De l'empire de la mort aux pleurs de Jésus - LD du dimanche V de Carême - Hozana

De l'empire de la mort aux pleurs de Jésus - LD du dimanche V de Carême

De l'empire de la mort aux pleurs de Jésus - LD du dimanche V de Carême

Dimanche V de Carême - Année A

À l'écoute de la Parole

En ce dernier dimanche avant la Semaine sainte, nous contemplons Jésus qui ressuscite son ami Lazare. Alors que le Carême touche à sa fin, et que le Seigneur va bientôt subir la Passion et la mort, l'Église nous rappelle ainsi que Jésus est le Seigneur de la Vie. Ce signe puissant provoque la foi de nombreux Juifs (Jn 11, 45), mais en scandalise d'autres qui décident dès lors de le faire mourir (v.53 : « ils résolurent de le tuer »).

En Jésus, c'est donc le Dieu de la vie qui vainc la mort de l'homme : une action qu'Ézéchiel avait prophétisée avec la vision des ossements desséchés (Ez 37, première lecture). Saint Paul l'explique théologiquement (Ro 8) : Dieu a ressuscité son Fils par le don de l'Esprit, ce même Esprit qui habite en nous, qui est donc un gage de notre résurrection future.

⇒ Voir l'explication détaillée

Méditation : de l'empire de la mort aux pleurs de Jésus

Notre méditation suivra le contraste qui ressort du texte de l'Évangile : d'un côté, la mort qui règne sur notre humanité. Nous le savons bien, mais l'oublions si souvent… Méditer sur la mort nous ouvre à la pauvreté spirituelle et nous conduit à attendre le Christ, même s'il semble tarder.

De l'autre côté, la venue du Christ qui est vraiment présent dans notre monde, et intervient pour nous faire sortir de tous nos tombeaux. Les larmes qu'il a versées pour Lazare nous manifestent l'ampleur de sa miséricorde.

⇒ Voir la méditation complète

Bonne lecture, bonne prière ! P. Nicolas Bossu, LC

Pour aller plus loin

Ce chapitre 11 de l'Évangile de Jean insiste beaucoup sur la foi : elle trouve sa source dans la contemplation du miracle opéré par Jésus et dans l'écoute de sa parole. Voir, écouter, croire : dans sa première encyclique, Lumen Fidei, le pape François nous offre une réflexion très profonde sur ces thèmes, et nous introduit à cet Évangile mystique. Il écrit par exemple (n30) :

« Parfois, la vision des signes de Jésus précède la foi, comme avec les juifs qui, après la résurrection de Lazare, ‘'avaient vu ce qu'il avait fait, crurent en lui'' (Jn 11, 45). D'autres fois, c'est la foi qui conduit à une vision plus profonde : ‘'si tu crois, tu verras la gloire de Dieu'' (Jn 11, 40). Enfin, croire et voir s'entrecroisent : ‘'Qui croit en moi (…) croit en celui qui m'a envoyé ; et qui me voit, voit celui qui m'a envoyé'' (Jn 12, 44-45). Grâce à cette union avec l'écoute, la vision devient un engagement à la suite du Christ, et la foi apparaît comme une marche du regard, dans lequel les yeux s'habituent à voir en profondeur ».

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6