"Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés" (Mc6, 53-56) - Hozana

"Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés" (Mc6, 53-56)

"Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés" (Mc6, 53-56)

Chant final : "Image de mon sauveur" par Pierre Eliane

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
après la traversée,
abordant à Génésareth
Jésus et ses disciples accostèrent.
Ils sortirent de la barque,
et aussitôt les gens reconnurent Jésus :
ils parcoururent toute la région,
et se mirent à apporter les malades sur des brancards
là où l’on apprenait que Jésus se trouvait.
Et dans tous les endroits où il se rendait,
dans les villages, les villes ou les campagnes,
on déposait les infirmes sur les places.
Ils le suppliaient de leur laisser toucher
ne serait-ce que la frange de son manteau.
Et tous ceux qui la touchèrent
étaient sauvés.

Source : AELF

Méditation du Père Bernard Devert

Touchés, non pas coulés, mais sauvés !

Jésus est touché de voir tant de souffrances physiques, psychiques, morales. Pour tous ces infirmes et ne sommes-nous pas aussi de ceux-là Il est une espérance : « s’Il pouvait seulement nous toucher ».

Il y a une analogie entre tous ces malades et Claudel converti le jour de Noël 1886. Entré à Notre Dame de Paris, dévoré d’ennuis, il est touché à l’écoute des vêpres de Noël par l’éternelle enfance et l’innocence déchirante de Dieu.

Claudel, alors, ressort croyant, saisi par la présence d’un Dieu fragile, l’Enfant Dieu, terrassant tous ses doutes.

La femme de l’Evangile découvre tremblante, craintive, une présence aimante, lui offrant d’entrer dans une relation la faisant exister autrement.

C’est Sainte-Thérése de Lisieux : « je sentais que de ce côté mon âme était neuve. C’était comme si l’on avait touché pour la première fois des cordes musicales, jusque-là oubliées. »

Touchés, non par la connaissance, mais par une reconnaissance qui donne naissance à la présence de Dieu.

Qui d’entre nous n’a pas été touché par l’être aimé, un enfant, un lever ou un coucher de soleil, une œuvre d’art.

Touchés jusqu’à connaître un temps d’émerveillement, signe de la Présence aimante.

Ce matin, entrons dans l’audace de la prière pour demander au Seigneur de nous laisser toucher jusqu’à consentir à être dérangés pour vivre un « autrement ».

Ne nous payons pas de mots, il ne s’agit pas d’un « vague à l’âme » mais bien de prendre le risque de se situer autrement pour quitter des malentendus et des crispations.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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