Facebook PixelVivez le vendredi Saint avec les syriaques catholiques - Hozana
L'Œuvre d'Orient

L'Œuvre d'Orient dans Vivez la semaine Sainte avec les Chrétiens d'Orient

Publication #7Initialement publiée le 10 avril 2020

Vivez le vendredi Saint avec les syriaques catholiques

Vivez le vendredi Saint avec les syriaques catholiques

Il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, Il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l'avons méprisé, compté pour rien. En fait, c'étaient nos souffrances qu'Il portait, nos douleurs dont Il était chargé. Et nous, nous pensions qu'Il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c'est à cause de nos révoltes qu'Il a été transpercé, à cause de nos fautes qu'Il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. (Isaïe 53, 2-6)

Le rite des Obsèques du Seigneur, avec les syriaques catholiques

Plusieurs communautés d'Orient, dont les syriaques catholiques, ont en commun une liturgie spécifique du vendredi Saint. Il s'agit du rite des Obsèques du Seigneur, durant lequel sont commémorées la Passion puis la mise au tombeau du Christ, et qui s'organise selon des canons bien précis. La croix est tout d'abord encensée, puis le célébrant détache le Crucifié de la croix. Comme Joseph d'Arimathie et Nicodème, le prêtre prépare ensuite le Corps, en l'embaumant avec un mélange d'onguents et d'huiles aromatiques. Une fois le Corps déposé dans un cercueil, la procession funéraire débute dans l'église, suivie par les fidèles qui viennent se prosterner ou toucher le cercueil. Le Christ est enfin déposé dans un tombeau symbolisant le Saint-Sépulcre, devant lequel une pierre est roulée puis scellée. Le rite des funérailles du Seigneur est célébration très émouvante qui a une grande importance pour les chrétiens orientaux la pratiquant, car elle permet de mieux s'immerger dans le mystère de la mort du Christ, dans l'attente de sa résurrection. Durant toute la cérémonie, des chants et des prières funéraires accompagnent le deuil.

Qui sont les syriaques catholiques ?

Les racines de l'Église syriaque se trouvent à Antioche, qui fût parmi les premières cités à être évangélisées, par l'apôtre Pierre. Comme le détaille l'Acte des Apôtres (11,26), c'est à Antioche que les disciples du Christ ont été appelés « chrétiens » pour la première fois. Séparée d'une grande partie de la Chrétienté après le concile de Chalcédoine en 451, elle est appelée monophysite puis « jacobite ». Une branche menée par la majorité des jacobites alépins prend le nom d'Église syriaque catholique et commence à s'unir à Rome en 1662. Toutefois, en raison des violences dont elle fait l'objet, l'Eglise syriaque catholique menace de disparaître. Son premier patriarche de pleine communion avec le Saint-Siège est établi en 1783. La communauté syriaque catholique subit différentes persécutions au fil des siècles, notamment le massacre des assyriens en 1920 et le terrorisme de l'Etat islamique.

Le patriarcat catholique, actuellement établi au Liban, est gouverné par Sa Béatitude Ignace III Younan et compte plus de 100 000 fidèles en Irak, Syrie, Liban, Jordanie- et 50 000 en diaspora. Les syriaques célèbrent en rite syriaque occidental, et suit le calendrier grégorien.

« C'étaient nos souffrances qu'Il portait »

La liturgie du Vendredi Saint, dans ses textes et ses rites, nous présente un Dieu crucifié, un Messie humilié. Lorsque l'on contemple la Passion, il est difficile d'apercevoir la majesté de Notre-Seigneur. Il est également difficile de se remettre en mémoire l'entrée triomphante dans Jérusalem quelques jours plus tôt. La première lecture du jour nous donne dévoile pour autant la puissance de la Sainte Croix. La mort du Christ, c'est la mort féconde, qui rachète nos péchés et guéris nos âmes. La croix nous ouvre l'accès à la plénitude de la vie éternelle. Dans son chemin de Croix, Mgr Moshe, archevêque syriaque catholique de Mossoul, nous invite à partager cette espérance : « Comme tous les hommes, vous avez été soumis à la loi de la mort. Par votre mort, vous nous avez sauvés. Nous vous supplions, Seigneur Jésus, d'ensevelir tous nos vices. Ressuscitez-nous, revêtez-nous de nouveaux habits et faites-nous bénéficier avec vous du bonheur et de la gloire dans le paradis que votre père a préparé et promis pour ses serviteurs. »


En ce vendredi Saint, demandons à Dieu d'accueillir auprès de lui les âmes des chrétiens persécutés, et de soutenir ceux qui luttent encore aujourd'hui pour l'amour de la Croix.

Dans cette marche vers Pâques, par la prière et la rencontre, nous rendons grâce pour ce que notre Église doit à l'Orient : les premières évangélisations, la tradition monastique, les Pères de l'Église... et leur témoignage qui revivifie notre foi.


Nous vous proposons d'unir aujourd'hui votre jeûne à celui des communautés orientales : https://secure.oeuvre-orient.fr/operation-bol-de-riz 

Pour suivre les différents offices de la journée en live : https://hozana.org/live/2020/04/10

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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3 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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