Neuvième et dernier jour de la neuvaine - Hozana

Neuvième et dernier jour de la neuvaine

Amen, amen, je vous le dis :  “ Je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l'enlèvera  (Jn 16, 20-23)


Extrait de la biographie de sainte Rita : 

Une vie recluse et le jour de la vraie naissance

Après son pèlerinage à Rome à l'occasion du Jubilé de 1450, Rita vécut au monastère de Cascia les dernières années de son pèlerinage terrestre dans une spiritualité de plus en plus profonde. À peine était-elle revenue que la plaie de son front se rouvrit. Retirée dans l'Ermitage, partie éloignée du couvent, elle était de plus en plus immergée en Dieu. Seule la contemplation paraissait désormais compter pour elle. Tout son temps se passait en oraison. 

Les quatre dernières années de sa vie furent marquées par une très grave maladie qui l'obligea à rester au lit. Durant cette période, elle buvait peu et mangeait moins, seule l'hostie consacrée, qu'elle recevait tous les jours, lui permettait de rester en vie. Tout son être était devenue communion au Christ. Sa renommée se répandit très vite, et des gens accouraient, « même des villes et des villages les plus lointains », pour lui recommander des intentions de prières. Déjà, de son vivant, elle obtenait des miracles. 

Maintenant, malade, âgée, toute remplie de douleurs, Rita n'avait plus qu'à accepter les épreuves qui se présentaient d'elles-mêmes, comprenant que c'était là la « bonne souffrance », celle qui fait participer tout chrétien à l'œuvre de rédemption du Christ.

Son dernier hiver fut une dure saison, comme on en rencontre à Cascia, parfois séparé du monde par d'immenses congères de neige. Une cousine vint la voir et sœur Rita lui demanda une rose et deux figues de son verger. Pensant d'abord que la malade délirait, la cousine, rentrée à Roccaporena, passa près de l'ancien jardin de Rita et vit une rose toute rouge qui s'épanouit sur l'un des rosiers, alors même que la neige alourdissait les autres. Elle trouva aussi deux figues ! Avec émotion, elle cueillit la rose et les figues et les porta à la malade. 

Chaque année, le 22 mai, on bénit des roses pour les porter aux malades, comme la cousine avait porté à Sainte Rita celle du rosier miraculeux. Une bouture a été plantée dans le jardin du monastère à Cascia, et depuis cinq siècles, rien n'a pu faire périr l'arbuste, qui est devenu un grand buisson de roses pâles, très parfumées.

Pour nous, chrétiens à la vision souvent trop rivée sur ce monde, la mort est la grande échéance pénible et en général redoutée. Pour les Saints, cette mort est leur « dies natalis », c'est-à-dire le jour de leur vraie naissance, celle au Ciel. C'est le jour que la communauté chrétienne célèbre dans la joie. Si le 22 mai est si cher au cœur de tous les amis de Sainte Rita, c'est parce qu'il est l'anniversaire de son envol vers le Ciel en 1457. 

Certains biographes disent que trois jours plus tôt, Notre Seigneur lui est apparu en compagnie de la Vierge Marie. Dans un dialogue intime, Rita s'adressa au Seigneur : « Quand donc, Jésus, pourrai-je te posséder pour toujours ? Quand pourrai-je venir en ta présence ? Bientôt, mais pas encore. Et quand donc ? Dans trois jours, tu seras avec moi, au ciel ». Alors, ce fut pour Rita la grande joie, l'ultime attente dans la paix. Le troisième jour, après avoir reçu le Sacrement des malades, en présence de ses consœurs en communauté, elle demanda la bénédiction de l'Abbesse, et s'endormit doucement dans les bras de Notre Seigneur Jésus. 

Face à la mort, l'énigme de la condition humaine atteint son sommet. Nous ne sommes pas seulement tourmentés par la souffrance et la déchéance progressive de notre corps, mais plus encore par la peur d'une destruction définitive. Mais le germe d'éternité que nous portons en nous, irréductible à la seule matière, s'insurge contre la mort. 


