Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph

Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph

St Joseph de Cotignac 

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       L'image de St Joseph de Cotignac fait le lien entre St Joseph, que l'Eglise fête aujourd'hui et l'incendie de Notre Dame de Paris qui a épargné l'autel principal objet d'un vœu lié à Notre-Dame de Grâce de Cotignac. 

               

                En effet, le catéchisme nous enseigne que la communion eucharistique opère en nous une double union : sacramentelle et spirituelle, et ce par la force même du sacrement. La communion spirituelle, quant à elle, opère dans notre âme l'union spirituelle avec Dieu sans passer par l'union sacramentelle. L'Eglise nous enseigne que le sacrement est un signe sensible qui produit la grâce. Le désir efficace atteint la grâce sacramentelle sans passer par le signe. Le concile de Trente, session 13, c. 8 précise : « Communier spirituellement, c'est s'unir à Jésus-Christ présent dans l'Eucharistie, non pas en le recevant sacramentellement, mais par un désir procédant d'une foi animée par la charité. »

        Voici comment pratiquer la communion spirituelle :

                - Avant la communion : on se prépare comme on se préparerait à la communion sacramentelle. En particulier, c'est en ami qu'il faut recevoir Notre-Seigneur. Il faut donc bannir de notre âme le péché et l'occasion du péché. Dans la forme extraordinaire du rite romain, L'Église fait réciter le Confiteor avant la communion sacramentelle : la même prière peut être récitée avec grand profit avant la communion spirituelle. Si l'on a eu le malheur de perdre la grâce, il faut auparavant faire un acte de contrition le plus parfait possible. Il est à noter que contrairement à la communion sacramentelle, pour la communion spirituelle la confession n'est pas absolument requise, la contrition parfaite, jointe au désir de se confesser au plus vite, suffit.

                - Pendant la communion : on récite un acte de désir. St Alphonse de Liguori nous propose celui-ci, mais il en existe d'autre ( Mon Jésus, je crois à votre présence dans le Très Saint Sacrement. Je vous aime plus que toute chose et je désire que vous veniez dans mon âme. Je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement dans mon Cœur : venez-y au moins spirituellement. Je vous embrasse comme si vous étiez déjà venu, et je m'unis à vous tout entier. Ne permettez pas que j'aie jamais le malheur de me séparer de vous.). On peut aussi prier de l'abondance du cœur, disant à Dieu combien nous voulons nous unir à Lui.

                - Après la communion : l'âme comblée remercie son Seigneur de sa visite et fait action de grâce comme on fait habituellement après la communion sacramentelle.

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                Après ce préambule, cette publication sera consacrée à St Joseph et nous la terminerons par la poursuite des révélations de Notre Seigneur à sœur Marie de Saint-Pierre à propos des blasphèmes

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            En s'effondrant le Lundi Saint 2019, la flèche de Notre-Dame de Paris avait épargné l'autel dit du ‘'Vœu de Louis XIII ‘'. C'est à la suite de 3 neuvaines publiques adressées à l'église de Notre Dame de Grace de Cotignac que naquit Louis XIV. En remerciement de cette future naissance, Louis XIII consacra son Royaume à Marie, déclara le 15 août ‘'fête nationale ‘' avec procession paroissiale et consécration à Marie d'un autel dans chaque église de France. Il promit enfin qu'il offrirait un nouvel autel pour la cathédrale de Paris. C'est plus de 60 ans après que la construction de cet autel fut entreprise, et un peu plus de 370 ans après ce vœu que beaucoup de choses furent épargnées dans la cathédrale Notre-Dame endommagée, dont cet autel ou tant de messes furent célébrées.

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            Cette coutume de célébrer la fête de St Joseph le 19 mars existait dans certaines régions depuis le X ième siècle et le pape Pie V l'a étendue à l'ensemble du Rite Romain dans le cadre de la Bulle ‘'Quo primum tempore'' du 14 juillet 1570 qui codifiait la messe dite tridentine, il y a 450 ans cette année.

            C'est le 8 décembre 1870, jour consacré à la Vierge Marie, que le pape Pie IX par un décret de type ‘' Urbi et Orbi'' consacra St Joseph ‘' Patron de l'Eglise universelle ‘' Le pape le désigna ainsi : ‘' Celui que tant de prophètes et de rois avaient souhaité de voir, non seulement Joseph le vit, mais il conversa avec lui, il le pressa dans les bras d'une paternelle tendresse, il le couvrit de baisers ; avec un soin jaloux et une sollicitude sans égale, il nourrit Celui que les fidèles devaient manger comme le pain de l'éternelle vie.''

            Saint Joseph était vénéré depuis longtemps puisque qu'une version latine des grandes lignes de la prière ci-dessous existait déjà au XVIème siècle.

            ‘'Je vous salue Joseph vous que la Grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé́ dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus l'Enfant divin de votre virginale Epouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu'à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l'heure de notre mort. Amen

            Quelques années plus tard, le 15 août 1889, le pape Léon XIII associait plus fortement St Joseph à la défense de l'Eglise en publiant l'encyclique ‘'Quamquam Pluries'' ou il rappelait ses prérogatives et sa dignité avec par exemple ces mots :''   Aussi, en donnant Joseph pour époux à la Vierge, Dieu lui donna non seulement un compagnon de sa vie, un témoin de sa virginité, un gardien de son honneur, mais encore, en vertu même du pacte conjugal, un participant de sa sublime dignité….'' Il demandait de le prier après avoir prié Notre Dame.               Dans la forme extraordinaire du rite romain, la prière ci dessous qui conclue cette encyclique est dite au cours de la cérémonie du salut au Saint Sacrement, par le prêtre, à genoux au pied de l'autel, devant le Saint Sacrement exposé.

