Ô ma Mère du Ciel, donnez-moi votre Enfant-Jésus !

Ô ma Mère du Ciel, donnez-moi votre Enfant-Jésus !

            L'image ci dessus est celle de la cellule de Lucie de l'ancien couvent des sœurs Dorothées à Pontevedra. C'est dans ce lieu que Notre Dame est apparue le 10 décembre 1925.  

          Le titre de ce jour reprend la prière que Lucie, à 18 ans, avait apprise à un enfant qu'elle avait rencontré par hasard. 

            Dimanche prochain, l'Eglise (rite extraordinaire) nous fait entrer dans le ‘'Temps de la Passion'' avec le dimanche intitulé ‘' Premier dimanche de la Passion'' Ce temps va jusqu'au Samedi Saint. L'Eglise accentue le caractère austère du carême en couvrant les croix et les images saintes par un voile violet. Elle fait la transition avec la semaine sainte en supprimant le psaume ‘' Judica me'' dans les prières au bas de l'autel ainsi que le ‘'gloria patri'' après la prière de l'introït. Elle remplace la préface de carême par la préface de la sainte croix. Cette première semaine de la Passion se terminera par le premier vendredi et le premier samedi du mois d'avril.

            Avec le confinement, nous sommes empêchés d'assister à la prochaine messe du premier samedi du mois pour notre communion réparatrice. Il nous restera la communion spirituelle que l'abbé Spriet nous propose . De même, comment nous confesser ? Pour avoir l'absolution, la parole sacramentelle du prêtre est indispensable. Mais en cas de force majeur ; à condition de ne pas avoir de faute grave sur la conscience, le délais de 8 jours peut être largement augmenté.  

            Cette publication présente la façon dont sœur Lucie obtint de l'Enfant Jésus les allégements aux exigences de la dévotion réparatrice. 

                   Dans cette publication, nous terminerons celle du 25 mars dernier en présentant la façon dont sœur Lucie obtint de l'Enfant Jésus les allègements aux exigences de cette dévotion. Ils sont providentiels pour notre temps avec la diminution du nombre de prêtres, particulièrement dans certaines parties du monde. La confidente de Notre-Dame n'avait pas encore mis par écrit le secret confié le 13 juillet 1917, mais elle savait bien, ce qu'elle confiera au Père Fuentes, que la troisième partie concernait la foi. Elle le dira dans son quatrième mémoire ‘' Au Portugal se conservera le dogme de la foi'' et ajoutera : ‘'En quelque sorte, je l'ai déjà dit ‘'. Elle dira en 1957 au Père Fuentes : ‘'N'attendons pas que vienne de Rome un appel à la pénitence de la part du saint Père pour le monde entier ; n'attendons pas non plus qu'il vienne de nos évêques dans leur diocèse, ni non plus des congrégations religieuses. Non…''

                 Nous continuerons par les confidences de Notre Seigneur à sœur Marie de Saint-Pierre, qui lui demandera de joindre aux actes de réparation contre les blasphèmes, la dévotion à sa sainte Face.

         Nous terminerons par quelques liens d'actualité. 

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     I  Les allègements à la dévotion réparatrice.

Comme annoncé le 25 mars dernier, voici la lettre de Lucie à Mgr Pereira Lopez du 15 avril 1925, quelques semaines après l'apparition du 10 décembre 1925.

            « Mon très révérend Père, je viens bien respectueusement vous remercier de l'aimable lettre que vous avez eu la bonté de m'écrire. Quand je l'ai reçue et que j'ai vu que je ne pouvais pas encore répondre aux désirs de la Sainte Vierge, je me suis sentie un peu triste. Mais je me suis tout de suite rendu compte que les désirs de la très Sainte Vierge étaient que je vous obéisse. Je me suis tranquillisée, et le lendemain, quand j'ai reçu Jésus à la communion, je lui ai lu votre lettre et je lui ai dit: " Ô mon Jésus ! Moi, avec la prière, la mortification et la confiance, je ferai tout ce que l'obéissance me permettra et ce que vous m'inspirerez; le reste, faites-le vous-même "...

