"Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident..." (Mt 8, 5-17)

"Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident..." (Mt 8, 5-17)

Chant final: "Voici qu'il se lève à l'Orient (Psaume 18)" par Père André Gouzes O.P., Camerata Vocale de Brives

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
comme Jésus était entré à Capharnaüm,
un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé,
et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit :
« Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit :
« Seigneur, je ne suis pas digne
que tu entres sous mon toit,
mais dis seulement une parole
et mon serviteur sera guéri.
Moi-même qui suis soumis à une autorité,
j’ai des soldats sous mes ordres ;
à l’un, je dis : “Va”, et il va ;
à un autre : “Viens”, et il vient,
et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration
et dit à ceux qui le suivaient :
« Amen, je vous le déclare,
chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis :
Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident
et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob
au festin du royaume des Cieux,
mais les fils du Royaume seront jetés
dans les ténèbres du dehors ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Et Jésus dit au centurion :
« Rentre chez toi,
que tout se passe pour toi selon ta foi. »
Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.
Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison,
il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
Il lui toucha la main,
et la fièvre la quitta.
Elle se leva,
et elle le servait.
Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés.
D’une parole, il expulsa les esprits
et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit,
pour que soit accomplie
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Il a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.

Source : AELF

Méditation Père Sébastien Antoni

Jésus ne pouvait que céder… avec son tempérament décrit dans l’ensemble de l’évangile, il ne pouvait pas résister à la prière de cet officier romain. Tout d’abord à cause de la démarche de ce militaire, homme a priori fort et un peu brut, prompt au combat… qui semble désarmer et qui se met à supplier, comme un vaincu. Supplier, non pas pour lui-même, mais pour un autre, un sans grade, un homme simple, un petit, ceux dont on sait qu’ils sont les référé de Dieu. Pour une fois que l’on se souciait d’un pauvre, que celui qui faisait la démarche était un soldat, occupant, non juif… ce ne devait pas être courant ! Mais ce soldat, brave les tabous sans se soucier du qu’en dira-t-on… Il avait sûrement réfléchi au cas "Jésus" et s'était fait une idée sur lui. Il vient lui dire : "J'ai un serviteur; il souffre; il va mourir!" … De fait, dans la foi, on est toujours accueilli par Jésus quand on lui parle d’un autre qui souffre, quand on lui expose une peine. Mais la seconde raison qui va faire céder Jésus et c’est aussi la foi, tranquille et audacieuse dont ce romain fait preuve ! :"Dis seulement une parole, de loin, de là où tu es, et mon serviteur, là où il est, sera guéri, car les choses doivent t'obéir. Dis seulement une parole, et je m'en irai, sûr de ton action, sûr du pouvoir de ta bonté. Une parole, et la paralysie cessera, la souffrance s'éloignera !" Effectivement quelle foi, Jésus affirme ne pas l’avoir trouvé chez les siens… la trouverait-il dans son Eglise aujourd’hui ? Chez moi ? La prochaine fois que vous communierez que juste avant de vous approcher de l’autel vous dites cette formule « Dis seulement une parole et je serai guéri »… mesurons ce que nous formulons… est-ce une formule ? Ou est-ce un acte de foi, un vrai ?

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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