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PRIÈRE À SAINT JOSEPH

            Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph, et après avoir imploré le secours de votre très sainte Épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage. Par l'affection qui vous a uni avec la Vierge immaculée, Mère de Dieu ; par l'amour paternel dont vous avez entouré l'Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l'héritage que Jésus-Christ a acquis de son sang et de nous assister de votre puissance, de votre secours dans nos besoins. Protégez, ô très sage Gardien de la divine famille, la race élue de Jésus-Christ ; préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d'erreur et de corruption ; soyez-nous propice et assistez-nous, du haut du ciel, ô notre très puissant Libérateur, dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et de même que vous avez arraché autrefois l'Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd'hui la sainte Église de Dieu des embûches de l'ennemi et de toute adversité. Accordez-nous votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par votre exemple et votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du ciel. Ainsi soit-il.

            A Fatima, Notre Dame annonça à 2 reprises, les 19 août et 13 septembre que St Joseph viendrait avec l'Enfant Jésus le 13 octobre, pour donner la paix au monde. Cette apparition fut réservée aux petits voyants pendant que la foule contemplait le miracle du soleil.

            Enfin souvenons-nous que l'ange qui avertit St Joseph de fuir en Egypte, sur la demande de Dieu qui l'avait envoyé, associa à 2 reprises ‘'L'Enfant et sa Mère'' une première fois pour lui dire de fuir rapidement, de nuit, l'autre, pour revenir en Galilée. Imitons l'ange et ne séparons jamais Jésus de sa Mère, comme Notre Dame l'a fait voir sur l'avers de la médaille miraculeuse ou ces deux Cœurs sont représentés.

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            Poursuivons l'exposé des confidences de Notre Seigneur à sœur Marie de Saint-Pierre à propos des blasphèmes.

            Le 29 septembre 1843, en la fête de St Michel, Il lui confia son désir de glorifier le Nom de son Père. ‘'Il m'a dit de m'appliquer à louer, à bénir ce Nom adorable, à l'imitation des anges qui chantent au ciel perpétuellement : Sanctus, sanctus, sanctus ; et ainsi j'accomplirai l'ordre qu'il m'a donné d'honorer son Cœur et celui de sa sainte Mère car ils sont l'un et l'autre blessés par le blasphème.'' La blessure du Cœur de Marie par le blasphème est ainsi annoncée par Notre-Seigneur, et Notre-Dame à Fatima reprendra cette affirmation lors de sa troisième apparition, juste avant la communication du secret en 3 parties, comme nous le verrons dans la publication du 25 mars prochain.

            Quelques semaines plus tard, le 24 novembre, Notre Seigneur lui confiera : ‘'La terre est couverte de crimes ! L'infraction des trois premiers commandements de Dieu a irrité mon Père ; le saint Nom de Dieu blasphémé et le saint jour du dimanche profané mettent le comble à la mesure d'iniquités ; ces péchés sont montés jusqu'au trône de Dieu et provoquent sa colère, qui se répandra, si on n'apaise pas sa justice…''        Notre Dame, moins de 3 ans plus tard à La Salette, reprendra ces 3 infractions dans son message public et, dans le secret confié à Mélanie, précisera la façon dont la colère divine va se répandre si on apaise pas sa justice. L'ange de Fatima emploiera le même mot ‘'crime'' lorsqu'il donnera la sainte communion aux enfants lors de sa dernière apparition : ‘' Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu.''

            Le 7 décembre 1843, sœur Marie de Saint-Pierre recevra ce message de Notre Seigneur : ‘' Il m'a fait voir combien il était irrité contre la France et qu'il avait juré de s'en venger dans sa colère, si on ne faisait réparation d'honneur à son Père céleste pour tous les blasphèmes dont elle est coupable. Il me l'a déclaré : ‘'Il NE PEUT PLUS demeurer dans cette France qui, comme une vipère, déchire les entrailles de sa miséricorde. Il souffre encore patiemment le mépris qu'on lui a fait à lui-même, mais les outrages commis contre son divin Père provoque son courroux ; la France à sucé les mamelles de la miséricorde jusqu'au sang, c'est pourquoi la miséricorde fera place à la justice qui se débordera avec d'autant plus de fureur qu'elle aura plus attendu.''. Alors toute saisie, j'ai dit : « Mon Seigneur, permettez-moi de vous le demander : si on vous fait cette réparation désirée, pardonnerez-vous encore à la France ? » Il m'a répondu : je lui pardonnerai encore une fois, mais remarquez bien, une fois.

            ‘'Comme ce péché de blasphèmes s'étend par toute la France et qu'il est public, il faut aussi que cette réparation soit publique et s'étende dans toutes les villes ; malheur à celles qui ne feront pas cette réparation !''

            On note le terme de ‘'courroux ‘'que Notre Seigneur a employé pour le sentiment provoqué chez son divin Père par les outrages envers Lui. C'est aussi vers 1843 que fut composé le chant de Noël ‘'Minuit Chrétien'' dont la première strophe reprend ce terme ‘'Minuit! Chrétiens, c'est l'heure solennelle où l'homme Dieu descendit jusqu'à nous, pour effacer la tache originelle et de son père arrêter le courroux''

            Notons bien cette expression de Notre Seigneur à propos d'un péché public qui nécessite une réparation publique. C'était mentionné dans notre publication du 12 décembre dernier et Yves de Lassus l'a rappelé dans notre dernière publication.

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            St Joseph : De même que vous avez arraché autrefois l'Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd'hui la sainte Église de Dieu des embûches de l'ennemi et de toute adversité.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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