            « Le 15, j'étais très occupée par mon emploi, et je ne songeais presque plus à cela [à l'apparition du l0 décembre précédent]. J'allais vider une poubelle en dehors du jardin. Au même endroit, quelques mois auparavant j'avais rencontré un enfant à qui j'avais demandé s'il savait l'Ave Maria. Il m'avait répondu que oui, et je lui avais demandé de me le dire, pour l'entendre. Mais comme il ne se décidait pas à le dire seul, je l'avais récité trois fois avec lui. A la fin des trois Ave Maria, je lui ai demandé de le dire seul. Comme il restait silencieux et ne paraissait pas capable de le dire seul, je lui demandai s'il connaissait l'église Sainte-Marie. Il me répondit que oui. Je lui dis alors d'aller là tous les jours et de prier ainsi : " Ô ma Mère du Ciel, donnez-moi votre Enfant-Jésus ! " Je lui appris cette prière, et je m'en allai. Donc, le 15 février, en revenant comme d'habitude [pour vider une poubelle en dehors du jardin], j'y trouvai un enfant qui me parut être le même (que précédemment), et je lui demandai alors: "As-tu demandé l'Enfant-Jésus à notre Mère du Ciel ?" L'Enfant se tourna vers moi et me dit: "Et toi, as-tu révélé au monde ce que la Mère du Ciel t'a demandé ? " Et, ayant dit cela, il se transforma en un enfant resplendissant. Reconnaissant alors que c'était Jésus, je lui dis:

            « " Mon Jésus ! Vous savez bien ce que m'a dit mon confesseur dans la lettre que je vous ai lue. Il disait qu'il fallait que cette vision se répète, qu'il y ait des faits pour permettre de croire, et que la Mère supérieure ne pouvait pas, elle toute seule, répandre la dévotion dont il était question.''

            C'est vrai que la Mère supérieure, toute seule, ne peut rien, mais avec ma grâce, elle peut tout. Il suffit que ton confesseur te donne l'autorisation et que ta supérieure le dise pour que l'on croie, même sans savoir à qui cela a été révélé.

            - Mais mon confesseur disait dans sa lettre que cette dévotion ne faisait pas défaut dans le monde, parce qu'il y avait déjà beaucoup d'âmes qui Vous recevaient chaque premier Samedi, en l'honneur de Notre-Dame et des quinze mystères du Rosaire.

            - C'est vrai, ma fille, que beaucoup d'âmes commencent, mais peu vont jusqu'au bout et celles qui persévèrent le font pour recevoir les grâces qui y sont promises. Les âmes qui font les cinq premiers samedis avec ferveur ET dans le but de faire réparation au Cœur de ta Mère du Ciel me plaisent davantage que celles qui en font quinze, tièdes et indifférentes.

            Mon Jésus ! Bien des âmes ont de la difficulté à se confesser le samedi. Si vous permettiez que la confession dans les huit jours soit valide ?

            Oui. Elle peut être faite même au-delà, pourvu que les âmes soient en état de grâce le premier samedi lorsqu'elles me recevront et que, dans cette confession antérieure, elles aient l'intention de faire ainsi réparation au Sacré-Cœur de Marie.

            Mon Jésus! Et celles qui oublieront de formuler cette intention ?

            Elles pourront la formuler à la confession suivante, profitant de la première occasion qu'elles auront de se confesser,"

            Aussitôt après, il disparut sans que je sache rien d'autre des désirs du Ciel jusqu'aujourd'hui…….

           La pratique de cette dévotion sera encore assouplie par l'autorisation donnée le 29 mai 1930 à Tuy par Notre-Seigneur qui dira à sœur Lucie : « La pratique de cette dévotion sera également acceptée le dimanche qui suit le premier samedi, quand mes prêtres, pour de justes motifs, le permettront aux âmes ».                       Remarquons que c'est à un prêtre, et non à la conscience individuelle que Notre-Seigneur confie le soin d'accorder cette facilité supplémentaire.  

            En cette période ou la vie des habitants de la presque totalité des pays du monde est très perturbée par la pandémie, souvenons-nous de l'avertissement de Notre Dame à Fatima que nous avons rappelé le 25 mars dernier. Les péchés des hommes sont sanctionnés par Dieu avec des guerres, des famines et d'autres calamités. Les lois civiles contre nature,  concernant le mariage, institution voulue par Dieu pour peupler le Ciel ne sont-elles pas des blasphèmes envers notre Créateur, des moqueries envers Dieu ?  

