Saint Benoît et les bénédictins - Hozana

Saint Benoît et les bénédictins

A quinze ans, Saint Benoît quitte la ville de Rome où il étudiait pour chercher Dieu, l'unique nécessaire, et fuir un monde corrompu. Sa vie nous est parvenue grâce au pape Saint Grégoire le Grand, qui fut moine à l'Abbaye Saint André sur le mont Avellin à Rome.


Saint Benoît mène tout d'abord une vie d'ermite, trouvant un solitaire refuge dans une grotte près d'un lieu-dit Subiaco, où il connaît les combats et tentations de la solitude. Il fait l'expérience de la Providence divine qui veille sur ceux qui se confient en elle et ne saurait les abandonner. Sa notoriété dans la région attire dans sa grotte une multitude de gens qui viennent à lui comme vers un père spirituel. Plus tard, les moines du monastère proche de Vicovaro lui demandent de devenir leur supérieur. Saint Benoît se montre peut-être trop exigent pour ces moines peu décidés à changer de vie, qui essayent même de l'empoisonner. « Voyant cela, Benoît préféra reprendre sa solitude aimée et seul sous le regard de celui qui voit tout du haut du ciel, il habita avec lui-même », raconte St Grégoire le Grand.


Sa sainteté attire des disciples qu'il groupe en petits monastères. Il organise ainsi douze monastères de douze moines, guidé par un père abbé : ce sont les monastères de Subiaco. Un prêtre en est jaloux et essaie de l'empoisonner, ce qui conduit Saint Benoît à prendre le chemin du sud, jusqu'au Mont Cassin. Là, il détruit les statues des idoles, bâtit un monastère, défriche les terres, organise une communauté fraternelle et accueille les pauvres. Pour rendre cette vie commune harmonieuse, il écrit et propose une règle selon l'Evangile. Il meurt le 21 mars 547.


Très vite, la règle bénédictine se répand jusqu'à ce que Charlemagne l'impose la règle de Saint Benoît dans tout son empire au VIIIe siècle, en faisant une source d'unité pour l'Europe.


Saint Grégoire le Grand dit que la règle de Saint Benoît se distingue par sa discrétion, sens de l'équilibre, de la mesure et de la prudence. La règle allie soucis de l'organisation pratique d'une vie communautaire (horaires, hiérarchie, travail, structure des prières) et recherche de Dieu. Elle vise à fonder une « école du service du Seigneur ». La vie bénédictine repose sur la primauté de la recherche de Dieu. Celle-ci se fonde sur une spiritualité liturgique (« ne rien préférer à l'œuvre de Dieu »), la lecture divine, l'hospitalité, le travail et l'obéissance.

 


Où rencontrer des communautés bénédictines cet été ?


Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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