibam também como responder a cada pessoa". Colossenses 4:6

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Avec Marie, écrasons la tête du serpent!