Facebook PixelLES FEUILLES. C'EST TOUT. PAS ASSEZ. - Hozana

LES FEUILLES. C'EST TOUT. PAS ASSEZ.

LES FEUILLES. C'EST TOUT. PAS ASSEZ.

« 12 Le lendemain, après qu'ils furent sortis de Béthanie, Jésus eut faim. 13 Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s'il y trouverait quelque chose ; et, s'en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n'était pas la saison des figues. 14 Prenant alors la parole, il lui dit : Que jamais personne ne mange de ton fruit ! Et ses disciples l'entendirent. » (Marc 11 : 12-14)

Les feuilles absorbent l'énergie solaire et la convertissent en énergie dont l'arbre a besoin pour s'alimenter en eau et en nutriments. Elles donnent donc la vie à l'arbre qui les porte. Les fruits  portent souvent les grains pour donner la vie aux jeunes plantes. Il y a même des arbres qui meurent du fait de porter des fruits ; le bananier, par exemple.

Le figuier de Marc 11 : 12 – 14, n'avait que des feuilles qui lui assuraient la vie à lui et aucun fruit pour donner la vie aux jeunes figuiers et aux affamés.

Les commandements bibliques comprennent deux listes :

  • Une liste porte des commandements qui, si nous les observons, nous assurent une vie meilleure. Ils se présentent très souvent sous la forme d'interdits ou de lois. « Ne fait pas ceci et ne fait pas cela » : ce que les prêtres des dieux des Égyptiens antiques, (voir publication du 6 juillet 2020, L'habit de noce) aimaient dire, nous, chrétiens, le répétons aussi très souvent. Ainsi, nous jugeons les autres et nous nous autoévaluons nous-mêmes en fonction de ces interdits. Comme ils nous assurent une belle vie et une respectabilité dans la société, ce sont de belles feuilles. Par son amour, notre Père Céleste désire ardemment que nous ayons un bon feuillage dans cette vie en observant ces commandements dont beaucoup sont même érigés en lois ou en codes de bonne conduite par des sociétés étatiques et privées.
  • Une autre liste porte des commandements de ce que nous devons faire pour le prochain. Ce sont les fruits du Saint-Esprit. Paul en énumère un bon nombre dans Galates 5 : 22 et 23 : « 22 Mais le fruit de l'Esprit c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, l'amabilité, la bonté, la fidélité,  23 la douceur, la maîtrise de soi. La Loi ne condamne certes pas de telles choses. » . À ma connaissance, aucun code pénal d'un État ou code de bonne conduite d'un organisme privé ne les a érigés en lois assorties de régimes répressifs contre ceux qui les violent. Dieu seul punit ceux qui ne les observent pas sous un prétexte ou un autre, comme cela a été le cas du figuier.

L'apôtre Paul cite quelques-uns de ces interdits qui nous procurent, si nous les respectons, la prospérité (santé physique ou même matérielle)  et la respectabilité dans la société, dans Galates 5 : 19-21 : « 19 Tout le monde voit bien ce qui procède de l'homme livré à lui-même : l'immoralité, les pratiques dégradantes et la débauche, 20 l'adoration des idoles et la magie, les haines, les querelles, la jalousie, les accès de colère, les rivalités, les dissensions, les divisions,  21 l'envie, l'ivrognerie, les orgies et autres choses de ce genre. Je ne puis que répéter ce que j'ai déjà déclaré à ce sujet : ceux qui commettent de telles actions n'auront aucune part à l'héritage du royaume de Dieu. ». Lorsqu'en nous les interdisant, notre vie s'améliore, nous attirons les affamés. En effet, ils croient que nous avons aussi, très probablement, quelque chose pour eux.  Malheureusement, il arrive aussi que la réussite matérielle que l'observation de ces commandements procure à certaines personnes, les rende antipathiques, hautaines, méprisantes, etc. ; attitudes très fréquentes chez ceux qui se croient parfaits selon la loi comme ce pharisien qui méprisait le publicain  que nous lisons dans Luc 18 : 11 et 12 :  « Deux hommes montèrent au Temple pour prier : un pharisien et un collecteur d'impôts.  11 Le pharisien, debout, faisait intérieurement cette prière : « O Dieu, je te remercie de ne pas être avare, malhonnête et adultère comme les autres hommes, et en particulier comme ce collecteur d'impôts là-bas. 12 Moi, je jeûne deux jours par semaine, je donne dix pour cent de tous mes revenus. » 

