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Saint Thomas, apôtre du Seigneur !

Saint Thomas, apôtre du Seigneur !

(image web)

Christ est parmi nous, il nous a laissé son Esprit, il veut que nous bâtissions son Eglise. Rendons nous dignes de notre Seigneur : prions et veillons, car nul ne sait ni le jour ni l'heure.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Saint Thomas, apôtre du Seigneur, prie pour nous.

De la lettre de Saint Paul apôtre aux Éphésiens : 

Frères, vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu, car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c'est le Christ Jésus lui-même. En lui, toute la construction s'élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments d'une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l'Esprit Saint . (Ep 2, 19-22)

De l'Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean : 

L'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (Jn 20, 24-29)

Thomas est un de tes disciples, ô Jésus, fait apôtre, un des douze. Thomas est un homme de caractère. Il fait partie de ceux qui ont contribué à la construction de l'Église dont tu es la pierre angulaire.

L'expression : « Je suis comme Saint Thomas » est devenue commune, autrement dit, « je ne crois qu'en ce que je vois ». Lorsqu'après ta résurrection tu apparais à tes apôtres, Thomas n'est pas là. Lui qui s'est enfuit comme les autres au moment de la croix n'est pas encore revenu. Et lorsque, enfin arrivé, ses frères lui expliquent qu'ils t'ont vu et que tu es vraiment ressuscité, Thomas fait preuve d'une grande incrédulité. Il n'admettra ta résurrection que lorsqu'il t'aura vu, et lorsqu'il aura mis son doigt dans tes plaies.

Pour signifier à quel point Thomas est important pour toi, tu reviens au même endroit, huit jours après. Tu donnes la paix à la maison, puis tu te tournes vers Thomas. Lui, saisi d'effroi, doit être déconfit, mais tu ne lui adresse aucun reproche, tu lui offres seulement la possibilité de venir toucher tes saintes plaies. Tu ne récrimines pas le doute, mais tu lui apportes une réponse. Évidemment, l'incrédulité de Thomas disparait certainement au moment où il t'a vu, mais cette expérience est un prétexte qui te permet d'exprimer une vérité forte sur la foi : heureux ceux qui croient sans avoir vu.

Saint Thomas n'est pas à blâmer. Il a eu l'honnêteté de verbaliser son doute, et cette attitude te plait. Tu attends de nous non pas une obéissance fausse, mais une relation de vérité.

La personnalité de Thomas correspond bien à la société dans laquelle nous vivons, et à l'homme en général. Nous avons vu, ces dernières décennies, et depuis le siècle dernier, l'essor de la technologie, de la science et du progrès, de la pensée rationnelle. Au fond, nous sommes tous comme Thomas, nous avons besoin de voir, ou en tous les cas de sentir, pour croire. Nous avons besoin de preuves.

Durant cette pandémie, nous avons été témoins des limites de ce fonctionnement : sous le poids de normes de recherche très strictes, nous nous refusons certaines possibilités possiblement salvatrices, par peur, alors que des personnes hautement qualifiées sont à même de gérer certains risques.

Contrairement à ce que l'on peut penser, la science n'est pas le monde de la certitude, mais au contraire du doute continuel. Toute théorie, quelle qu'elle soit, peut être remise en question et démolie. Nous avons ainsi vécu bon nombre de révolutions scientifiques et culturelles, sur l'héliocentrisme, la théorie du big bang, du vivant, qui ont changé complètement notre vision de l'univers et de nous-même. La science, rationnelle, n'admet aucune vérité. Il est en de même de la philosophie, qui voit les mouvements de pensée se succéder, s'étayer et se contredire.

La certitude penche du côté de l'orgueil. Nous même, nous sommes issus d'une famille, d'une culture, d'une tradition, qui nous engoncent et nous emprisonnent à notre tour dans un mode de fonctionnement, nous poussant, comme Thomas, à rejeter certaines choses qui ne rentrent pas dans nos cases. Ainsi, il nous fait toucher du doigt, c'est-à-dire dans notre expérience sensorielle, pour accepter un changement de modèle.

Au fond, on pourrait être tentés, de nouveau, d'opposer science et foi. Mais ce serait comme confondre l'huile et le vinaigre : dans une salade, ils n'ont pas la même fonction, ils ne se mélangent pas mais sont complémentaires. L'abbé Georges Lemaître était un grand scientifique astrophysicien théoricien, à l'origine de la théorie du big bang. Il a côtoyer les plus grands, comme Einstein, et était capable d'aligner les équations sur un tableau tout en restant droit dans sa soutane noire. Jamais il n'a mélangé sa foi bien accrochée et la science : même au moment où l'on voyait dans le big bang la démonstration du fiat lux de la genèse, il montrait sa plus grande réserve.

