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Jour 4 - Benoit FRATERNEL

Jour 4 - Benoit FRATERNEL

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"je prie"

Introduction

Ces jours-ci, St Benoit nous a ouvert les chemins de l'humilité, de la liberté, de la force spirituelle... mais tout ceci n'est pas une petite gratification personnelle à garder pour soi. Non, ce que Benoit a à cœur, ce à quoi il aspire de tout son être, c'est de faire grandir le Royaume de Dieu... c'est-à-dire aussi à faire de nous, de nous tous, sans aucune exception, des frères et sœurs en humanité. Frères et sœurs... Sans aucune exception...

Méditation

Pour entrer dans cette méditation, laissons monter à notre cœur les visages de ceux et celles que nous considérons comme notre frère, notre sœur. Leurs visages… puis leurs noms… Pour moi c'est Julie, Mélodie.

Les premiers noms, les premiers visages associés au mot « frère/sœur » sont ceux de la fratrie. Celle avec qui j'ai au moins un parent commun, celle avec qui j'ai un bout d'histoire commune, celle avec qui j'ai grandi. Quoiqu'il arrive dans nos vies, que l'on soit proche ou pas, que l'on s'apprécie ou que l'on s'ignore, quoiqu'il arrive, ceux-là seront toujours notre fratrie. Ils auront toujours un statut particulier non seulement dans notre arbre généalogique, mais aussi dans notre cœur…

Après les liens du sang, de la famille, le mot « frère/sœur » fait advenir un petit sourire au coin des lèvres. Anne, Ludo, Anne-Flore, Anne-Cha, Emanuele, ceux-là ce sont ma fratrie du cœur. Des personnes  dont l'on se sent proche, avec qui le plus authentique se partage, des personnes dont on sent bien mystérieusement qu'une sève commune nous irrigue. Toi que j'interpelle d'un joyeux « mon frère », toi qui est un vrai cadeau dans ma vie, toi dont la présence m'a transformé(e), m'a façonné(e)… Prenons le temps de savourer la grâce d'avoir rencontré ces gens-là sur nos chemins personnels. N'hésitez pas à mettre en pause cet audio pour prendre le temps de les nommer et de rendre grâce. Pour [elle], merci. Pour [lui], merci.  


Certes, mais – me direz-vous – quel rapport avec Benoit ?

La fraternité que la règle de St Benoit veut permettre n'est pas une simple fratrie, comme avec mes frères et sœurs de sang. Certes, cette fratrie-là se reçoit d'une source commune. Et cela nous renvoie indéniablement à notre Père des cieux, Celui dont vous, moi, et tout être reçoit la vie. C'est Lui notre créateur. Si nous sommes là à vivre cette neuvaine ensemble, si ce matin nos yeux se sont ouverts à la lumière du jour, si notre cœur bat, c'est d'abord et avant tout parce que Dieu nous désire, nous aime et nous espère.

[Notre Père]

Et si en communauté – qu'elle soit d'ailleurs monastique ou paroissiale ou … - on ne s'est pas plus choisi qu'on ne choisit ses frères et sœurs de sang, il y a en revanche une sorte d'impératif de qualité de relation ! Cela ne veut pas forcément dire qu'il y ait à être en accointance avec tout le monde comme on l'est avec ces personnes qui nous sont si intimes, si proches. Benoit va parler de révérence, de respect, d'accueil, d'estime pourrait-on dire dans des mots qui nous sont plus contemporains. Écoutons ensemble un des multiples passages de la règle où il évoque les relations fraternelles :

Règle de St Benoit, chapitre 63 :
On ne fera jamais attention à l'âge pour donner les rangs, ou pour juger la valeur de quelqu'un. […]  Les jeunes respectent leurs aînés les aînés aiment leurs frères plus jeunes. Aucun frère n'a le droit d'appeler un autre frère par son nom seul. Les aînés appellent les jeunes : « frères ». Les jeunes appellent leurs aînés : « pères », pour montrer leur respect. Au regard de la foi, l'abbé tient la place du Christ. C'est pourquoi on l'appelle « Abbé ».
[…] Chaque fois que les frères se rencontrent, le plus jeune demande à l'aîné de le bénir. Le jeune frère ne se permet pas de s'asseoir avant que l'aîné ne l'invite à le faire. Il agit ainsi pour pratiquer la parole de la Bible : « Que chacun soit le premier à montrer du respect à son frère » (Romains 12, 10).

Considérer la valeur de quelqu'un… et ce indépendamment de l'âge, de l'expérience, de la condition sociale. Voilà le ciment de la fraternité… Être prompt à « montrer du respect »… Pour cela, Benoit donne l'exemple très concret de laisser son siège et de ne pas s'asseoir avant l'autre. Cela peut faire sourire, mais n'est-ce pas aussi à travers des petits gestes si quotidiens que le respect se témoigne ? Auprès des membres de notre famille, auprès des collègues de travail, auprès de tous ceux que nous rencontrons.

St Benoit évoque aussi la manière dont on s'appelle les uns les autres. Ce n'est pas à prendre au pied de la lettre, surtout quand on ne vit pas au monastère, mais la dynamique profonde est importante. Comment je m'adresse aux autres ? Quel est le ton de ma voix ? Quels mots j'utilise ?

Rappelez-vous, dans l'Évangile, dans le jardin au matin de Pâques, il suffira à Jésus de dire le nom de « Marie » pour que celle-ci le reconnaisse. Et nous, à la manière dont nous nous adressons aux autres, peuvent-ils percevoir que nous sommes disciples de Jésus, notre Frère à tous ?

Car ne l'oublions pas, cette fraternité à laquelle nous aspirons se puise dans la foi que Dieu est notre Père, un Père bon et bienveillant, un Père qui aime tous et chacun infiniment, gratuitement, authentiquement.

Pour aller plus loin

Pour ceux qui le souhaitent, prenons le temps d'aller plus loin, d'enraciner en profondeur ce que Benoit nous donne de découvrir de la fraternité. Pour cela, deux pistes :

- Être particulièrement attentif/attentive à la manière dont je suis en relation au quotidien : mes mots, mes gestes, pour qu'à travers eux l'autre puisse ressentir quelque chose de la bonté de Dieu.

- Écrire à tous ceux auxquels j'ai pensé au cours de cette méditation : ma fratrie de sang et celle de cœur, pour tout simplement leur dire : MERCI !

En communion de prière

Pour nous soutenir dans cette aventure de la fraternité, ensemble dans cette communauté de prière, aujourd'hui, nous prierons tout spécialement pour :

... ceux qu'il nous est bien difficile
d'estimer, de respecter, de considérer comme nos frères.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Publié dans

Publications précédentes

Jour 1 - Benoit HUMBLE

Publication #1Initialement publiée le 3 juillet 2020

Jour 2 - Benoit LIBRE

Publication #2Initialement publiée le 4 juillet 2020

Jour 3 - Benoit FORT

Publication #3Initialement publiée le 5 juillet 2020

36 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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