"Va d'abord te réconcilier avec ton frère" (Mt 5, 20-26) - Hozana

"Va d'abord te réconcilier avec ton frère" (Mt 5, 20-26)

"Va d'abord te réconcilier avec ton frère" (Mt 5, 20-26)

Chant final : "Puisque tu fais miséricorde" de la Communauté de l'Emmanuel

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Je vous le dis :
Si votre justice ne surpasse pas
celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu’un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel,
va d’abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu’on ne te jette en prison.
Amen, je te le dis :
tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

Source : AELF

Méditation Père François Lestang

Dans la tradition juive, la fête du Grand Pardon, Yom Kippour, est célébrée au début de l’automne. En ce jour-là les péchés du peuple sont pardonnés, selon un rituel bien précis, dans un climat de prière intense et de jeûne de toute nourriture et de toute boisson.

Cependant les sages d’Israël expliquent que si ce long jour de privations et de supplications pardonne toutes les fautes du peuple envers Dieu, il n’en va pas de même pour les fautes qu’un homme commet envers son prochain. Kippour ne pardonne pas les péchés d’un homme contre son prochain. Ces péchés-là, il est de la responsabilité des hommes eux-mêmes d’en demander pardon à ceux qu’ils ont offensés.

Aussi, dans les dix jours qui précèdent la fête, chacun est invité à un examen de conscience, mais aussi à agir pour obtenir le pardon de ceux dont ils savent qu’ils ont pu les offenser. Il faut se lever, aller trouver ceux contre qui l’on a péché, et leur demander qu’ils nous pardonnent. Et s’ils refusent une première fois, il faut demander, encore au moins deux fois.

Jésus lui aussi nous rappelle qu’avant de faire la paix avec le ciel, ce que manifeste l’offrande sur l’autel, il faut faire la paix avec nos frères, et même avec nos adversaires, tant que nous sommes en chemin, tant que nous sommes vivants. L’insulte, même apparemment anodine, peut être mortelle pour la relation, tandis que le pardon reçu ouvre à la vie, restaure la communion.

En ce vendredi de Carême, où je suis appelé à vivre le jeûne qui plait au Seigneur, permets-moi de mieux mesurer en quoi j’ai pu pécher contre mes frères et sœurs, et donne-moi, ô mon Dieu, de poser concrètement des gestes humbles de demande de pardon.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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