Jour 8 : Martyr de la charité

Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. - Jn 15,13

Extrait de la vie de Saint Maximilien Kolbe

Le 17 février 1941, il est arrêté par la Gestapo et violemment battu. Le 28 mai, il est transféré vers le camp d'Auschwitz, sous le matricule 16670. En juillet 1941, un prisonnier du bloc 14, où se trouve le père Kolbe, parvient à s'échapper. Le Hauptsturmführer de la SS Karl Fritzsch, ordonne en représailles, que dix des 599 prisonniers du bloc soient condamnés à mourir de faim et de soif au bloc 117. Le règlement du camp exigeait, pour décourager les évasions, que 10 détenus soient exécutés en cas d'évasion d'un homme. Les nazis sélectionnent ainsi dix hommes du bloc 14, dont Franciszek Gajowniczek, père de famille.

Maximilien Kolbe entend Gajowniczek s'écrier « Ma pauvre femme ! Mes pauvres enfants ! Que vont-ils devenir ? ». Le religieux propose alors de mourir à sa place. Fritzsch le questionne et exige de lui une identité. Ses paroles exactes ont été oubliées, mais selon une version couramment rapportée, elles auraient été : « Je suis un prêtre catholique de Pologne ; je voudrais prendre sa place, car il a une femme et des enfants ». Les nazis consentent à la substitution ; les dix prisonniers sont enfermés dans un bunker souterrain du camp à peine éclairé par des ouvertures étroites, le « bunker de la faim ». Bien que la faim et la soif poussèrent habituellement les condamnés à la folie, aux hurlements et à s'entre-tuer, le gardien du bunker témoignera qu'en très peu de temps, le prêtre Maximilien réussit à faire régner le calme et la piété entre ses compagnons de cette tragédie, au moyen de prières et d'oraisons pour chrétiens comme pour Juifs (hymnes, psaumes, etc.).

Après trois semaines sans nourriture et sans eau, le père Kolbe demeure en vie après avoir vu mourir tous ses compagnons. Il est exécuté le 14 août 1941 d'une injection d'une dose léthale de phénol. Son corps est brûlé dans un four crématoire le lendemain, le 15 août, jour de l'Assomption.

Méditation

8. L'Église accepte ce signe de victoire, de la victoire remportée grâce à la force de la Rédemption du Christ, et elle l'accepte avec vénération et gratitude. Elle cherche à en comprendre l'éloquence en toute humilité et amour.

Comme toujours, lorsqu'elle proclame la sainteté de ses fils et de ses filles, dans le cas présent elle cherche à agir avec toute la précision et la responsabilité voulues, en pénétrant tous les aspects de la vie et de la mort du Serviteur de Dieu.

Toutefois, l'Église doit en même temps être attentive, en lisant le signe de la sainteté donné par Dieu en son serviteur terrestre, à ne pas laisser échapper sa pleine éloquence et sa signification définitive.

Et c'est pourquoi, en jugeant la cause du bienheureux Maximilien Kolbe, il a fallu — dès après la béatification — prendre en considération les multiples voix du Peuple de Dieu, et surtout de nos frères dans l'épiscopat de Pologne comme d'Allemagne, qui demandaient de proclamer Maximilien Kolbe saint en tant que martyr.

Devant l'éloquence de la vie et de la mort du bienheureux Maximilien, on ne peut pas ne pas reconnaître ce qui semble constituer le contenu principal et essentiel du signe donné par Dieu à l'Église et au monde dans sa mort.

Cette mort affrontée spontanément, par amour pour l'homme, ne constitue-t-elle pas un accomplissement particulier des paroles du Christ ?

Ne rend-elle pas Maximilien particulièrement semblable au Christ, modèle de tous les martyrs, qui donne sa vie sur la croix pour ses frères ?

Cette mort n'a-t-elle pas une éloquence particulière, une éloquence pénétrante, pour notre époque ?

Ne constitue-t-elle pas un témoignage particulièrement authentique de l'Église dans le monde contemporain ?

9. C'est pourquoi, en vertu de mon autorité apostolique, j'ai décrété que Maximilien Kolbe, qui était vénéré comme confesseur à la suite de sa béatification, sera désormais vénéré aussi comme martyr !

« Elle est précieuse aux yeux du Seigneur, la mort de ses amis ! » Amen. »

Saint Jean-Paul II, extrait de l'homélie de Canonisation du 10 Octobre 1982

Nous pouvons terminer notre prière en cliquant sur le bouton "je prie" et en priant la prière de saint Maximilien Kolbe à la Vierge.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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Neuvaine à saint Maximilien Kolbe, martyr de la charité