Des femmes les accompagnaient et les servaient en prenant sur leurs ressources

Des femmes les accompagnaient et les servaient en prenant sur leurs ressources

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d'esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources. (Lc 8, 1-3)

Christ est ressuscité !

La résurrection n'est pas la négation de la croix, une revanche sur la croix. Elle proclame, au contraire, avec force que Dieu était avec le Crucifié jusque dans son abandon, que la croix, loin d'être un échec, est le triomphe d'un amour plus fort que la mort.

Il y a une manière de concevoir la résurrection du Christ, qui la vide de son sens. Je lisais cette réflexion : « Il est temps de vivre sa résurrection, et non plus sa crucifixion. Les chrétiens et les croyants en Dieu, pour la plupart, ne veulent plus l'ombre d'une croix qui les écrase, mais ils veulent croire en un Dieu vivant. » Je ne suis pas sûr que la personne qui a écrit ces lignes ait bien compris le mystère de la croix, pas plus d'ailleurs que la résurrection. Car mort et résurrection sont les deux faces d'un seul et même mystère. Séparer la croix de la résurrection a été souvent l'erreur du passé. Il ne faudrait pas qu'aujourd'hui nous tombions dans l'erreur inverse. On ne peut comprendre la résurrection du Christ en dehors de la croix. Au cœur même de la résurrection, il y a l'émergence du sens de la croix. Cette émergence est essentielle à l'expérience pascale. C'est elle qui transforme le scandale en mystère de vie et d'amour. Croire en la résurrection, c'est découvrir la croix glorieuse.


Éloi Leclerc, o.f.m.

Éloi Leclerc († 2016) a découvert l'esprit franciscain à 12 ans et est entré au noviciat en 1939. Déporté à Buchenwald, il a ensuite enseigné la philosophie et est devenu une des voix majeures de la spiritualité contemporaine.


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Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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