Pourquoi ?

L'abbé George avait bien compris que sa théorie pourrait à tout moment être remise en question. En revanche, sa foi en toi, Jésus Christ, ne pouvait pas être remise en question. Cela n'est pas une certitude, et le doute doit rester en nous, car il permet de nous faire vivre, et il installe l'espace dont tu as besoin pour t'installer. Que savons-nous ? Que tu es le chemin, la vérité, la vie. Nous ne savons pas grand-chose sur cette Vérité, car la toute puissance du Dieu que tu es nous échappe, mais nous savons que cette Vérité porte un nom, le tien, Seigneur Jésus Christ, dans le mystère trinitaire, car TU ES. Tu es cet univers, et tu es surtout cet Amour qui nous comble. Alors oui, nous avons besoin comme Thomas de mettre nos doigts dans tes saintes plaies, et c'est dans nos croix personnelles que nous les trouvons. Oui, nous pouvons te voir dans la sainte eucharistie, et sans savoir pourquoi ni comment, nous sentons que tu es là. La foi ne passe pas que par l'intelligence, mais avant toute chose par le cœur. C'est par notre cœur que tu viens te révéler, comme à Thomas, ressuscité. C'est par notre cœur que tu viens nous ressusciter. C'est dans notre cœur que tu t'installes.

Seigneur, Dieu Créateur, toi seul connait les mystères de cet univers, mais ce que nous savons, c'est que tu as voulu qu'il soit, et il fut : rendons grâce pour ce monde infiniment bon que tu nous offres ;

O Christ, comme pour Saint Thomas, montre nous tes saintes plaies, pour que nous puissions contempler par ta croix et par ses marques ton amour infini pour nous ;

Esprit Saint, Dieu d'amour, viens nous éclairer, nous qui sommes aveugles, afin que sans avoir vu nous puissions croire en ton Chemin, ta Vérité, ta Vie ;

Par toi, Dieu le Père, créateur de toute chose ; avec toi, Dieu le Fils, Verbe Vivant ; en toi, Dieu le Saint-Esprit, qui ne cesse de souffler ses dons ; toi Dieu Un, unique et unitaire, Père, Fils et Esprit-Saint, Trinité insondable depuis le commencement, maintenant, et pour toujours, Amen !


Prière contre la pandémie de Coronavirus :

Seigneur, toi qui as guéri les malades et ressuscité les morts, en ces temps de pandémie mondiale, nous nous tournons vers toi. Pardonne-nous nos péchés et nos manquements, accueille nos prières avec miséricorde. Protège toutes les personnes atteintes par ce fléau. Accueille dans tes bras ouverts toutes les personnes qui ont quitté ce monde. Sois particulièrement et pleinement auprès de toutes les personnes au service des malades, dans tout leur dévouement et leur courage. Aide dans leurs missions tous ceux qui sont présents pour que la société continue de fonctionner. A ce moment où notre humanité est face à ses démons, éloigne-nous de tout ce qui provient du mal ! Reste auprès de nous, Dieu le Père, Créateur de toutes choses, qui veut notre bien. Marche avec nous, ô Christ : toi qui a porté ta croix, apprends-nous à porter la nôtre. Habite-nous, Esprit Consolateur, afin que nous soyons remplis des dons de force, de courage, de sagesse, de science et d'intelligence, pour rayonner de ta Lumière auprès des plus faibles. Amen.


Notre Dame du Quotidien, Mère de l'Eglise :

Bienheureuse Vierge Marie, mère de l'Eglise, toi qui étais avec les apôtres au jour de Pentecôte, lorsque l'Esprit-Saint est descendu sur eux et s'est affermi en toi, accompagne nous dans les jours simples de notre vie. Par ton exemple et celui de Saint Joseph ton chaste époux, tu nous apprends comment croire dans la sobriété et accomplir la volonté de Dieu dans l'ordinaire et le quotidien. Immaculée conception, toi qui as enfanté le Christ, Dieu fait homme, Jésus notre Seigneur, aide nous, à notre tour, à recevoir et donner la vie, à laisser naître les fruits de notre foi. Reine des cieux, reine des anges, du haut du ciel, prie pour nous et intercède auprès de ton divin fils pour le pardon de nos péchés, pour sa miséricorde, et pour qu'en nous sa volonté se fasse, dans de petits actes remplis d'amour. Amen.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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