"De même que l'on enlève l'ivraie pour la jeter au feu..."(Mt 13, 36-43)

"De même que l'on enlève l'ivraie pour la jeter au feu..."(Mt 13, 36-43)

Chant final : "Libère-nous, juge-nous" par le Choir of New College d'Oxford

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
laissant les foules, Jésus vint à la maison.
Ses disciples s’approchèrent et lui dirent :
« Explique-nous clairement
la parabole de l’ivraie dans le champ. »
Il leur répondit :
« Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ;
le champ, c’est le monde ;
le bon grain, ce sont les fils du Royaume ;
l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ;
la moisson, c’est la fin du monde ;
les moissonneurs, ce sont les anges.
De même que l’on enlève l’ivraie
pour la jeter au feu,
ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
Le Fils de l’homme enverra ses anges,
et ils enlèveront de son Royaume
toutes les causes de chute
et ceux qui font le mal ;
ils les jetteront dans la fournaise :
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Alors les justes resplendiront comme le soleil
dans le royaume de leur Père.
Celui qui a des oreilles,
qu’il entende ! »

Source : AELF

Méditation Pasteur J.P. Sternberger

C'est un des rares mots de notre langue qui remonterait au sumérien. Il y a en effet 5000 ans, les sumériens utilisaient le mot zizan pour désigner le blé. Ce mot se retrouve en akkadien puis en grec où son sens a évolué. Du blé il en est venu à désigner ce que nous appelons la "mauvaise herbe", celle justement qui est mentionnées dans le texte de l'évangile d'aujourd'hui, cette zizania en latin devenue zizanie en français pour dire le désaccord, la querelle, la dispute. Curieux destin que celui d'un mot qui désignait il y a 5000 ans ce qui nourrit les humains et aujourd'hui ce qui les divise et nous détruit, la mauvaise herbe semée par la diable dans le champ des possibles.

Semée mais non créée. Le diable ne crée pas. Cette herbe là n'est mauvaise que si on en fait mauvais usage. Cette herbe, Georges Brassens s'y reconnaissait lorsqu'il chantait " je suis d'la mauvaise herbe braves gens, braves gens, je pousse en liberté dans les chemins mal fréquentés et je me demande pourquoi bon dieu ça vous dérange que j'vive un peu".

Y-a-t-il au monde des herbes qui ne soient que mauvaises, des gens qui ne soient que mauvais, des fils du diable forcés de lui obéir ?

C'est un vieux mot qui désigna le blé avant de dire aujourd'hui la division de humains.

Toi, Seigneur, pour unir et nourrir les humains, tu t'es fait pain. Alors qu'aillent au diable ceux qui voudraient nous diviser.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

4 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

loader

L'Évangile commenté AUDIO 📻