La Bible cite beaucoup de cas où ceux qui n'ont que des feuilles et pas de fruits sont traités durement. Je pense souvent à celui qui avait été vomi de la bouche de Dieu car, riche et vaniteux, il n'avait pas voulu ouvrir à celui qui frappait à sa porte pour demander à manger. Voir l'histoire dans Apocalypse 3 : 15-22 : « 15 Je connais tes œuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! 16 Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. 17 Parce que tu dis:  Je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, 18 je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. 19 Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. 20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. 21 Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. 22 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Églises ! »

Oui, lorsqu'on ne fait pas du mal en observant les interdits mais qu'on ne fait pas non plus du bien aux autres en négligeant les fruits de l'Esprit, on est tiède. La tiédeur cause de la nausée à Dieu.

Vers la fin des années 1970 j'ai eu des problèmes avec l'aumônier d'une école secondaire où j'enseignais. En effet, j'avais dit aux élèves qu'il n'y avait pas de raison de maudire ce pauvre figuier du fait qu'il n'avait pas de fruits alors que ce n'était pas la saison des fruits. Je ne comprenais pas que le Saint-Esprit qui avait inspiré Marc à donner cette précision (il est le seul à préciser que le figuier avait un bon feuillage et ce n'était pas la saison des fruits) voulait nous faire comprendre que nous avons toujours au minimum un fruit à donner dans la liste illustrative que donne Paul dans Galates 5 : 22 et 23 ; et ce quelle que soit la saison (la situation).

Ainsi, comme notre Père Céleste a rempli tout notre être de choses à donner, il n'y a pas de raisons à ne pas les donner à ceux qui se tiennent à notre porte et qui frappent. À titre d'exemple, la joie est comptée par Paul parmi les fruits que nous pouvons donner à ceux qui frappent à notre porte. Donc, nous pouvons manquer de tout, mais il est inimaginable de ne pas être capable d'offrir ne serait-ce que le sourire. Lorsqu'on parle de donner, nous pensons trop directement, et souvent uniquement, aux biens matériels à offrir à ceux qui en manquent. Cependant la liste des fruits que donne Paul dans Galates 5 : 22 et 23 est pleine, principalement, des attitudes à prendre avec sincérité, même si certaines d'entre elles pourraient être accompagnées de choses matérielles à donner avec amour et joie. C'est pourquoi nous avons toujours quelque chose à donner, quelle que soit la saison.

Oui. Nous avons toujours, quelle que soit notre situation, des biens matériels ou immatériels à offrir. Prions pour que nous soyons cet arbre dont parle la Bible : « Je le planterai sur une haute montagne d'Israël ; il produira des branches et portera du fruit, il deviendra un cèdre magnifique. Les oiseaux de toute espèce reposeront sous lui, tout ce qui a des ailes reposera sous l'ombre de ses rameaux. » (Ézéchiel 17:23) et « Son feuillage était beau, et ses fruits abondants ; il portait de la nourriture pour tous ; les bêtes des champs s'abritaient sous son ombre, les oiseaux du ciel faisaient leur demeure parmi ses branches, et tout être vivant tirait de lui sa nourriture. » (Daniel 4:12)

Je termine par ces paroles de Jésus-Christ, notre Sauveur et Frère :

« Si vous produisez du fruit en abondance et que vous prouvez ainsi que vous êtes vraiment mes disciples, la gloire de mon Père apparaîtra aux yeux de tous. » (Jean 18 : 8). Oui, pour Jésus, on se fait connaître comme son disciple quand on est aux services des autres.

« 16 Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. 17 Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres. » (Jean 15 : 16 et 17)

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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