      II       La suite des confidences de Notre-Seigneur à propos des blasphèmes

            A partir du 25 décembre 1843, à l'occasion d'un acte de parfaite donation au très saint Enfant-Jésus, sœur Marie de Saint-Pierre reçoit de sa part la demande de joindre la dévotion à sa sainte face aux actes de réparation contre les blasphèmes. :

            ‘' De même, m'a-t-il dit, que dans un royaume, on se procure tout ce qu'on désire avec une pièce d'argent marqué à l'effigie du prince, ainsi avec la pièce précieuse de ma sainte humanité, qui est mon adorable Face, vous obtiendrez dans le royaume du ciel tout ce que vous voudrez.''

            Fort des nouvelles confidences de Notre Seigneur, sœur Marie de saint Pierre nous dit : ‘'Unissons donc nos prières à celles du Verbe Incarné et elles seront exaucées ; offrons encore au Père éternel le Sacré-Cœur de Jésus, sa face adorable et ses divines plaies.… Fouillons dans ce trésor inconnu du monde ; faisons, si nous le pouvons, l'énumération de tous les biens que nous possédons en lui, et nous serons bientôt riches et nous enrichirons les pauvres pécheurs : car nous pouvons offrir :

            - L'humilité de Jésus pour la conversion des orgueilleux,

            - Sa pauvreté pour les avares,

            - Ses mortification pour les sensuels,

            - Son zèle à glorifier son père pour les blasphémateurs, 

            - Enfin toutes les accusations qu'il a souffertes de la part des juifs disant qu'il violait la loi du sabbat, pour la conversion des véritables violateurs du saint jour du dimanche.


Le 2 février 1844, Jésus exprime de nouveau les grandes préoccupations de son cœur, l'honneur de son divin père et celui de sa sainte épouse :

            ‘' O vous qui êtes mes amis et mes fidèles enfants, voyez s'il est une douleur semblable à la mienne ; mon divin Père et mon Epouse, la sainte Eglise, l'objet des délices de mon cœur, sont méprisés, outragés par mes ennemis. Ne se lèvera-t-il personne pour me consoler, en les défendant contre ceux qui les attaquent ? Je ne peux plus rester au milieu de ce peuple ingrat : voyez les torrents de larmes qui coulent de mes yeux. Ne trouverai-je personne pour les essuyer, en faisant réparation d'honneur à la gloire de mon Père ET en demandant la conversion des coupables ?''

            ‘'Ma fille, je vous donne ma Face et mon Cœur, je vous donne mon sang, je vous donne mes plaies : Puisez et versez ! Puisez et versez ! Acheter sans argent, mon sang est le prix des âmes. Ô quelle peine pour mon cœur de voir que des remèdes qui m'ont coûté si cher soient méprisés ! Demandez à mon Père autant d'âmes que j'ai versé de gouttes de sang dans ma passion.''

            Comme Notre Dame à Fatima, Jésus a montré la multitude de ceux qui tombent continuellement dans l'enfer, ‘'M'invitant de la manière la plus touchante à secourir ces pauvres pécheurs, et me faisant comprendre l'étroite obligation de l'âme chrétienne envers ces malheureux aveugles qui se précipitent dans l'abîme éternel et à qui sa miséricorde ouvrirait les yeux SI DES CŒURS CHARITABLES  intercédaient pour eux.''

            Quelques dizaine d'années plus tard, Notre Dame confiera la même demande le 19 août 1917 aux petits pastoureaux. ‘'Priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs car beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'elles n'ont personne qui se sacrifie pour elles.'' Merveille de Notre Dame qui relaie les demandes oubliées de son Fils pour tout faire pour sauver le maximum d'âmes de l'enfer, par la prière et les sacrifices offerts pour les pécheurs.

            Sœur Marie de Saint-Pierre nous confie encore cette remarque de Notre-Seigneur : ‘'Il m'a fait entendre que les hommes NE SONT PAS CAPABLES de comprendre l'injure faite à Dieu par ce PECHE de blasphèmes ; les blasphèmes lui percent le cœur et font de lui un second Lazare couvert de plaies. Il m'a invitée à imiter les chiens qui consolaient le pauvre Lazare en venant lécher ses plaies : je lui rendrais un grand service en employant ma langue à glorifier tous les jours le très Saint nom de Dieu méprisé et blasphémé par les pécheurs, sans considérer si cet exercice me donnait des consolations intérieures ; il me suffirait de penser que je cicatrisais ses divines plaies et lui causais une grande satisfaction.''


            "O mon Jésus, pardonnez-nous, préservez-nous du feu de l'enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre Miséricorde."



(Coïncidence à la sonnerie de cloches du 25 mars à Lourdes)

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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