Méditation du père Alain du sanctuaire sainte Rita de Nice :


« Amen, amen, je vous le dis :  "Je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l'enlèvera" (Jn 16, 20a. 22b).  

Jésus promet à ses disciples une joie plus profonde que les deuils, que les pertes. La mort, Rita l'a connue elle aussi : la perte tragique de son mari, la mort de ses deux fils à l'aube de leur vie, et sa propre mort qu'elle a vu venir. “Votre joie, personne ne vous l'enlèvera”. Cette joie, Rita l'a goûtée jusque dans les derniers moments de sa vie. Peu de temps avant sa mort, elle demanda à une cousine d'aller lui cueillir une rose et deux figues dans son jardin de Roccaporena, en plein hiver ! Était-ce un caprice de la sainte qui sentait venir sa fin ? Ou plutôt a-t-elle voulu nous donner un signe que rien n'est impossible à Dieu, qu'il peut faire jaillir la vie là où règne la mort ? 

Une dame me parlait d'une de ses amies, atteinte d'un cancer du pancréas. Il y a deux ans, on lui avait dit qu'elle n'en avait plus que pour quelques semaines à vivre. Ayant reçu une médaille de sainte Rita, elle l'a priée avec confiance. Deux ans plus tard, cette femme est toujours vivante et se porte suffisamment bien pour apprécier la vie. Elle n'est pas guérie et elle vit chaque journée dans l'action de grâce. Elle aime dire : « Chaque matin, je suis heureuse parce que chaque journée est pour moi un cadeau, un bonus, un don. » Sa foi en Dieu et sa confiance en Rita lui ont fait accepter sa maladie qu'elle vit maintenant dans la sérénité et l'abandon confiant.

En ces jours où nous sommes, la peur s'est installée. La pandémie nous a rappelé que, malgré toutes les avancées médicales, nous restons fragiles. Beaucoup de familles ont vécu des deuils, parfois brutaux. Rita peut nous aider à traverser cette épreuve. Les roses bénies le jour de la fête de Sainte Rita, destinées en particulier aux malades, viennent manifester la tendresse de Dieu à leur égard, le respect qui leur est dû : « J'étais malade, et vous m'avez visité » (Mt 25, 36) dira Jésus. 

Demandons à Sainte Rita de venir en aide à ceux qui sont confrontés à la maladie, à la mort. Qu'elle nous aide à être davantage reconnaissants pour le don de la vie, qu'elle a célébrée jusqu'à ses derniers instants. Fidèles à la Parole du Christ, nous aidant les uns les autres, nous pourrons vivre dans la paix l'heure de notre grand passage qui deviendra ainsi notre « dies natalis », le jour de notre naissance au ciel.



Prière à sainte Rita :

Sainte Rita, vous aimiez méditer les paroles de Jésus, vous nourrir de l'Evangile. 

Vous aviez une confiance totale en la divine Providence.

Vous aimiez de tout votre cœur Dieu et le prochain.

Obtenez-nous une foi vive, une espérance forte, une charité toujours grandissante.

Sainte Rita, sainte des causes désespérées, des causes impossibles, j'ai confiance en votre puissante intercession auprès du Seigneur.

Obtenez-moi de Dieu « l'espérance confiante » qui ne trompe pas et le désir ardent des biens immortels, et je vous prie instamment de m'obtenir aussi la grâce (exprimer la grâce que l'on désire).


Notre Père, Je vous salue Marie (3 fois), Gloire au Père.

Sainte Rita, priez pour nous.


Vous pouvez également prier le chapelet à 16h10, suivi de la prière à Sainte Rita, puis assister en direct à la célébration eucharistique à 16h30 depuis l'Eglise sainte Rita de Nice ! Pour cela, rendez-vous sur leur page Facebook :  (lien visible aussi depuis leur site).

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Publications précédentes

Premier jour de la neuvaine

Publication #1Initialement publiée le 14 mai 2020

Deuxième jour de la neuvaine

Publication #2Initialement publiée le 15 mai 2020

Troisième jour de la neuvaine

Publication #3Initialement publiée le 16 mai 2020

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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